La grève à l’Onatra consécutive à la crise autour de la suspension pour mégestion du comité directeur de cette entreprise a entraîné le blocage des services au port de Boma, ce qui a empêché un navire de la Compagnie maritime du Congo d’y accoster.
« La Compagnie maritime du Congo (Cmdc) est malmenée par la crise qui secoue l’Office national des transports (Onatra). Nous avons un navire qui ne sait pas accoster à Boma parce que les agents de l’Onatra sont en grève ». Cette déclaration a été faite hier au quotidien L’Avenir par l’Administrateur délégué général adjoint de la Cmdc, Jean-Marie Beya Kamba contacté sur la situation actuelle de cette entreprise.
Selon lui, si cette grève perdure, la Cmdc aura à dépenser beaucoup d’argent pour la location dudit navire.
« Le loyer d’un navire dans un port s’élève à 10.000 USD par jour. Donc notre navire qui devait accoster depuis hier à Boma est toujours sur le fleuve. Si cette situation perdure pendant trois jours, cette location nous coûtera 30.000 USD. S’il faut compter le fait qu’en cas de grève, il y a lenteur pour reprendre le travail, on risque d’avoir de voyages de navires arrêtés », a-t-il dit, en soulignant que s’il y a d’autres navires qui devaient accoster, ils subissent le même sort que la leur.
Cependant, l’Adga fait savoir que des contacts avec les responsables de l’Onatra à Boma et à Matadi ont été pris pour permettre à leur navire d’accoster.
Selon lui, ces contacts se sont limités au niveau de l’Onatra. Dans la mesure où, la Cmdc n’a pas à intervenir auprès des autorités de tutelle pour un problème qui ne le concerne pas directement même si les conséquences l’affectent.
Concernant l’état de lieu actuel de l’entreprise, il a fait savoir que la Cmdc regorge autant de potentialités qui peuvent lui permettre de devenir une compagnie de transport maritime moderne si bien qu’elle soit handicapée par un certain nombre de dossiers. Toutefois, J. M. Beya a reconnu que l’entreprise dispose d’un fonds de commerce énorme notamment les recettes mensuelles évaluées à 2.000.000 d’euros.
« Ce qu’il nous faut, c’est d’arriver à maîtriser les charges de l’entreprise et tout ce qui est tout autour pour pouvoir améliorer l’image de l’entreprise et le regard des agents vis-à-vis de la Cmdc, des autres entreprises et de leurs familles car chaque jour qui passe est un combat », a-t-il indiqué.
Pour lui, la gestion transparente de ces recettes dont la maîtrise des dépenses faites par rapport à ces revenus peuvent dégager des ressources nettes de la Cmdc et de ces agents si l’on veut changer le cours de l’histoire. Il a dit que c’est une tâche qui incombe aux gestionnaires de l’entreprise.
Il a précisé que la Cmdc a deux sources de revenus notamment l’exploitation des navires et les droits de trafic. Et de poursuivre que les fonds de droit de trafic qui appartient à l’Etat congolais et que ce dernier a cédé à la Cmdc sont assez minime et représentent 7 à 10% du montant total des recettes de l’Entreprise.
Il a également annoncé que la Cmdc a deux navires en permanence sur la ligne Avers-Matadi et Boma et a énormément de clients. C’est elle qui embarque 400 à 450 véhicules sur chaque navire qui va en Rd Congo soit 75% des voitures d’occasion et taxis qui circulent à Kinshasa.
« Notre objectif à court terme est simple. Toute entreprise commerciale doit faire de l’argent. Nous voulons la maîtrise des revenus réguliers tant au niveau de l’exploitation des navires qu’à la loi de trafic en nous basant sur le principe de bonne gouvernance pour faire vivre la Cmdc », a-t-il dit. Et d’ajouter qu’il compte également sur le paiement régulier de leur droit par le partenaire principal MarinVest.
(Yes)
Last edited: 09/06/2006 15:41:03