Il se remarque de plus en plus dans la capitale congolaise Kinshasa une ruée des expatriés dans l’achat de plusieurs bâtiments dans un frénétique mouvement d’occupation commerciale du patrimoine public bradé à cet effet.
Plusieurs fois dénoncé par la presse locale, ce que les médias de la place qualifient de « bradage du patrimoine public », suscite actuellement de commentaires, de par l’ampleur que prend cette situation à Kinshasa. Bien sûr, chacun y va de son interprétation. Toutefois, un seul et unique constat a relevé : « Des libanais veulent tout acheter de l’Etat congolais à Kinshasa ».
Ce ne sont pas les exemples qui manquent pour étayer ce bradage, mieux, cette mafia immobilière qui fait actuellement grand bruit et des voix continuent à s’élever dans le milieu de la population qui considère que l’Etat congolais va vers son anéantissement total et engendre beaucoup de tensions et agitations lors des audiences dans les tribunaux de la capitale. On peut évoquer les cas « soit disant » de l’occupation illégale du marché central, du jardin botanique de Kinshasa, de l’école primaire de la Gare (une partie de terrain) à côté de la gare centrale, de l’immeuble Kwadeba et tant d’autres...
Ces ventes opérées à vil prix et d’une manière illégale contre toutes les procédures y afférentes par des sujets étrangères notamment les plus en vue, les libanais et indiens, seraient favorisées à grande échelle par les conservateurs des titres fonciers et d’un parterre d’avocats au service des ces vieux expatriés qui se permettent de tout contracter, tout acheter, louer, réfectionner, les biens propres de l’Etat congolais. A cette allure, en s’appropriant du marché central, du jardin botanique, de l’école, etc., ils finiront, en croire une certaine opinion, un jour, par acheter le palais de la Nation, l’hôtel de Ville, le palais du Peuple, les aéroports, les stades de jeux, afin de leur permettre de mieux faire leurs affaires, à n’importe comment, au détriment du congolais ignorant, anéanti par le poids de la misère et la pauvreté.
Ce qui est bizarre dans tout cela, c’est le fait d’avoir s’approprier par les étrangers les biens qui relèvent de l’intérêt public, de la communauté nationale sans qu’ils soient inquiétés malgré quelques agitations ça et là d’un groupe de congolais et les autorités compétentes du pays ferment les yeux face à toutes ces situations, et se laissent prendre pour enrichir et céder les biens publics aux étrangers (bien sûr l’argent pour les élections oblige !).
On se rappelle une fois, le procureur général de la République, Me Tshimanga Mukeba est monté au créneau pour dénoncer ces pratiques éhontées favorisées par les opérateurs judiciaires. En ces termes, avait-il déclaré : « le ministère public doit désormais lutter contre toutes, les formes de la maffia immobilière d’où qu’elle vienne et pour précisément contre celle qui trouve ses origines dans les transactions immobilières. Cette lutte doit également être celle de tous les magistrats et de tous magistrats et de tous les opérateurs de la justice ».
Malheureusement, l’interpellation du PGR n’a créé que des délits, car dans nos tribunaux, sont investis de faux dossiers de certificats d’enregistrement de parcelles, des procès d’intention, des faux et usages de faux, de l’escroquerie, du stellionat, de l’abus de confiance...
A ce jour, la justice congolaise serait rattrapée par des pratiques que l’on a trop longtemps décriées.
Par ailleurs, les informations en notre possession, renseignent que le procureur général aurait pour de dossiers (affaires en procès) dans son bureau dont les libanais sont passés « maîtres de l’ouvrage » en fraude immobilière.
Affaire Kwadeba-Bolly et Hassan : Mme Marie-Rose Kwadeba gagne le procès !
Un cas sans précédent dont la presse en a tant parlé et qui constitue une des preuves, de coups que montent les Libanais dans ce pays sans que la loi les chatouille. Il s’agit de deux sujets libanais Bolly et Hassan, accusés de stellionat et abus de confiance, qui selon la lettre du PGR, adressée au conservateur de la Lukunga en date du 26 avril 2005, déclarait ce qui suit : « de l’affaire Kwadeba contre Hassan et Bally, il a été constaté que tous les titres émis sur la parcelle n°485 dans la commune de la Gombe, l’ont été suite à une procédure frauduleuse truffée de faux documents et de sous évaluation au préjudice des Ets Kwadeba. En conséquence, je vous ordonne de les annuler et me faire rapport !
Malgré la décision du PGR qui instruit le conservateur des titres, fonciers de la Lukunga, d’exécuter sans délai ces instructions contenues dans sa lettre du 26 avril 2005 sous peine de poursuites pour lui et pour tous ceux qui l’y contraindront directement ou indirectement ; ces instructions ont été simplement foulées au pied par le conservateur. Et l’affaire était allée en délibéré.
La vérité étant ce qu’elle est, c’est-à-dire, elle reste inchangeable, Mme Marie-Rose Kwadeba Mbema a eu raison aujourd’hui dans cette affaire siégeant en matière répressive au tribunal de paix de Ngaliema lors d’une audience publique rendue le 29/12/2005.
Rappelons que M. Hassan Dakhlallah et Ghassan, Abdoul, ne sont que bonnet blanc, blanc bonnet ! Le milliardaire libanais qui achète tout alors tout de l’Etat congolais. Mieux connu dans la sphère politique congolaise et dans plusieurs services publiés notamment dans le secteur immobilier où il aurait des assises juridiques considérables, se couvrant derrière ses titres de mérite civique lui octroyées par la chancellerie pour ses hauts avatars, devrait être mis hors d’état de nuire au risque de voir la « galaxie kanafer » revenir cette fois-ci pour étrangler l’économie congolaise. Nous avions dit ! Comment la force, l’économie d’un pays pourrait être maintenue par des étrangers ? Surtout avec quels étrangers ? Se demande-t-on ?
Nous reviendrons y !
(Jdn)
Last edited: 05/06/2006 20:51:02