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La guerre qui a sévi en République démocratique du Congo n’a pas épargné les aires protégeés du pays. Les hommes armés et les braconniers n’ont pas pu épargner les animaux protégés appartenant au patrimoine international de l’Unesco. Une délégation de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (Iccn) s’est rendue récemment à Isiro, dans la province Orientale, dans le but de faire l’état des lieux de la conservation des aires protégées du district du Haut-Uélé, a savoir le parc national de la Garamba et la réserve de faune à Okapi dans les territoires de Wamba et Watsa.

Conduite par l’Administrateur directeur général, Benoît Kisuki Mate, la délégation a séjourné à Isiro, province Orientale où elle a fait l’état des lieux des aires protégées se trouvant dans le Haut-Uélé, le parc de la Garamba et la Réserve de faune à Okapis, note l’Acp.

L’Institut national pour la conservation de la nature a mis fin à la tentative de translocation des rhinocéros blancs du parc de la Garamba grâce à la mise en place d’un programme de conservation dans le parc à travers le contrat du partenariat public privé qu’il a signé avec Africa parks fondation (Api).

Celui-ci était aussi informé du risque qui pèse sur la conservation de la biodiversité dans ces deux aires protégées. Il s’agit notamment de la détention illégale des armes à feu par certaines autorités administratives, la complicité de la population dans le braconnage et l’exploitation sans autorisation de matières premières.

En outre, l’Iccn est en train de promouvoir à ce jour un programme de conservation qui tient compte du développement socio-économique des populations qui s’impliquent dans l’antibraconnage. La délégation de l’Iccn a demandé à l’autorité d’impliquer les comités de sécurité de district dans les efforts pour la conservation des espèces animales et végétales se trouvant dans les deux aires protégées et de la sensibilisation des populations concernées.

La délégation de l’Iccn a, par ailleurs, relevé au cours d’une conférence-débat tenue dans la salle polyvalente de l’Université de l’Uéle sur la situation de la biodiversité du parc national de la Garamba, que lors du dernier recensement de novembre 2005 le nombre de rhinocéros blancs encore en vie se situerait entre deux et quatre, sans en déterminer le sexe ni l’âge. Cette information a jeté un désarroi total parmi les participants qui redoutent la mise en route effective de l’opération de transfert des rhinocéros blancs vers le Kenya d’autant plus qu’en 2002, selon une source crédible, le parc de la Garamba comptait une trentaine de rhinocéros blancs.

Les spécialistes de leur côté soutiennent qu’un rhinocéros blanc occupe une superficie de 250 à 400 Km2. Sa zone d’occupation totale est de 1950 km2. Si cette information s’avère juste, pense une certaine opinion, le parc de la Garamba serait rayé de la liste de réserve du patrimoine mondial par l’Unesco.

Notons que Benoît Kisuki Mate était accompagné du Dr. Mwamba, directeur chargé de la coopération internationale et de Mapilanga Jean Joseph, conservateur en chef de la réserve de faune à Okapis d’Epulu. La guerre qu’a connue la République démocratique du Congo surtout dans sa partie orientale, n’a pas épargné les animaux protégés.

Plusieurs fois les braconniers et les hommes armés n’ont pas pu respecter la nature alors que les aires où vivent les animaux protégés appartiennent au patrimoine international enregistré par l’Unesco.

Last edited: 03/06/2006 17:17:38

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