Le journaliste président de l’Union nationale de la presse du Congo (Unpc), M. Kabeya Pindi Passi, est contraint à vivre dans la clandestinité suite à des menaces de mort qu’il aurait eues de la part des suspects barbouzes du Mlc, suite à sa diffusion d’un reportage sur les atrocités perpétrées en Centrafrique par les miliciens du Mlc.
L’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC en sigle est obligé de faire, lumière sur l’absence prolongée de son Président, KABEYA PINDI PASI, vivant en clandestinité depuis près de deux Semaines en vue de se soustraire de menaces de mort qui pèsent sur sa personne de la part, dit-il, du Mouvement de Libération du Congo, MLC en sigle, parti dirigé par le Vice-président de la République en charge de la Commission économique et financière, Jean-Pierre BEMBA Gombo.
En effet, à partir de son exil forcé, le Président de l’UNPC fait part au Secrétaire Général de l’Union de l’existence d’un commando lancé à ses trousses pour l’éliminer physiquement. Ledit commando, constitué de 6 personnes, a été surpris le mardi, 16 mai 2006, au bar « Le Safoutier », situé aux environs du rond-point des Huileries, dans la commune de Lingwala, par un vendeur de cacahuètes jurant d’éliminer, cette nuit-là, le Président KABEYAPINDI PASI, en disant, nous citons : “ il faut akufa, muyaka pamba” Les malheurs du président de l’UNPC ont commencé le jour où sa chaîne de télévision “ Tropicana TV a amorcé la diffusion de son reportage réalisé en République Centrafricaine sur les atrocités perpétrées par les miliciens du MLC, alors mouvement rebelle, en 2002, partis à la rescousse du pouvoir finissant de Monsieur Ange Félix Patassé.
Certains témoignages recueillis sur place disculpaient le MLC, d’autres par contre, l’enfoncaient. Puis vint le lynchage médiatique orchestré par Canal Kin et le CCIV, faisant défiler sur le plateau des partisans du Vice-président Bemba qui se délectaient de tailler en pièces et de traiter de tous les noms d’oiseaux l’auteur du reportage qui, du reste, n’avait pas encore livré tous ses secrets, puisqu’il en restait encore d’autres tranches.
Toutes les démarches entreprises auprès des responsables du MLC pour qu’ils reviennent à la raison ont été vouées à l’échec, chacun s’habillant de la colère du “Chairman”. L’Union Nationale de la Presse du Congo estime, pour sa part, que ce problème relève de la profession. Aussi, invite-t-elle le MLC, au cas où il se sentirait lésé par ce reportage de saisir les instances habilitées à régler ce genre de questions, en l‘occurrence l’Observatoire des Médias Congolais (OMEC) et la Commission d’Ethique et de la Discipline de l‘Union.
De ce qui précède, l’UNPC demande au Mouvement de Libération du Congo de mettre fin aux menaces de mort qu’il fait peser sur son Président, en ceci que la presse congolaise a encore frais en mémoire l’ignoble assassinat du couple Franck Ngyke.
L’UNPC prend à témoin la communauté nationale et internationale ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme de tout ce qui pourrait arriver à son Président.
Fait à Kinshasa, le 30 mai 2006.
Le Secrétaire général
Kasonga Tshi!unde
La Présidence
Chantal Kanyimbo
Last edited: 31/05/2006 17:23:15