Il s’est passé au beach Ngobila dans la soirée du mercredi dernier, une grave détérioration entre les agents de l’Etat opérant au beach Ngobila et des actions de représailles des matelots brazzavillois. Selon la source, les responsables des services de douane et portuaires de deux rives du Fleuve Congo ont privilégié dans la gestion de ce dossier sensible, l’intéręt supérieur de deux peuples appelés ŕ vivre éternellement en paix
Les deux capitales les plus rapprochées du monde ont frôlé mercredi dans la soirée, une grave détérioration de leurs excellentes relations de voisinage et de fraternité, ŕ cause de l’excčs de zčle des agents de l’Etat opérant au Ngobila beach et des actions de représailles des matelots brazzavillois. Mais en pareille circonstance, les autorités urbaines de Kinshasa et Brazzaville, tout comme les responsables des services de douane et portuaires de deux rives du fleuve Congo ont privilégié dans la gestion de ce dossier sensible, l’intéręt supérieur de deux peuples appelés ŕ vivre éternellement en paix.
Que s’est-il passé mercredi dernier au Ngobila beach ?
Selon des informations parvenues au Phare, mercredi dernier, les agents de l’Ofida informés d’un projet de sortie frauduleuse massive des marchandises ŕ l’arrivée du dernier bateau de l’ATC en provenance de la capitale d’en face, projet concocté par les célčbres « Bana Mayi ». Ces voyageurs clandestins déguisés en porteurs, ont décidé de frapper un grand coup. D’habitude, les douaniers procčdent au contrôle douanier dans leurs entrepôts. Cette fois-ci, ils ont choisi d’innover en se déplaçant au-delŕ du quai.
Au lieu d’attendre les voyageurs et les marchandises dčs leur entrée au port Ngobila, ces agents dont l’inspecteur Beken, non autrement identifié, ont embarqué ŕ bord du dernier bateau de l’ATC, ŕ la recherche des fraudeurs et des colis destinés ŕ la fraude.
Savaient-ils qu’ŕ bord de ces unités flottantes de Brazzaville, ce sont les lois de la république soeur du Congo qui s’appliquent, et non celles de la RDC ?
Savaient-ils que ces bateaux de l’ATC sont considérés comme une portion du territoire de la ville de Brazzaville et qu’on ne peut y accéder de n’importe quelle maničre, sans ętre couvert par une législation spéciale et sans documents spéciaux ?
Comme il fallait s’y attendre, un accueil glacial leur a été réservé, non seulement parce qu’ils ont violé les lois et textes réglementaires régissant l’exercice de contrôles douaniers, mais parce qu’ils allaient porter un coup dur aux matelots et autres passagers clandestins qui vivent des importations et des exportations de diverses marchandises entre les deux capitales.
Que cela soit dit en passant, ce commerce frontalier qui navigue dans l’informel ŕ 80 % a procuré des emplois aux milliers de personnes avec handicap, aux marginaux recrutés comme porteurs, aux sans emplois et autres agents de l’Etat oeuvrant au beach. S’il est vrai que cette activité hautement lucrative participe ŕ la lutte contre la pauvreté, elle cause par contre, un énorme manque ŕ gagner pour l’Ofida toujours confronté ŕ plusieurs réseaux de fraudeurs.
Mais voilŕ que les matelots brazzavillois décident alors de démarrer le bateau de l’ATC avec ŕ bord les agents de l’Ofida, qu’ils ont amenés ŕ Brazzaville comme action de représailles contre le contrôle douanier indu ŕ bord de leurs unités. A Kinshasa, ce fut la réponse du berger ŕ la bergčre. Les agents de services publics de la RDC opérant au beach Ngobila, ont ŕ leur tour, refusé de faire voyager par des canots rapides, leurs collčgues de Brazzaville qui ont manqué d’embarquer ŕ bord du dernier bateau de l’ATC.
Dans la nuit d’hier, la tension était montée de plusieurs crans. Toutes les autorités informées de ces incidents, craignaient un dérapage malheureux pouvant mettre le feu aux poudres.
Heureusement, la ŕ Suite de plusieurs contacts téléphoniques, avons-nous appris, l’incident a été banalisé pour sauvegarder les bonnes relations de jumelage entre Kin et Brazza. Comme pour prévenir des cas de récidive, des sanctions seront toutefois infligées ŕ tous les agents reconnus coupables de tels incidents déplorables.
Les douaniers rdcongolais « séquestrés » ŕ Brazzaville, ont hier matin, regagné le beach Ngobila. Ils affichaient une bonne mine et ont reconnu qu’ils n’avaient pas subi de sévices particuliers.
Hier, le trafic a repris timidement sous le signe de la nervosité, avant de s’intensifier dans l’aprčs-midi. Comme quoi tout est vite rentré dans l’ordre.
(Yes)
Last edited: 07/05/2006 02:22:44