Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 07/01/2009 18:35 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Quand je me suis décidé de quitter Koffi, je me suis retrouvé en solo, tout comme mon frčre, quand il a quitté le groupe de JB Mpiana. Pour nous, c’était le moment favorable. Au delŕ de nos carričres respectives, nous voulions faire un coup ensemble

De quand date le projet ?

Le projet date de 1996. J’y pensais depuis que j’ai commencé ma carričre. En fait, il répond ŕ une attente du public. Beaucoup nous appréciaient mon frčre et moi alors que nous avions chacun notre carričre de notre côté. Et de nombreuses personnes nous demandaient pourquoi nous ne faisions pas une production commune.

Vous ętes issu du groupe Quartier Latin de Koffi Olomide, que vous avez intégré trčs jeune. Comment se sont passés vos débuts dans la formation ?

Je suis entré dans Quartier Latin aprčs mon bac ŕ Kinshasa. Un de mes amis, qui m’entendait chanter ŕ la maison ou dans les groupes de quartier, m’a dit que Koffi recrutait. Il m’a proposé de postuler. J’y suis allé, j’ai fait une petite audition devant Koffi en guitare voix, il a aimé et il m’a pris. J’ai intégré le groupe dans lequel il y avait les doyens, comme Suzuki 4X4 ou Sammi. Nous étions 8 chanteurs.

Vous n’avez pas eu de mal ŕ vous faire une place au sein de l’effectif ?

Dans la vie, il ne faut pas trop s’ignorer. Quand tu sens que tu as le potentiel, il faut y aller. Donc je n’ai pas hésité et je me suis imposé. Et puis il faut dire que Koffi Olomide avait un fonctionnement propice ŕ l’épanouissement de ses artistes. Il y avait toujours deux productions : une signée Koffi et une signée Quartier Latin. Il laissait son groupe faire son propre album. C’est dans l’album « Droit de Veto » que j’ai réalisé mon premier morceau : « Likombe ».

Comment ętes-vous parti de chez Koffi ? En claquant la porte ?

Non il y a quand męme du respect. Je ne peux pas claquer la porte comme ça de chez Koffi. Ça reste mon grand frčre. C’est quelqu’un que je respecte beaucoup. Je lui ai expliqué que je voulais voler de mes propres ailes. Il m’a compris et m’a souhaité bonne chance. Il a męme écouté l’album et m’a confié qu’il était heureux de voir qu’on sentait que j’étais issu de l’école Quartier Latin.

Votre frčre était dans Wenge Musica, vous dans Quartier Latin. N’y a-t-il pas une rivalité entre vous ?

C’est une concurrence loyale, car les gens ont toujours eu tendance ŕ nous comparer. Alors que nous avons deux styles différents. J’évolue pour ma part dans un registre plus rumba alors que la musique de Wenge est plus pour ambiancer. Mais, rassurez-vous, ça s’est toujours bien passé entre mon frčre et moi. En fait, nous sommes artistiquement trčs complémentaires.

Pourquoi faire, uniquement aujourd’hui, une production avec votre frčre ?

Quand je me suis décidé de quitter Koffi, je me suis retrouvé en solo, tout comme mon frčre quand il a quitté le groupe de JB Mpiana. Pour nous, c’était le moment favorable. Au-delŕ de nos carričres respectives, nous voulions faire un coup ensemble. Une collaboration ponctuelle afin de laisser une trace artistique commune pour nos fans respectifs. Et nous avons eu la chance de tomber sur un bon producteur...

« La musique congolaise n’est pas morte »

La musique congolaise est clairement en perte de vitesse. Peut-on dire qu’elle est moribonde ?

La musique congolaise n’est pas morte. Si elle n’occupe plus aujourd’hui le devant de la scčne musicale africaine, elle est encore bien vivante et inspire beaucoup d’artistes sur le continent. La musique congolaise est ma musique, celle dans laquelle j’ai grandi et un héritage culturel que je continuerai ŕ défendre.

D’oů le titre « Mortal Combat »?

D’un certain côté. Mais nous défendons également des valeurs de combativité. Le message est que face aux aléas de la vie, il ne faut pas baisser les bras et se battre jusqu’au bout.

Il n’y a pas de trace de libanga (phénomčne de la dédicace omniprésent dans les actuelles productions congolaises) dans votre album. Combattez-vous la pratique ? Dans la musique congolaise il n’y a pas que le libanga. Quand vous écoutez les chansons de l’époque de Franco, de Kabassélé, le phénomčne n’existait pas. C’est vrai que c’est une méthode particuličre de commercialisation de la musique, mais il ne faut pas oublier que nous faisons avant tout de la musique. Un art qu’il faut respecter, c’est aussi une question de crédibilité. Nous nous sommes d’abord référés ŕ cela en estimant que nous ne voulions pas étouffer notre album.

Une des autres grandes caractéristiques de l’actuelle musique congolaise est la rivalité entre les groupes. Une rivalité qui n’est souvent pas artistique. Quel regard jetez-vous sur ce problčme ?

C’est vrai qu’il y a toujours des disputes dans une famille, mais il ne faut pas trop abuser. J’estime qu’il faut combattre cette mentalité au pays. Ce n’est pas bon. Les artistes se battent pour rien. Nous défendons tous la męme cause : celle de la musique congolaise. Le plus important serait que nous nous mettions ensemble pour propulser notre culture afin d’en faire un acteur culturel mondial. Les polémiques sont accessoires et ne bénéficient ŕ personne.

Pensez-vous que l’artiste ait un rôle social ?

Nous avons un rôle trčs important dans la société, car nous contribuons ŕ la rendre plus vivable. Nous sommes lŕ pour participer ŕ l’éducation des peuples. Un artiste est comme un ambassadeur d’une nation. Nous ne sommes pas lŕ pour embrouiller les gens, mais pour śuvrer pour la paix.

Devenir pasteur ou artiste sont les nouveaux ręves des jeunes Kinois pour s’en sortir. Que direz-vous ŕ un jeune qui souhaite devenir artiste ?

Si la personne fait le choix conscient de devenir artiste et qu’elle estime avoir du potentiel, il ne faut pas qu’elle se sous-estime. Il faut qu’elle s’engage dans cette voie, non pas pour l’argent ou la gloire, mais pour exprimer ce qu’elle a au fond d’elle et développer le don que Dieu lui a donné.



Last edited: 07/05/2006 02:22:35

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067