Beaucoup de problčmes majeurs empęchent l’éclosion des Pme dans notre pays. Parmi ces problčmes, il y a Celui du financement, de la multiplicité d’impôts et taxes ainsi que différentes tracasseries administratives. Entendu comme l’ensemble des moyens nécessaires ŕ la création d’entreprises, il convient de distinguer le financement direct d’une part, et ..., le financement indirect d’autre part.

Le financement direct est celui qu’exerce, habituellement les banques. En ce qui nous concerne, le systčme bancaire congolais s’est détérioré il y a plusieurs années et est caractérisé par le mal gouvernance et la situation de guerre.

Mais il existe une gamme d’entreprises privées qui ont eu le soutient de l’Anapi pour leur fonctionnement. L’accčs au financement pour les Pme exige qu’elles travaillent avec le systčme bancaire c’est-ŕ-dire sortir de l’informel. A ce sujet, l’Anapi propose la création d’un fond de garantie qui servira ŕ garantir le financement des Pme.

Quant au financement indirect, disons que le code des investissements prévoie des avantages au profit des Pme régies par elle comme l’exonération ainsi que les droits proportionnels. Mais ce financement n’attire pas les Pme congolaises qui ne sont pas encore sorti dans le noir dans lequel elles évoluent.

En effet, l’impôt professionnel sur les rémunérations concerne les rémunérations de toutes les personnes rétribuées par un tiers sans ętre liées par un autre contrat que celui de subordination. En d’autres termes, mes contribuables de l’impôt doivent se trouver dans un lien de subordination vis-ŕ-vis de la personne ŕ qui ils rendent services et qui les rémunčre.

Sont donc imposables tous les éléments de la rémunération qui constituent un enrichissement chez le salarié, notamment les salaires, les indemnités, les avantages en nature, les émoluments, les primes, les gratifications, les pensions de toute nature.

Comme on peut bien le constater, les entreprises évoluant dans le noir n’ont aucun intéręt ŕ payer l’impôt. Celles qui sont dans le formel sont depuis le 10 juillet 1998 catégorisées en 4 groupes. Parmi ces groupes certaines sont soumises au taux de 40% (imposition de droit commun) ; d’autres sont soumises au taux progressif ne dépassant pas 30% ; d’autres en suite suivant le régime, d’imposition forfaitaire et d’autres enfin, soumises ŕ la patente fiscale.

De ce qui précčde, les pouvoirs publiques doivent, s’ils veulent l’éclosion des Pme, les exonérer de tous les impôts et taxes pour les permettre de contribuer efficacement au développement du pays. Les Pme étant la base de notre économie, la création d’un fonds de garantie et des incubateurs d’entreprises demeure une exigence.

Au nombre des actions ŕ entreprendre, le code des investissements doit élargir l’exonération ŕ propos des Pme, généraliser le taux forfaitaire, entreprendre une campagne de mobilisation pour la création des Pme et enfin, laisser le paiement de la patente si elle est maintenue au profit des autorités.

(FP)