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Bonjour | 07/08/2008 22:33 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’entreprise de construction House construction ŕ qui la Banque mondiale, par le biais du Bceco, a passé le marché de réhabilitation de l’avenue de l’Université, s’est retrouvé incapable d’achever les travaux

Au cours du mois de mars 2006, une équipe d’experts de la Banque mondiale est venue auditer les projets financés par cette institution. Suivant certaines indiscrétions, l’équipe des experts de la Banque mondiale (Département of institutional integrity) a constaté des irrégularités dans les procédures de passation de marché et męme des cas de détournement de fonds de certains projets financés depuis 2001. Le cas le plus patent de cette mauvaise gouvernance économique demeure sans conteste la réfection de l’Avenue de l’Université.

Le cas de House Construction

Ce projet qui avait été confié en son temps ŕ une société congolaise du nom de House Construction n’est toujours pas achevé ŕ ces jours. Cette société qui agissait en partenariat avec une entreprise polonaise a carrément déserté le chantier aprčs avoir introduit plusieurs clauses de révision du marché.

Cette route qui est une des plus fréquentées de Kinshasa offre ŕ ce jour un aspect désolant et traduit l’échec des projets financés par le BCECO (Bureau central de coordination des projets) qui a été créé en aoűt 2001 pour accélérer l’absorption des fonds mis ŕ la disposition de la RD.Congo par les bailleurs de fond. Cet organisme placé sous la tutelle du ministčre des Finances s’occupe de la gestion des projets financés par divers bailleurs de fonds et faisant l’objet d’accords de pręts et de don. Devant les difficultés rencontrées dans la réfection de l’artčre et pour sauver la face, le BCECO décidera d’annuler le marché octroyé ŕ House Construction et de la confier ŕ la société Safricas d’autant que les partenaires polonais avaient disparu. Suivant certaines informations recueillies par ailleurs, le BCECO va alors écrire ŕ la Banque Congolaise pour récupérer la caution de 2,6 millions de dollars versée lors de l’octroi du marché. Mais deux jours plus tard, un arręt de justice sera rendu, sommant la Banque Congolaise de ne pas verser la caution. Ce qui va obliger ŕ son tour le BCECO ŕ attaquer en justice la banque au motif que la caution était exigible ŕ la premičre demande et de façon irrévocable. En attendant le jugement, le projet a été abandonné. Selon un agent de BCECO qui a tenu ŕ garder l’anonymat, le ministčre des Finances qui exerce la tutelle sur le BCECO n’a pas eu le courage de contacter le ministčre de la Justice pour régler la question une bonne fois pour toutes. Pour lui, le ministčre n’a pas voulu s’engager trop loin dans ce dossier considéré comme politiquement trčs sensible.

Implication des personnalités haut placées

En d’autres termes, des personnalités trčs haut placées étaient impliquées dans ce dossier et de pots-de-vin avaient été verses par les dirigeants de House Construction pour gagner le marché. A l’époque, pour des raisons de politique intérieure, Il fallait qu’une entreprise congolaise participe aussi aux marchés publics financés par le BCECO. Mis ŕ part ce cas de mauvaise gestion par la société House Construction, les auditeurs de la Banque mondiale ont trouvé des cas de mauvaise utilisation des fonds PPTE (Initiative des pays pauvres trčs endettés). Ces fonds devaient ętre utilisés uniquement dans le cadre des dépenses « pro pauvres » (santé, éducation, développement rural et les programmes de protection sociale). II s’avčre cependant qu’ils ont aussi été utilisés ŕ d autres fins. De męme, des fonds mis ŕ la disposition du gouvernement par la Banque mondiale dans le cadre de l’Appui budgétaire, ont été mal gérés. D’autres projets financés par la Banque mondiale connaissent aussi des cas de mégestion. C’est le cas des crédits alloués au Fonds Social et au CONADER (Commission nationale de désarmement et de réinsertion sociale). Des détournements de fonds sont aussi signalés. Ce Serait le cas du Programme national multisectoriel de lutte contre le SIDA (PNMLS). Conformément aux pratiques propres ŕ la Banque mondiale, le pays bénéficiaire peut ętre obligé de rembourser les crédits en cas de mauvaise utilisation. Selon des observateurs, avant de recourir ŕ une mesure aussi extręme, la Banque mondiale pourrait exiger que les fonds soient dorénavant gérés directement par le BCECO dont la crédibilité demeure intacte. Il faut par ailleurs exclure la possibilité d’annulation des projets vu leur importance pour la RD. Congo.

(Ern.)



Last edited: 07/05/2006 02:18:48

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