Selon des témoins cités par l’Afp, un cordonnier a été abattu et son épouse blessée par balle “par des hommes en uniforme” qui cherchaient ŕ les dévaliser, ŕ leur domicile d’Ibanda
Dans le but de lutter contre l’insécurité qui sévit au Sud-Kivu l’autorité provinciale a mis sur pied un comité de sécurisation de quartiers de la ville de Bukavu. Des mesures préventives ont été prises en vue de rétablir la paix sur l’ensemble de la province.
“Les policiers et les militaires non en service n’ont plus le droit de porter sur eux des armes”. C’est en ces termes que le gouverneur du Sud-Kivu, Buhamba Hamba, cité par radiookapi.net, s’est exprimé le vendredi 7 avril dernier en vue de combattre l’insécurité qui sévit dans sa province.
Dans le męme registre, il a été également décidé la mise sur pied d’un comité de sécurisation de quartiers. Ces mesures ont été prises ŕ l’issue d’un conseil de sécurité extraordinaire tenu le męme vendredi ŕ Bukavu dans l’aprčs-midi. C’est ŕ la suite d’une manifestation organisée par la population contre l’insécurité au cours de laquelle une jeune fille de 17 ans a été tuée par un militaire.
Samedi matin, quelques 500 manifestants sont descendus, une fois de plus, dans les rues de Bukavu pour dénoncer l’insécurité aprčs un nouveau meurtre d’un civil dans la nuit de samedi ŕ dimanche.
Selon les témoins, cités par l’Afp, un cordonnier a été abattu et son épouse blessée par balle “par des hommes en uniforme” qui cherchaient ŕ les dévaliser, ŕ leur domicile d’Ibanda, un quartier populaire du chef-lieu de la province du Sud-Kivu.
Touchés par cet éničme assassinat, des habitants d’Ibanda ont porté le corps de la victime jusque devant le gouvernorat de la province pour réclamer justice et sécurité. Malheureusement, ils ont été vite dispersés par les agents de l’ordre.
Pour mettre un terme ŕ ce cycle infernal d’insécurité, plusieurs mesures préventives ont été arrętées. Il s’agit, entre autres, de “l’organisation des patrouilles mixtes comprenant les Fardc, la Police nationale, l’Agence nationale de renseignement, la Direction générale de migration, la Monuc, des comités de sécurité des quartiers et un inspecteur judiciaire de l’auditorat militaire.
Par ailleurs, la męme source indique qu’au cours de ce conseil, il a été décidé aussi de la mise sur pied d’un centre de coordination des opérations conjointes, et de l’instauration des comités de sécurité dans les quartiers”.
Pour éviter tout dérapage dans les jours qui viennent, le chef de l’exécutif provincial du Sud-Kivu a lancé également, une mise en garde sévčre contre toute manipulation de la population par des tiers et a espéré voir ces cas d’insécurité ne plus se produire non seulement ŕ Bukavu, mais aussi sur l’ensemble de la province.
A titre de rappel, il sied de noter que la manifestation qui a perturbé le déroulement normal des activités ŕ Bukavu le week-end dernier est consécutive ŕ la persistance de l’insécurité dans cette ville. En une semaine, on a dénombré trois civils tués par balles lors des attaques de leurs domiciles par des hommes armés non autrement identifiés jusqu’a ce jour. Mais selon la population de Bukavu, il n’y a que des agents de l’ordre vivant dans des camps environnants de la cité qui sont auteurs de cet assassinat.
Compte tenu de la persistance de l’insécurité dans les différents coins du Sud-Kivu, on ose croire que les mesures préventives qui viennent d’ętre prises par l’autorité provinciale porteront de fruits sur le terrain.
(Yes)
Last edited: 07/05/2006 02:18:42