Au cours de cet atelier organisé par la Banque mondiale, les journalistes ont été informés sur le rôle de cette institution financičre ainsi que les différentes phases des projets en partant de la conception ŕ la mise en śuvre
Un groupe de journalistes triés sur le volet a participé jeudi 23 mars au sičge de la représentation de la Banque mondiale ŕ Kinshasa ŕ un atelier d’échange sur le cycle des projets. Selon M. Jean-Michel Api, représentant- résident de cette institution financičre internationale en Rdc, cette formation devait permettre aux journalistes de comprendre les méthodes de travail de cette institution de Bretton Woods.
Il a rappelé que la Banque mondiale accorde chaque année des financements ŕ hauteur de 15 ŕ 20 milliards de dollars au titre de projets exécutés dans les quelques cent pays dans lesquels elle poursuit des opérations. Ces projets couvrent un large éventail de secteurs économiques et sociaux, tels que la santé, les infrastructures, l’éducation, etc.
Au cours de cet atelier, il s’agissait d’échanger avec la presse autour du rôle de la Banque mondiale ainsi que les différentes phases que suivent les projets. M. Api a rappelé le rôle de son institution en indiquant sa premičre fonction qui est celle de conseillčre du gouvernement sur le plan économique et financier.
Il a déclaré qu’un projet est une activité financée selon les modalités convenues d’avance entre la Banque et l’emprunteur. Abordant la question de cycle des projets, M. Souleman Sow, chargé du projet Vih/Sida ŕ la Banque mondiale, a retenu 7 phases allant de la conception ŕ la mise en śuvre.
La premičre étape est la phase d’identification. Cet expert a affirmé que la Banque reconnaît que l’assistance fournie dans le passé, y compris par ses propres services, n’a souvent pas donné les résultats attendus parce que les programmes avaient été établis par les bailleurs de fonds et non par les pays qu ‘elle était censée aider.
Conformément ŕ sa politique de développement actuelle, la Banque aide les gouvernements ŕ élaborer et ŕ mettre en śuvre leurs propres stratégies de développement, en partant du principe que les programmes pris en charge par le pays, avec l’appui général des parties prenantes, ont de meilleures chances de succčs. M. Sow a précisé que dans le pays ŕ faible revenu, comme la Rdc, la Banque utilise l’approche de la stratégie de réduction de la pauvreté.
Pour revenir ŕ la phase de l’identification des projets, celle-ci permet de délimiter clairement ce que le projet doit faire ou pas. La deuxičme phase, qui est celle de préparation, est un processus mené par le pays avec lequel travaille la Banque.
A cette étape, la banque joue le rôle de soutien, et fournit des services d’analyse et de conseil lorsque le pays le lui demande. Cette phase est suivie de l’évaluation laquelle est menée par la Banque. Ensuite vient l’étape de négociation et d’approbation.
Last edited: 07/05/2006 02:15:44