L'occasion faisant le larron, les mêmes autorités ont tenu à saisir l'occasion pour amorcer le lancement de la campagne nationale de lutte contre le sida.
Kinshasa, 12.09.2001 - Un médecin canadien est monté au créneau dernièrement pour introduire la notion de la peur dans la tête des parents. Cet homme en blouse blanche a laissé entendre que «les vaccins utilisés pour combattre la poliomyélite dans ces journées nationales de vaccination synchronisées n'est pas propre à être mis à contribution lors de cette campagne».
Au cours de la journée d'information organisée lundi 10 septembre dernier, les autorités médico-sanitaires de la République démocratique du Congo ont saisi cette occasion pour contredire sur toute la ligne ces propos malintentionnés. Les vaccins sont testés depuis Copenhague (Danemark) avant leur acheminement vers les lieux d'utilisation. Arrivés dans les entrepôts des pays concernés, ces mêmes vaccins sont de nouveaux testés au laboratoire où l'on ne relève aucun indice d'avarie», ont-elles déclaré.
Par la même occasion, les mêmes autorités ont livré au public les résultats de la 2e phase des Journées nationales des vaccinations synchronisées. Cela, à quelques heures du lancement des troisièmes journées de cette campagne, qui intervient le jeudi 13 septembre 2001.
Lesdits résultats sont de loin intéressants sur les prévisions vaccinales de 11.616.516 enfants, 12.046.082 ont été vaccinés. Ce qui fait un pourcentage de 103,6.
Ainsi, toutes les zones de santé ont avoisiné les 100%. Cela, bien que celle de Basankusu n'a pas encore livré son rapport. L'occasion faisant le larron, les mêmes autorités ont tenu à saisir l'occasion pour amorcer le lancement de la campagne nationale de lutte contre le sida.
Reconnaissant que 83 % des cas de contamination au Vih/sida le sont par voie sexuelle, les orateurs du jour ont estimé qu'il convient pour chacun d'adopter un comportement responsable. Ces professionnels de santé rappellent que l'infection au sida est favorisée par la pauvreté, la destruction du tissu économico-social, la guerre d'agression avec ses corollaires. Si bien que les pourcentages de séro-prévalence sont passés de 5 à 10% au Bas-Congo, de 5 à 20% à Goma. Les couches les plus touchées sont : les étudiants (à l'université) avec 40 % et, plus grave, les professionnels du sexe avec 90%.
[i]Roger-Marley Lukunga, Le Palmarès du 12.09.2001[:i]

Last edited: 07/05/2006 00:05:17