Le premier camp démontre comment la « Francophonie » a détruit la Rdc et l’Afrique. Pour sa part le second camp défend cette organisation. A la fin le juge a rendu son verdict
Le mois de mars consacre ŕ la femme est aussi le mois de la Francophonie. La Francophonie est un espace d’échange et de collaboration entre les peuples qui ont le français en commun. Ici Kinshasa, plusieurs activités sont organisées ŕ l’honneur de la Francophonie.
Le samedi dernier, toujours dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie, Solidarité jeunesse francophone (Sjf) en partenariat avec le Centre culturel français (Halle de la Gombe) et la délégation générale ŕ la Francophonie, le public a assisté ŕ la représentation du théâtre de la pičce « Francophonie ŕ la barre ».
Cette pičce jouée par la troupe « Tribunal de paix » a été interprétée par les juristes de formation. La Francophonie a été traînée en justice par les peuples de la Rdc et d’Afrique pour avoir aliéné leurs cultures, détruit et emporte vers le métropole le gros de son patrimoine. La plaidoirie appose d’un côté les avocats des peu pies de la Rdc et d’Afrique et de l’autre côté les avocats défenseurs de la Francophonie.
Le premier camp démontre en profondeur comment la Francophonie a détruit la Rdc et l’Afrique. Il cite le cas de la pauvreté, du Sida et récemment de la grippe aviaire.
En plus de cela, il demande la restitution des objets d’art et des langues d’Afrique, pillés et assujettis par la Francophonie. C’est ainsi qu’il invite le juge ŕ condamner la Francophonie et de lui faire payer une importante somme d’argent afin dé soutenir des micro-projets en Afrique pour réparer les préjudices causés par la Francophonie.
Pour sa part, le second camp qui défend cette organisation a, aussitôt, réagi face aux accusations de l’autre camp. Il a profité de l’occasion pour éclairer ce concept. La Francophonie, selon les avocats défenseurs de ce concept, est trčs indispensable pour le développement de l’Afrique.
Espace d’échange et de collaboration entre les peuples ayant le français en commun, cette organisation, pensent ces avocats, n’anéantit pas les langues africaines, mais elle les considčre comme étant des langues partenaires.
La Francophonie, expliquent-ils, n’est pas la France ni l’Occident. Elle a été précisent ces avocats, initiée par les Africains eux-męmes. Parmi ces initiateurs, ils citent Léopold Sédar Senghor, ce leader de la négritude et ancien président du Sénégal.
A la fin, le juge a rendu son verdict. L’accusation portée contre la Francophonie est fondée, mais non recevable. A cet effet, déclare le juge, la francophonie est non coupable. Cependant, poursuit-il, elle peut ętre aussi coupable pour discrétion. Ce concept doit ętre vulgarisé, selon lui, pour éviter d’ętre mal compris.
Acteurs. La pičce « Francophonie ŕ la barre » a été jouée par cinq acteurs, tous de la troupe « Tribunal de paix » et qui sont tous égaiement juristes de formation. Il s’agit de Me John Biselele, Me Anselme Bucha, Me Vincent Menji, Me Louis, Tshimanga ainsi que John Ilunga.
Message. Abordé par Forum des As, l’un des responsables de la troupe « Tribunal de paix » a parle sur la nécessité de vulgariser le concept « Francophonie ». « Les gens ont une mauvaise conception de la Francophonie, parce qu’ils sont sous-informés », a-t-il déclaré. C’est ainsi que d’aprčs notre interlocuteur, la troupe « Tribunal de paix » procčde par la vulgarisation de ce concept ŕ travers le théâtre pour lutter contre l’ignorance de la Francophonie.
Last edited: 07/05/2006 02:15:12