Selon l’étude, l’homme est atteint au contact d’une eau infectée des cercaires vivantes lesquelles en 8 jours, atteignent la circulation sanguine, lymphatique et les veines du foie
Toutes les rivičres qui baignent la ville de Kinshasa, en RDC, constituent des foyers actifs du schistosome, agent pathogčne du schistosomiase humaine ou bilharziose, déclare une étude réalisée par le Prof. Luamba lua Nsembo du département de biologie de l’Université pédagogique nationale (UPN),qui décrit aussi le cycle évolutif de l’agent.
L’étude, intitulée « la schistosomiase humaine ŕ schistosoma intercaltum ŕ Kinshasa : identification des mollusques et isolément de l’agent pathogčne », publiée dans la « Revue de pédagogie appliquée » (RPA) définit le schistosome comme un parasite au corps aplati, allongé et couvert de petites épines, portant des ventouses qui joue le rôle d’organe de fixation.
Elle aborde ensuite le cycle évolutif du schistosome qui nécessite la présence des mollusques (escargots) comme hôtes intermédiaires avant d’atteindre l’homme et divers mammifčres, hôtes définitifs. Quant ŕ la reproduction de l’agent, elle est assurée par les śufs que celui-ci pond.
Rejetés par les selles et les urines dans l’eau, leur milieu de prédilection, les śufs du schistosome éclosent, libérant, chacun, une larve qui nagera ŕ la recherche des mollusques qu’ils pénčtrent rapidement pour éviter la mort au bout de 24 heures.
Selon l’étude, l’homme est atteint au contact d’une eau infectée par des cercaires vivantes, lesquelles, en 8 jours, atteignent la circulation sanguine, lymphatique et les veines du foie. La présence du sang dans les selles et dans les urines des malades atteint de bilharziose ou schistosomiase est due aux blessures des parois vésicales ou intestinales par l’éperon latéral ou terminal de l’śuf, conclut l’étude.
Last edited: 07/05/2006 02:15:12