Un comité technique en charge de mener des études de faisabilité pour l’installation d’une cimenterie dans la Province Orientale vient d’ętre installé
Le ministre de l’Industrie Petites et moyennes entreprises, Honoré Mukendi Tshambula, a procédé le samedi 18 mars dernier ŕ l’installation du comité technique en charge de mener des études de faisabilité pour l’installation d’une cimenterie dans la province Orientale.
L’installation de ce comité technique fait suite aux deux arrętés signés le 5 mars 2006 par le ministre de l’Ipme dont l’un portant nomination d’un coordonnateur et de son assistant et l’autre désignant les membres de cette équipe d’experts. Ce comité est composé d’un ingénieur chargé de la normalisation et de métrologie, Achille Mutombo, d’un ingénieur civil des construction, Maurice Lokwa Loma, d’un ingénieur civil métallurgiste ainsi que de deux membres dont un chimiste et un juriste.
Cette équipe d’experts a la noble tâche, en collaboration avec les experts indiens de la société Jaguar, outre d’étudier la faisabilité du projet, de se rendre compte de l’état géologique du site, de dresser les cahiers de charges. « C’est un projet trčs important pour la reconstruction de notre pays. Je vous exhorte ŕ travailler en collaboration franche avec les experts indiens pour l’intéręt de la Rdc.
Vous devez surveillez, vérifier toutes les spécificités techniques selon les rčgles de l’art afin que ce projet arrive ŕ bon port », a dit le ministre de l’Ipme, s’adressant aux membres du comité technique.
« Nous allons commencer le travail pratiquement ŕ zéro. Nous allons d’abord mener des études de faisabilité pour la cimenterie. Il faut qu’elle soit viable et rentable étant donné que le crédit qui a été accordé doit ętre remboursé avec intéręt », a confié Achille Mutombo, coordonnateur du projet.
La durée de ce projet qui entre dans la droite ligne de la reconstruction du pays est de 18 mois dont six mois pour les études de faisabilité et diverses commandes des équipements et 12 mois pour l’installation. Déjŕ, du 20 au 26 mars 2006, quelques données concernant les caractéristiques physico-chimiques de la roche calcaire seront fournies ŕ la société Jaguar Overeas.
Rappelons que ce projet découle de la ligne de crédit disponibilisé par le gouvernement indien en faveur de la République démocratique du Congo. Cette ligne de crédit a été accordé suivant une convention signée le 24 aoűt 2005 entre la Rdc représentée par son ambassadeur en Inde, Balamuena Nkuna, et du côté indien par Export-Import Indian « Exim Bank » représentée par T.C. Venkat, directeur général.
Cette ligne de crédit englobe divers domaines économiques dont cette cimenterie d’une valeur de 13 millions Usd. Deux sociétés indiennes ont concouru ŕ ce projet qui, finalement, sera accordé ŕ Jaguar Overseas par la Commission économique et financičre du gouvernement de transition.
Les études de faisabilité sont une étape préalable pour l’installation de cette industrie qui n’est pas un don du gouvernement indien, mais plutôt un crédit qu’il faudra rembourser avec des intéręts. Le choix du lieu d’implantation et la rentabilité de l’activité doivent ętre d’une efficience certaine.
Et donc, les experts commis aux études de faisabilité ont la lourde et noble mission de fignoler leur travail de sorte que ce projet soit effectivement rentable pour les Congolais. Par le passé, la Rdc a eu ŕ réaliser des éléphants blancs, des projets qui n’ont rien apporté au pays ou tout simplement dont le rendement a été en deçŕ des espérances. C’est le cas de la sidérurgie de Maluku ou encore l’ancien Centre de commerce international du Zaďre (Cciz) et tant d’autres réalisations de l’ancien régime Mobutu, comme aussi la ligne haute tension Inga-Lubumbashi.
Last edited: 07/05/2006 02:14:51