Le manque de réglementation et de législation dans le secteur de microfinance en Rdc déplorée au cours d’un séminaire atelier
Le secteur de la microfinance en République démocratique du Congo vient d’ętre l’objet d’une étude au cours d’une journée organisée par le ministre de l’Industrie, petites et moyennes entreprises (Ipme), Honoré Mukendi Tshambula.
Placée sous le thčme principal : « le secteur de la microfinance en Rdc : état de lieux et perspectives d’avenir », la journée de la microfinance a connu la participation d’un grand nombre de représentants d’associations de microfinance congolaises, de Kinshasa et venues de l’intérieur du pays.
Deux discours d’introduction ont révélé l’importance capitale de cette journée. Il s’agit de l’intervention du gouverneur de la Banque centrale du Congo (Bcc), Jean-Claude Masangu et du patron du ministčre de l’Industrie, petites et moyennes entreprises (Ipme), Honoré Mukendi Tshambula.
Ainsi que l’a souligné le numéro un de l’Ipme dans son allocution, cette journée, il espčre « ętre un événement intéressant et productif ». D’autant plus que la microfinance, qui date des années 80, demeure « le seul secteur ŕ pouvoir offrir des services financiers aux 95% des ménages exclus du secteur bancaire, ainsi qu’aux micro et petites entreprises ».
Honoré Mukendi a relevé les efforts du gouvernement congolais aussi bien d’améliorer le cadre macro-économique et de résorber les déséquilibres financiers, que de promouvoir la microfinance. D’oů l’élaboration du document intérimaire de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp-l) et la mise en place de la politique nationale de la microfinance.
Manque de réglementation
Le numéro un de l’Ipme a fait remarquer que dans ce secteur, les efforts sont plus concentrés dans la capitale dans les financements des projets, au détriment du milieu rural oů la demande toujours croissante reste insatisfaite.
Pendant toute une journée, les institutions de microfinance nationale et internationale ont réfléchi sur « les enjeux, l’état des lieux de la micro finance et ses perspectives d’avenir en Rdc ». Il s’avčre que le secteur de microfinance pâtit actuellement du manque de réglementation et de législation.
Les subventions sont-elles légitimes pour ce secteur ?, quelle fiscalité pour le secteur de la microfinance ?, y a-t-il des spécificités de la microfinance en Rdc ? Et quel type d’actions ŕ mettre en place au bénéfice du secteur ? voilŕ les questions que Honoré Mukendi Tshambula a souhaité voir ętre traitées par les participants.
Le manque de réglementation et de législation dans le secteur de microfinance, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu, y est abondamment revenu dans son intervention, il y a parlé de la vision de l’Institut d’émission sur l’évolution du secteur de la microfinance ŕ laquelle toutes les organisations de ce secteur doivent se conformer avouant qu’il n’existe pas encore une réglementation régulant ce secteur, en dehors de quelques lois.
Les deux interventions étaient suivies de quatre exposés faits par des experts. Il s’agit de : « état des lieux et politique nationale de micro finance en Rdc », « Rôles et missions d’une association professionnelle de micro finance », Perspectives d’avenir du secteur et « Expérience de la microfinance au Sud-Kivu ».
L’aprčs-midi de la journée a été consacré aux travaux en ateliers et ŕ l’élaboration des résolutions et recommandations que nous vous invitons ŕ lire dans l’édition de demain.
Aux participants ŕ la journée de microfinance de mettre ŕ profit ces assises « pour que, comme l’a souligné le ministre de l’Industrie, petites et moyennes entreprises (Ipme), la présente journée puisse apporter de nouvelles idées et des stratégies efficaces pour promouvoir et pérenniser le secteur de la microfinance en République démocratique du Congo » dont il est convaincu de l’importance du rôle pour le développement économique du pays.
Last edited: 07/05/2006 02:14:03