Soigner son apparence est pourtant un devoir quotidien qui se relativise avec la crise. Si des femme monte parfois les enchčre en variant la gamme de produits, l’équation se complique moins chez la gent masculin.

Car ŕ Kinshasa, un homme bien coiffé et rasé suscite toujours de l’admiration. N’a-t-on pas entendu des compliments tels que : « Suki oyo kitoko , obongi mpenza nani akati yo? » Pour dire: Oh ! quelle belle coiffure ! qui t’a rendu ainsi admirable? ». Ce qui fait qu’en certains en droits de la capitale, bien des jeunes trouvent utilement leur compte dans la coiffure. Les uns sont dans la coiffure homme, d’autres la coiffure dame.

Il n’est pas rare de trouver des salons offrant des services dans la coiffure mixte. Partout oů ils sont implantés, les lieux de coiffure attirent des groupes dé jeunes oisifs qui prolongent leurs temps libres en ces endroits. Cette réalité est aussi perceptible dans le secteur de la télécommunication, oů des cabines téléphoniques sont des repčres faciles des filles. Le coiffeur Kendesha Lelilo a eu ŕ répondre ŕ un sondage d’opinion ; sur «  L’oisiveté de certains jeunes et le défi de la reconstruction nationale ». C’était au salon de coiffure dénommé Franco Ferre – Dieu Seul sait. Il est situé ŕ dix pas de l’entrée Ma crevette ; sur le boulevard Lumumba ŕ Matete.

La population est de plus en plus démunie, c’est pour cela que nous sommes en baisse de clientčle. Et pourtant, le droit d’un chacun ŕ une vie décente implique la nécessité de se coiffer. Car la propreté fait partie des exigences de la vie. Nous maintenons bas et flexibles nos tarifs, pour répondre aux attentes des gagne petit (...), a-t-il déclaré.

Il exhorte, enfin, les jeunes ŕ la créativité. Qu’ils ne se découragent pas et cessent de déranger la tranquillité des paisibles citoyens par l’usage de la violence sur la place publique.

L’orateur a reconnu l’existence d’une corporation de coiffures professionnelles. Il projette de l’intégrer, en vue des échéances et de défense de ses intéręts. Ce coiffeur qui navigue dans la trentaine et pčre de famille, a connu les débuts vers 1991. « J’ai embrassé ce domaine par vocation et l’envie de toujours voire des gens propres autour de moi. Aujourd’hui, j’assume mes responsabilités dans la vie et ce secteur m’apporte un capital de relations. Car une sagesse dit qu’il n’y a pas de sot métier (...) », a-t-il ajouté. Pour terminer, Franco Ferre crie gare ŕ l’afflux de taxes au niveau de la municipalité qui, a-t-il renchéri, asphyxie et décourage de petites initiatives ŕ la Base.