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Bonjour | 08/01/2009 22:36 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’organisation des élections en Rdc sont au centre des entretiens tant ŕ Kinshasa, New York, Innsbruck en Autriche qu’ŕ Bruxelles

Les dés sont jetés pour réécrire l’histoire de la République démocratique du Congo. Qui la feront et oů ? Toute la question est lŕ. Toujours est-il que la réponse ŕ cette interrogation est au bout des élections annoncées pour bientôt en République démocratique du Congo. Moment crucial pour le destin controversé d’un pays. Moment dangereux pour me Nation qui refuse de disparaître. Le grand chassé-croisé diplomatique de ces derničres semaines observe ŕ New York, Innsbruck, Bruxelles et Kinshasa place la Rdc au centre de grands enjeux géo-stratégiques.

L’organisation des élections en Rdc sont au centre des entretiens tant ŕ Kinshasa, New York, Innsbruck en Autriche qu’ŕ Bruxelles. La présence de Jean-Marie Guéhenno ŕ Kinshasa souligne davantage cette préoccupation, car la Rdc est actuellement dans une étape cruciale.

Une période délicate qui suscite de nombreuses interrogations tant il est vrai que nombreux sont ceux qui ne sont pas rassurés de la bonne organisation de ces élections. Les derničres déclarations du général Philippe Morillon, chef de la délégation des observateurs européens en Rdc ont renforcé ce scepticisme. Mais on ne peut vouloir ŕ la fois une chose et son contraire aprčs tant d’investissements en Rdc, comme le souligne si bien le secrétaire général adjoint de l’Onu en charge des missions de paix. Allusion faite justement au sujet des inquiétudes quant ŕ la crédibilité des élections en Rdc.

Bien plus, les tergiversations des membres de l’Union européenne sur l’envoie d’une force européenne au mandat ambigu en Rdc confirment bel et bien que la République démocratique du Congo est toujours au centre de enjeux dans le monde tant les intéręts divergents des uns et des autres s’érigent en obstacle ŕ un aboutissement heureux de ce processus de transition, Vital pour la Rdc qu’en ce qui concerne la région de l’Afrique des Grands Lacs.

Les enjeux

Mais de quels enjeux s’agit-il ? Le premier est l’Eau. Selon les estimations, la République démocratique du Congo perd par minute 40 mille mčtres cubes d’eau douce alors qu’il existe des populations qui n’ont pas accčs ŕ l’eau potable. Il y a lŕ une mauvaise gestion de l’eau qui n’échappe pas ŕ l’attention des puissances étrangčres. Deux projets seraient déjŕ élaborés pour voir comment contrôler cette richesse ; le nerf de prochaines guerres dans le monde. Le premier projet consisterait ŕ prendre l’eau du fleuve Congo qui se déverse dans l’océan Atlantique vers L’Afrique du Sud tandis que le deuxičme viserait ŕ prendre de l’eau du fleuve Oubangui jusqu’au Tchad.

Toujours au plan de l’Environnement, il y a la foręt de l’Afrique dont la Rdc détient 60% de l’essence forestičre. Une véritable réserve pour maintenir l’équilibre de l’Environnement afin qu’il n’y ait pas de perturbation de l’écosystčme. Mais cette foręt reste inexplorée pendant que les multinationales brűlent d’envie de l’exploiter. Ceux qui réussiront ŕ contrôler ces richesses auront réussi un véritable exploit économique.

Il y a également des enjeux politiques avec la lutte contre le terrorisme international. Les Etats-Unis avaient déjŕ prédit qu’ une fois la Rdc devenait ingouvernable, elle servirait de terre fertile ŕ des Etats parias et ŕ des expériences terroristes, surtout avec la montée en premičre ligne des intégristes islamistes.

Cela suscite beaucoup d’inquiétudes. Enfin, le quatričme enjeu est cette potentialité énergétique en République démocratique du Congo. C’est-ŕ-dire, le Barrage d’Inga qui peut combler tout le déficit énergétique en Afrique avec possibilité d’exporter le courant électrique d’Inga. Qui contrôlera cette énergie commerçable ?

En attendant une réponse ŕ cette interrogation, la Rdc est également une réserve de minerais : diamant, coltan, or.... Voilŕ qu’un puissant Etat asiatique s’intéresse de plus en plus ŕ ces minerais et tient ŕ rejoindre les rangs des grands pays les plus industrialisés.

Comme en Afghanistan, les « grandes puissances » refusent d’ętre prises au dépourvu en Rdc devant un marché aussi important. Tous ces ballets diplomatiques ne riment qu’ŕ cela, surtout que dans la derničre déclaration de évęques catholiques, il y a cet appel au patriotisme, ŕ l’éveil national qui ne passe pas inaperçu.

Evidemment, l’Onu ne demande pas mieux d’organiser des élections crédibles en Rdc pour sa propre crédibilité. Cet effort devra ętre largement soutenu, loin des ne jeux économiques, par les pays membres du Ciat qui, comme on le sait, reçoivent avant tout des ordres de leurs gouvernements. Dans cette lutte des « intéręts », il y a lieu de comprendre certaines tergiversations.

Comme lors de la guerre froide

Cette d’une réalité politique nous ramčne en pleine guerre froide. Dans cette guerre hégémonique des idéologiques, le Congo fut également au centre des enjeux du moment. Son malheur découlait de sa position géostratégique dans le monde ŕ telle enseigne que le Congo fut « trop sollicité ».

Mais aussi bousculé, car otage de son uranium et de son cuivre, sans oublier le caoutchouc qui a soutenu certaines économies de guerre.

Nous revoilŕ dans la situation similaire, toujours ŕ cause de la position géostratégique de la Rdc. Et au-delŕ, ŕ cause de ses diamants, coltan, or, bois... qui suscitent des convoitises, provoquent des élans expansionnistes. Ainsi, les richesses congolaises ont soutenu, comme ŕ l’époque de la guerre froide, les « économies de guerre » qui visent sa balkanisation et son existence en tant qu’Etat et Nation : « La République démocratique du Congo est malade de ses richesses ».

Ce qui explique justement cet engouement comme si l’on cherchait ŕ écarteler la Rdc. Pourquoi ŕ New York, a Innsbruck, ŕ Bruxelles, l’on a difficile ŕ se mettre rapidement d’accord en vue d’accélérer le processus de fin de transition en Rdc ? Qu’offre-t-on en échange ŕ l’Allemagne ŕ qui l’on veut confier le commandement de cette « Force européenne » ? Innsbruck devrait trouver la réponse, parce que dans ce genre de conciliabule, rien n’est gratuit.

En attendant, cette attitude nous rappelle justement ce comportement dubitatif qui a prévalu tout au début de cette guerre d’agression au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies pour reconnaître réellement que la Rdc était agressée.

La reconnaissance de cette agression n’est intervenue que huit mois aprčs le déclenchement des hostilités. Fait plus grave, le Conseil de sécurité n’arrive toujours pas ŕ requalifier le mandat de la Monuc alors que désormais les choses sont claires. Qui plus est, la Monuc dispose des mandats différents selon qu’elle est présente en Ituri ou dans le reste de la Rdc.

Comme si le Conseil de sécurité avait déjŕ décidé de la partition de la Rdc et que les puissances étrangčres ne souhaitent toujours pas que la Rdc retrouve rapidement la paix et la sécurité. Aujourd’hui encore, les pays de l’Union européenne n’arrivent pas ŕ se mettre d’accord sur l’envoi d’une force militaire en Rdc pour sécuriser les élections.

De la volonté nationale

Qui vont réécrire l’histoire de la Rdc et oů ? C’est la question fondamentale. D’emblée, nous dirions que c’est aux Congolais de réécrire leur histoire en République démocratique du Congo. Pas ŕ l’étranger. Cette prise de conscience est capitale dans la mesure oů si le Congo n’est pas encore balkanisé, c’est ŕ cause de la « résistance du peuple Congolais » face aux forces centrifuges de déstabilisation ; aux groupes identitaires qui ne cherchent qu’ avoir le contrôle des richesses congolaises.

Ce manque de volonté nationale a engendré des négociations kilométriques, favorisé la conclusion des « accords spéciaux » pour doter la Rdc d’une formule porteuse des germes de sa propre destruction. Aussi, « les loups » s’étant glissés dans la bergčre, le danger d’une explosion est toujours présent.

Voilŕ qui explique toutes ces crises ŕ répétition qui prętent le flanc ŕ une communauté internationale malléable par les puissances ces étrangčres qui ne voient que leurs intéręts et empęchent les Congolais ŕ réécrire leur histoire en République démocratique du Congo.

(FP)



Last edited: 07/05/2006 02:12:36

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