La rentrée scolaire s’annonce difficile dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest, marquée par les revendications des enseignants et des étudiants et la crise socio-économique.
La rentrée scolaire s'annonce difficile dans plusieurs pays d'Afrique de l'ouest, marquée par les revendications des enseignants et des étudiants et la crise socio-économique.
En Côte d'Ivoire oů la rentrée est théoriquement prévue le 17 septembre, prčs de 2000 instituteurs ont entamé une grčve de la faim la semaine derničre pour réclamer le paiement de 12 mois d'arriérés de salaires que le gouvernement avait promis de régler en juillet dernier.
Les enseignants se plaignent d'ętre en sous-effectifs tandis que le ministre de l'Education, Michel Amani N'guassa, affirme avoir réduit le déficit d'enseignants de 3.786 ŕ 2.891.
Par ailleurs, le blocage par le gouvernement ivoirien des fonds destinés ŕ la filičre café-cacao inquičte les 2 millions de producteurs qui craignent de ne pouvoir faire face aux dépenses de la rentrée.
Au Ghana oů la rentrée est prévue cette semaine dans un contexte général d'inflation, les parents d'élčves ont vu les frais de scolarité augmenter de 50%.
Au Togo, les cours on partiellement repris lundi ŕ l'université de Lomé aprčs plusieurs mois d'interruption. Les étudiants en médecine, en droit, et ceux de certaines écoles, ont regagné le amphithéâtres qu'ils avaient désertés depuis la grčve lancée en avril dernier par CEUL (Collectif des étudiants de l'Université de Lomé).
Les grévistes protestent contre l'accumulation des arriérés de bourse scolaires, le non-respect des franchises universitaires et le manque d'infrastructures.
Le 30 aoűt, le recteur de l'Université avait annoncé l''invalidation' de l'année académique 2000-2001 dans les facultés qui n'avaient pas effectué une partie suffisante des programmes et décidé une période de rattrapage jusqu'ŕ la mi-décembre pour celles qui avaient pu accomplir des \"efforts sensibles\".
La situation est comparable au Niger oů le Syndicat national des enseignants du Niger (SNEN) a menacé mardi de boycotter la rentrée scolaire, fixée au 1er octobre.
Principale organisation des enseignants, le SNEN accuse le gouvernement \"de n'avoir pas respecté\" des clauses d'un protocole d'accord signé en juin.
Depuis son indépendance en 1960, le Niger, deuxičme Etat le plus pauvre de la plančte, enregistre un taux de scolarisation de 32%, l'un des plus faibles du monde.
Le secteur universitaire au Niger est quant ŕ lui paralysé depuis les violentes manifestations d'étudiants du 21 février qui s'étaient soldées par un mort (un gendarme) et l'arrestation d'une dizaine d'étudiants.
Selon le responsable d'un syndicat d'enseignants et chercheurs, Seydou Maďga, la rentrée a eu lieu alors que l'université n'a męme pas de budget de fonctionnement et ne dispose plus de laboratoires.
Au Burkina Faso, la rentrée initialement prévue début septembre a été reportée par le gouvernement au 1er octobre.
Les syndicats d'enseignants et d'étudiants prédisent une \"année chaude\". Le secrétaire général de la puissante Association nationale des étudiants burkinabč (ANEB), Souleymane Kologo, parle \"d'un climat social tendu sur le campus\" et dénonce des \"mesures antisociales\" contre les étudiants.
En juillet, le Congrčs pour la démocratie et le progrčs (CDP, au pouvoir) avait pour la premičre fois débattu du problčme de l'éducation. Les participants avaient notamment dénoncé \"la démission de l'Etat\", le manque d'infrastructures et de personnel.
Last edited: 07/05/2006 00:05:13