La Cour supręme de justice vient de déclarer irrecevables les requętes de mise en liberté provisoire introduites par les condamnés Charles Alamba, Emile Kakese et Pepe Ntumba
La Cour supręme de justice a statué ŕ l’audience du 23 février dernier sur la requęte déposée auprčs de son greffe, les 2 et 15 février 2006, par les condamnés Emile Kaseke Mwepu, Charles Alamba et Pepe Ntumba, sollicitant leur mise en liberté provisoire. Tous les trois concernés, comme d’aucuns le savent, avaient été condamnés en 2004 par la Cour d’ordre militaire dans le procčs des assassins de Stčve Nyembwe, ancien cadre ŕ la Direction générale des impôts (Dgi).
S’agissant du cas Alamba, cet ancien procureur de l’ex-Cour d’ordre militaire a comparu devant la Cour assisté de son conseil, Me Saturnin Ntamirira, pour soutenir que sa fuite n’est pas ŕ craindre quand lui sera accordée la liberté provisoire. Alamba a sollicité par ailleurs que soit élucidée la cause dans laquelle il a déclaré ętre faussement impliqué. Selon lui, il a fini par comprendre qu’il était tout siplement victime d’un complot.
Les poursuites déclenchées, l’enquęte préliminaire, l’instruction ŕ l’audience et le jugement intervenu, le refus de transmettre le dossier judiciaire au greffe de la Cour supręme de justice, a-t-il lâché, sont autant d’éléments qui confortent davantage cette thčse. Alors qu’il a déposé la requęte confirmative de son pourvoi en cassation le 07 février 2005, il reste en détention en dépit de ce que la liberté est la rčgle, s’est-il indigné. Il a conclu en disant qu’il a eu ŕ saisir cette cour sur pied de l’article 49 de la procédure applicable devant elle pour solliciter sa mise en liberté provisoire, car sa famille et lui-męme sont ébranlés ŕ tout point de vue et anéantis tant psychologiquement, matériellement que matrimonialement.
Auparavant le condamné Emile Kaseke avait comparu devant la cour pour déclarer avoir été victime des tortures qui lui ont d’ailleurs causé, a-t-il affirmé, une infirmité au niveau de deux doigts de la main gauche et une surdité quasi totale des deux oreilles, suite aux coups violents lui administrés ŕ la tęte. Aussi, il a fait comprendre qu’il y a de cela dix ans, depuis qu’il a commencé de souffrir de l’asthme qui a d’ailleurs atteint un stade chronique pour ensuite provoquer une hypotension artérielle.
Kakese Emile a laissé entendre en plus que son état de santé nécessite des examens approfondis et des soins appropriés. En guise de conclusion, il a indiqué qu’il est âgé de 51 ans, marié et pčre de huit enfants, et qu’il n’a jamais fait l’objet d’un antécédent judiciaire quelconque. Son adresse est connue et est fixe. Par conséquent, sa fuite n’est pas ŕ craindre.
Le troisičme demandeur de liberté provisoire, le condamné ŕ mort ancien soldat Pepe Ntumba a tenu, lui, ŕ informer la Cour dans sa déposition qu’au cours de l’enquęte préjudictionnelle, il avait été poussé ŕ dénoncer le colonel Alamba comme commanditaire de l’assassinat de Stčve Nyembwe, mais que devant la Haute cour militaire, le premier président a délibérément refusé de lui donner le temps de dénoncer le montage juridique dont il est victime aujourd’hui. Agé de quarante ans, Pepe Ntumba, marié et pčre de huit enfants, a indiqué en plus avoir une ancienneté de 27 ans de service militaire. « Je ne fuirai pas si la Cour décide de ma liberté provisoire car je suis innocent », a-t-il soutenu.
Last edited: 07/05/2006 02:10:42