A Kinshasa, les conditions déplorables d’hygične sont ŕ la base de plusieurs maladies dites des mains sales. L’environnement de Kinshasa est d’abord insalubre : des caniveaux pleins de saleté, des immondices partout. A côté de cela, les aliments vendus dans la rue le sont dans des conditions sanitaires douteuses ; voilŕ qui en rajoute ŕ la dégradation de la vie dans la capitale
Le manque d’hygične notoire dont font preuve les vendeurs ŕ la criée ŕ Kinshasa dépasse tout entendement. Si la ville de Kinshasa présente un spectacle désagréable avec des immondices dans tous les coins des rues, la boue dans des caniveaux et les sachets usés partout, c’est dű principalement aux vendeurs qui la sillonnent ŕ longueur des journées. Ce faisant, ils contribuent ŕ la propagation des, maladies des mains sales par leur ignorance des notions élémentaires d’hygične.
Les Kinois consomment impuissants depuis un bon bout de temps des produits dont la qualité laisse ŕ désirer dans le meilleur des cas, et franchement impropre ŕ la consommation dans la pire des hypothčses. En effet, quand il fait chaud, les Kinois qui vaquent ŕ leurs occupations sous ce climat, ont tendance ŕ se désaltérer; l’eau de boisson consommée dans ces circonstances de grande soif n’est pas toujours bien conditionnée dans des enveloppes ou des sachets complčtement étanches mais qu’importe: seul la satisfaction de l’état physiologique de soif importe. Comme le revenu moyen d’un congolais est de moins d’un dollar américain par jour, ce sachet de 30 c1 est parfois partagé entre deux ou trois consommateurs différents, ce qui favorise trop souvent la transmission des microbes.
Mis ŕ part les marchands d’eaux, ceux qui vendent des casse-croűtes ne se préoccupent pas outre mesure de l’état de conservation de leurs produits . Ces produits sont exposés au soleil, aux mouches et ŕ la poussičre. Quant au lait caillé fabriqué localement, il a un arričre goűt aigre, tandis que les flacons ne sont pas correctement nettoyés. Quant aux restaurants qui pullulent dans les coins des rues, ce sont tout simplement des gargotes indignes d’une population civilisée; les aliments que l’on y sert ne sont pas cuits ŕ la température exigée. Et le cadre est généralement sale, ŕ l’odeur nauséabonde. Le personnel qui sert se moque comme de son premier repas solide, de la tenue des lieux. Bref, l’hygične n’est pas au rendez-vous.
Le pays est déjŕ rongé par une pauvreté qui ne dit pas son nom la population devrait normalement consommer une alimentation saine pour ętre en bonne santé. Qui dit bonne santé, sous entend un personnel qualifié pour contribuer au développement du pays. La, santé est un droit reconnu ŕ tous, les vendeurs doivent au moins laisser la population en jouir ne serait-ce que pour des raisons d’honnęteté.
(CP)
Last edited: 07/05/2006 02:10:24