Rebondissement du dossier d’assassinat de l’ancien directeur de la DGI Stčve Nyembo avec la relance auprčs de la Cour supręme de Justice de la requęte de liberté provisoire introduite par le condamné ŕ mort le plus en vue dans le procčs qui fut organisé autour de cette affaire ŕ la Cour d’ordre militaire, en l’occurrence l’ancien procureur militaire et ex-colonel Charles Alamba. La haute instance judiciaire congolaise qui a entendu ŕ une audience organisée mercredi dernier le condamné et son conseil déjŕ en appel en cassation pour une reconsidération du jugement, a promis de répondre ŕ la requęte dans les 24 heures qui suivaient
Condamné ŕ mort dans le procčs qui avait opposé le ministčre public aux assassins présumés de Steve Nyembo, le détenu Charles Alamba Mungako a été entendu le mercredi 22 février ŕ la Cour supręme de justice. En effet, l’ancien procureur général de la défunte Cour d’ordre militaire était venu défendre sa requęte de demande de mise en liberté provisoire déposée ŕ la plus haute instance judiciaire de la République démocratique du Congo.
La salle était comble ŕ cette audience, surtout que sur l’extrait de rôle figurait aussi l’affaire qui oppose le Mouvement de libération du Congo (Mlc) ŕ Olivier Kamitatu sur l’interprétation de la Constitution. Bien qu’affichant bonne mine, Charles Alamba, accompagné de deux autres condamnés que sont Emile Kaseke et Ntumba Pépé, portait la tenue de détenu qui lui est désormais familičre.
A l’ouverture de l’audience, il a dű rappeler aux hauts magistrats que sa demande n’est qu’une suite logique de son pourvoi en cassation introduit depuis le 8 novembre 2004, et dont la requęte confirmative a été déposée le 7 février 2005.
Répondant ŕ la premičre question du président de la Cour supręme de justice, l’ex-colonel a dit qu’il comparaissait pour soutenir sa requęte de mise en liberté. En donnant les raisons, l’ancien officier a dit que sa fuite n’est pas ŕ craindre, d’autant plus qu’il a dű occuper les plus hautes fonctions dans la magistrature militaire et celles d’officier supérieur dans l’armée congolaise ; sans oublier son statut de pčre de famille avec une résidence connue. En plus, celui qui fut aussi avocat général ŕ l’Auditorat militaire a affirmé qu’il a intéręt ŕ se voir lavé par la justice.
Mais demandant ŕ son tour la parole, le représentant du ministčre public a fait comprendre aux membres du sičge que la Cour supręme de justice ne pouvait pas statuer valablement, étant donné l’absence du dossier physique toujours gardé ŕ la Haute cour militaire. Le prenant au mot, Me Saturnin Ntamirira a allégué que c’est encore une raison de plus pour examiner ce dossier, d’autant plus que la haute cour militaire, consciente de l’irrégularité qui caractérise son śuvre et du sort inéluctable de cet arręt au niveau de la cassation, s’obstine ŕ ne pas transmettre ledit dossier ŕ la Cour supręme de justice. Sur ce, la Cour a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer endéans 24 heures.
Pour rappel, Charles Alamba s’était pourvu en cassation aprčs sa condamnation, au motif qu’il a été mal jugé et qu’il y avait eu vices de procédure. Tout au long des débats, il avait continué ŕ rejeter les griefs qui lui étaient imputés sur l’assassinat de Steve Nyembo Mutamba de la Direction générale des impôts (Dgi).
Selon lui, ses adversaires avaient profité de cette sale affaire pour le casser ŕ cause de ses actes de gestion passés, posés pourtant pendant une période cruciale. C’est-ŕ-dire quand la Rd Congo était en guerre. La preuve, allčgue-t-il, en est que Charles Dimoke qui avait été maltraité sous prétexte que c’est lui qui avait donné la rançon du crime au colonel Alamba a été acquitté. Car, accusé injustement par ceux qui tenaient ŕ nuire ŕ sa personne.
Pour Charles Alamba, le ministčre public prčs la haute cour militaire n’avait jamais apporté des preuves quant ŕ son implication dans cette affaire, mais était allé de suppositions en suppositions. Conclusion : lui Alamba, on l’a coulé pour rien.
Un autre fait étonne le commun des mortels qui se pose mille et une questions et dont voici les plus importantes : pourquoi la Cour supręme de justice a-t-elle voulu statuer sur une affaire dont elle ne possčde pas de dossier physique ? Aussi, qui empęcherait le greffier de la haute cour militaire de transmettre le dossier du colonel Alamba ŕ la Cour supręme de justice ?
Last edited: 07/05/2006 02:10:16