L’effectif actuel des Forces armées de la Rdc (Fardc) se chiffrerait ŕ quelque 166.000 hommes, a révélé le ministre de la Défense Adolphe Onusumba dans une interview ŕ la presse allemande
Le brassage de l’armée et l’organisation des élections figurent parmi les principaux objectifs de la transition en Rd. Congo. Ce brassage est capital quand on sait que l’armée doit participer ŕ la sécurisation des personnes et de leurs biens et défendre l’intégrité nationale pour éviter que les groupes armés de pays voisins ne viennent troubler les élections au Congo démocratique.
A ce stade, le ministre congolais de la défense nationale, démobilisation et anciens combattants, Adolphe Onusumba a fixé l’opinion sur le brassage de l’armée congolaise en cours. Dans une interview accordée ŕ une chaîne de télévision allemande (Ddf) mardi 13 février dernier, il a déclaré que douze brigades intégrées seront opérationnelles d’ici la fin du mois de mars prochain dans la mesure oů neuf d’entre elles ont déjŕ terminé leur cycle de brassage et les autres seront en phase terminale de leur session.
Il a pourtant indiqué que le processus de brassage connaît quelques difficultés de parcours tout en évoluant.
« N’eut été les incidents de la base militaire Kitona, au Bas-Congo, la 8čme brigade aurait déjŕ sorti ses lauréats. Bientôt trois nouvelles brigades seront opérationnelles ŕ travers le pays en plus des six déjŕ déployées », a-t-il indiqué.
Selon le ministre de la défense, la Rd Congo devrait réunir douze brigades intégrées et entamer ainsi la troisičme vague de brassage qui vise ŕ former six autres brigades pour totaliser les 18 brigades attendues pour sécuriser les élections tel que le prévoit le Plan stratégique national pour l’intégration des Fardc.
Evoquant la reforme de l’administration militaire et du systčme de la paie des militaires, Onusumba a fait savoir que la mission de conseil et d’assistance de l’Union Européenne dans la reforme de sécurité (Eusec) est venue appuyer le Congo ŕ mettre en place un systčme de gestion responsable dans la chaîne de la paie.
Le ministre a souligné le fait qu’ŕ l’issue d’un audit initié ŕ cet effet, quelques suggestions ont été émises dans le souci de maîtriser les effectifs militaires.
« De 342.000 hommes déclarés au début de la transition a-t-il dit, le ministčre du Budget prend en considération actuellement un effectif évalué ŕ 250.000 militaires y compris les inactifs ».
Il a fait savoir que la réalité actuelle permet d’établir un effectif de 166.000 hommes de troupes étant donné que les inactifs sont ŕ la charge du projet des pays pauvres trčs endettés (Ppte). Le ministre de la défense nationale congolaise est convaincu qu’avec le travail abattu par la commission nationale de démobilisation et de réinsertion (Conader) et de la structure militaire intégrée, les effectifs seront plus réalistes.
S’agissant de tension signalée ŕ l’est du pays, Onusumba a annoncé que la situation est en voie de se stabiliser sur terrain ŕ Rutshuru suite aux efforts fournis ; c’est la raison pour laquelle le chef d’Etat-major des forces aériennes, le Général John Numbi est resté sur place pour suivre de plus prés l’évolution de la situation.
Aussi a-t-il dit ętre informé de la suspension par le Programme alimentaire mondial (Pam) des opérations de transport des ex-combattants vers les centres d’orientation ŕ cause du fait que la Rva a exigé de cet organisme le paiement des taxes aéroportuaires pour toutes les rotations effectuées en faveur de la Conader.
A ce sujet, le ministre a précisé que cette difficulté sera surmontée, car il est question d’harmoniser le contrat signé entre la Conader et le Pam.
Last edited: 07/05/2006 02:09:04