La plainte du collectif des syndicats de l’administration publique accusant le gouvernement de non respect d’accord d’assistance sociale aux fonctionnaires et agents de l’Etat a été déposé mercredi auprčs du Parquet général de la République ŕ Kinshasa en l’absence du Procureur général de la République lui-męme qui pourra recevoir une délégation des plaignants dčs la semaine prochaine, leur a-t-il été signifié
Acte surprenant et revendicatif motivé par la modicité de salaire. Stressés et marginalisés, les fonctionnaires ont résolu de s’en remettre ŕ la justice. Pour ce faire un collectif des syndicats de l’Administration publique (Cosap) a porté plainte mercredi contre le gouvernement de la Rd-Congo.
Ladite plainte a été déposée le męme jour au Parquet général de la République ŕ Kinshasa-Gombe. Cinq griefs sont évoqués ŕ la charge du gouvernement congolais. La partie demanderesse parle d’abord de violation du Statut du personnel de carričre des services publics de l’Etat. Le gouvernement est accusé ŕ ce niveau d’entretenir la confusion entre la carričre plane et celle hiérarchisée sans tenir compte des profits des agents.
“Des titres tels que faussaires, fictifs, doubles matricules, maintien des nouvelles unités pendant plus de six mois sans numéros matricule, missions volontaires sur les listes des agents de l’Etat sans modification de leurs motivations aux intéressés pourtant reconnus et payés parfois réguličrement, non tenue en compte du degré de conscience, d’aptitudes morales, politiques et intellectuelles, instauration des primes sans qualification, remettant en cause l’unicité de la gestion de carričre des agents de l’Etat et męme établies sans rčglement d’administration telle que souligne le Statut en vigueur, sont massivement violés entraînant les blocages des salaires et donc l’homicide volontaire de la part du gouvernement ŕ l’endroit des victimes dont le chiffre ne fait qu’augmenter chaque année au mépris des lois des finances et les préoccupations de la bonne gouvernance », indique la plainte.
La partie demanderesse va plus loin en accusant l’exécutif congolais de crimes contre l’humanité. « Les crimes ont été commis sur la personne de l’agent et fonctionnaire de l’Etat, relčve-t-on dans la plainte, pendant plusieurs décennies en lui payant un salaire de misčre, le privant de tous ses droits fondamentaux. Ce qui n’est pas tout, le gouvernement congolais est également accusé de violation des droits de l’homme et d’atteinte ŕ la sécurité physique et morale de l’agent et fonctionnaire de l’Etat ».
Ce n’est pas tout, le gouvernement congolais est également accusé de violation de la Constitution de la transition, des accords de partenariat dont celui de Mbudi et de pillage de l’économie. Enfin, le Cosap demande que les Institutions nationales et internationales exigent la réparation de tous les préjudices moraux et matériels subis par chacun des agents et fonctionnaires de l’Etat signataires et non signataires de la présente plainte étant donné que le rčglement de compte qu’exerce le gouvernement ŕ travers sa réforme inhumaine qui déclare ses agents faussaires et présumés faussaires sans établir leurs propres responsabilités, ouvre la voie ŕ une imputation dommageable ŕ la suite de morts, divorces, supplices commis faute de paiement régulier et d’un salaire décent, produisant ainsi les enfants de la rue et sorciers.
Cette plainte est signée entre autres par Kayombo Rashidi de Cct, Jean Bosco Puna de Synecat, Joseph Kodebaza Tembo du Synapetas et Mubiayi Muanza Remy du Senap, tous des secrétaires généraux.
Last edited: 07/05/2006 02:09:03