Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 01/12/2008 19:10 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
La Société nationale des assurances (Sonas) ne s’occupe presque pas des sinistrés et affaiblit ainsi l’image de marque qu’elle devrait préserver. Les sinistrés ne rentrent pas facilement dans leurs droits, męme si les transactions sont bien menées et finalisées

La Société nationale des assurances (Sonas) ne se préoccupe gučre de son image. Pour un sinistre intervenu en 1989 mais dont la transaction a été convenue ŕ 7000 dollars Us, en avril 2004, la Sonas a consenti ŕ régler ce litige ŕ son rythme et ŕ compte-gouttes. Du premier acompte de 500 $ perçus en juillet 2004, ces chiffres sont allés decrescendo pour atteindre 30$ en aoűt 2005, fluctuant généralement autour de 100$. Ce paiement - en 16 tranches - n’a jusqu’ici procuré ŕ la famille victime qu’ŕ peine 2820 dollars. Combien d’années doit-elle attendre encore pour recouvrer ses droits ?

Genčse de l’affaire. Cette année lŕ, le 14 mars 1989, un autobus appartenant ŕ la City Train, compagnie de transport public, écrasa au cours d’une mauvaise manśuvre de chargement, M. Mubwangolo Ngwono alors âgé de 35 ans, marié et pčre de quatre enfants. C’était ŕ l’arręt Mikondo sur le boulevard Lumumba, dans la commune de Kimbanseke/Kinshasa.

Profitant de sa police d’assurance souscrite auprčs de la Société nationale d’assurances, City Train, bon prince, dirigea la famille du défunt vers l’assureur national. De négociations en négociations, année aprčs année, l’opiniâtreté des bénéficiaires eut gain de cause sur la bureaucratie de la Sonas.

C’est dans un soulagement total qu’intervint le rčglement du litige, sur papier du moins. Les transactions laborieusement menées par les deux parties ont abouti ŕ une évaluation définitive du sinistre. En clair, la Sonas s’engageait le 23 avril 2004 ŕ allouer une indemnité de 7000 dollars Us (sept mille) ŕ la partie civile, « afin de mettre définitivement fin ŕ ce dossier » référencié 12/00/89/00782/T. A cet effet, pour que nul ne l’ignore, un procčs-verbal de transaction a été établi ŕ la męme date en bonne et due forme.

Selon les procédures, le procčs-verbal de transaction « constitue autorisation donnée ŕ la Sonas de procéder ŕ l’établissement des états de rčglement et de l’acte de transaction ». Et c’est fort de ce sauf-conduit que la famille entreprend des démarches pour se faire indemniser. Pas facile du tout. Entre-temps, la veuve décčde faute de soutien. Le sort des orphelins est loin d’ętre brillant.

Commence alors le véritable chemin de croix pour la famille. Elle s’entend dire par la Sonas que le paiement se ferait par acomptes. Les difficultés de trésorerie étant toujours brandies lorsqu’il s’agit de payer les indemnités aux tiers, et de surcroît étrangers ŕ la Sonas.

Il n’empęche que le premier acompte, d’un montant de 500 dollars Us, tombe dans l’escarcelle le 26 juillet 2004. Le deuxičme, le troisičme, le quatričme.... Et le seizičme, (200 dollars) a été perçu en janvier 2006. Au total, en seize versements, la Sonas n’a été capable de libérer que 2.820 dollars Us sur les 7.000 convenus. De quelle patience la famille devra-t-elle s’armer pour récupérer le reliquat ? Seuls les bonzes de la Sonas le savent.

Ce qu’ils ne réalisent pas, cependant, c’est le tort qu’ils causent aux sinistrés, au nom mais ŕ l’insu de l’entreprise publique qui les emploie. Pas étonnant que les meilleurs clients éventuels se désintéressent de l’assureur national pour signer leur police avec des compagnies étrangčres. C’est le cas avec, notamment, la Mission de l’Onu au Congo (Monuc).

S’élčvent ainsi de nombreuses voix pour soutenir la privatisation du secteur, pour plus de compétitivité et l’amélioration de la qualité de services. La famille Mubwangolo Ngwono compte, certes, parmi celles-ci. Tout comme la presse dont la mission est de se ranger toujours du côté des opprimés.



Last edited: 07/05/2006 02:08:58

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067