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Bonjour | 01/12/2008 18:54 | English Make DC Home page | RSS feed

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Cruciale pléničre jeudi au Parlement oů les membres des deux chambres mettront la derničre main au toilettage du texte de projet de loi électorale avant son adoption en attendant la promulgation qui devra suivre immédiatement aprčs. Les deux sujets qui ont retardé jusqu’ici l’adoption dudit projet de loi se rapportent, d’une part, sur les listes bloquées ou ouvertes dans le mode de scrutin, et, d’autre part, sur le critčre de diplôme pour le candidat aux présidentielles

Demain jeudi 16 février 2006 aura lieu au Palais du peuple la séance pléničre mixte Assemblée nationale — Sénat. Les discussions porteront sur le projet de loi électorale appelée ŕ subir un dernier toilettage.

Les débats parlementaires sur le projet de loi électorale ont été dominés par de longues et discussions sur le niveau d’études des candidats, aussi bien ŕ la magistrature supręme qu’au parlement et aux assemblées provinciales.

Les parlementaires ont perdu du temps ŕ débattre sur la nécessité ou non pour le futur président de la République notamment, d’attester d’un niveau d’études sanctionné par un diplôme universitaire « du niveau de la licence ».

Dans tous les salons politiques et męme dans les milieux universitaires les discussions ont pour le moins fait rage au point oů il s’est dégagé deux camps celui des partisans de la détention du diplôme pour assumer de hautes responsabilités de l’Etat et les défenseurs de la seule compétence et de la probité morale comme passeport pour accéder aux hautes fonctions de l’Etat.

Le mythe des diplômes

Cependant, lorsqu’on jette un regard rétrospectif, l’on se rend compte que depuis l’indépendance du pays en 1960, la gestion du pays a toujours été laissée entre les mains des universitaires. Malheureusement, ces derniers se sont conduits en vrais amateurs au point oů aujourd’hui la République démocratique du Congo se trouve dans l’abîme.

Bien plus, ce sont des universitaires qui ont plante et planifié le décor de 30 années de dictature de triste mémoire qu’a connu le pays. En un mot, comme en mille, l’autocratie mobutiste trouvait sa sčve idéologique dans les matériaux scientifiques savamment élabores par les universitaires.

Aujourd’hui, il est un fait que tout en reconnaissant la valeur de diplômes et de la formation universitaire, nous croyons que les parlementaires devraient faire preuve de plus de modestie et de tolérance. Et, surtout de réalisme.

Un débat déplacé

Pas de doute que l’indéniable aura de Joseph Kabila, seul des présumés prétendants au pouvoir ŕ avoir un bilan défendable gčne terriblement tous les prétendants ŕ la magistrature supręme.

En effet, en cinq ans de pouvoir, le président Joseph Kabila a entrepris une série d’actions sur le plan politique, diplomatique et socioéconomique qui, aujourd’hui, a permis au pays de repartir sur des nouvelles bases. Alors que personne ne lui donnait la moindre chance dans la gestion d’un pays déchiré par une guerre civile de type moyenâgeux, Joseph Kabila a réussi ŕ conduire le bateau Congo jusqu’aux élections.

Aujourd’hui, de tous les Congolais — en ce compris des candidats déclarés ŕ la magistrature supręme — Joseph Kabila est le seul ŕ justifier d’une expérience dans la délicate fonction de président de la République.

Pour le plus grand malheur de ses détracteurs, Joseph Kabila n’est pas aussi intellectuellement dépourvu qu’ils le croyaient. Car il est un ancien des Académies militaires de Dar Es Salam et de Chine oů il a fourbi ses armes.

Aujourd’hui, il ne lésine pas sur les moyens, en sa qualité de commandant supręme des Forces armées pour donner aux Fardc ses lettres de noblesse. Son charisme, sa capacité d’écoute et sa probité morale lui ont donné aujourd’hui une envergure internationale que personne ne lui a accordée ŕ son arrivée ŕ la tęte du pays en janvier 2001.

A travers le monde, les exemples sont légion qui montrent des personnalités qui n’ont pas eu la chance d’aller ŕ l’université, mais dont le parcours politique est resté grave dans les mémoires collectives.

Comme l’ancien Premier ministre français Pierre Beregovoy, le Belge Paul Van Den Boeynants, la représentante de l’Anc ŕ Paris, Mme Dolcie September, le nouveau président colombien Evo Morales, le brésilien Ignacio Lula Da Silua,...

Tout compte fait, la séance pléničre mixte Sénat-Assemblée nationale de ce jeudi 16 février doit constituer pour les parlementaires congolais une occasion de faire la relecture de l’histoire du pays. Ils doivent ainsi comprendre que le mythe des diplômes ne doit pas ętre mis au premier plan dans la gestion de la chose publique.

La compétence, la probité morale, intellectuelle et le respect des valeurs républicaines doivent ętre des paramčtres qu’il faut avant tout mettre en exergue. Sans oublier la sagesse qui est le pilier de tout savoir.

Débat sur les critčres du diplôme et de l’état civil du candidat président

Au cours de deux derničres semaines, on a longuement entendu les parlementaires congolais, toutes chambres réunies, s’attarder sur la question des diplômes universitaires. C’est vrai qu’il faut étudier pour avoir une ouverture large d’esprit, mais perdre un temps fou sur la nécessité du niveau d’études ou non pour le futur président de la République relčve d’un mythe dangereux et, il faut l’avouer, quelque part bourgeois et destructeur.

Il va sans dire que plusieurs de nos concitoyens qui ont suivi ces débats ont été conditionnés.

Dans les médias, les amphithéâtres des universités et instituts supérieurs, la ville haute et aussi les « nganda » tout comme dans les chaumičres des bidonvilles kinoises, l’opinion publique RD Congolaise s’est lancée tęte baissée dans d’interminables controverses.

Les discussions ont pour le moins fait rage, la plupart se faisant les défenseurs d’idées reçues insuffisamment vérifiées, comma cette prétendue exigence de diplôme universitaire « de niveau universitaire » pour pouvoir assumer utilement des tâches de responsabilité au sein d’une institution publique ou de la moindre entité territoriale en République démocratique du Congo.

Cette obsession, qui est fortement exploitée, vise ŕ barrer la route au jeune Président Joseph Kabila Kabange, qui reste ŕ ce jour le candidat potentiel, le plus crédible pour la prochaine élection présidentielle. Et cela se remarque, selon les observateurs avisés au parlement de transition, plus particuličrement au niveau de la commission paritaire mixte politique, administrative, et juridique Assemblée nationale —Sénat.

A tous ces niveaux, en effet, on remarque au premier rang les caciques de la deuxičme République mobutiste, qui se plaisent dans l’argumentation en faisant feu de tout bois dans l’espoir de damer le pion au candidat du Pprd. Pour maints analystes, c’est lŕ un faux débat et une procédure malhonnęte utilisée contre l’aura de Joseph Kabila Kabange.

Entre les ręves et la réalité, il y a toujours une marge qu’on ne doit pas négliger dans toute situation. Ce qui intéresse le peuple aujourd’hui, ce ne sont pas les promesses, lesquelles n’ont pu avancer ce pays. Partout dans le monde, comme en RD Congo, le peuple a besoin de résultats palpables pour bien opérer son choix.

En cinq ans de pouvoir, le jeune président a engrangé des résultats au plan politique, diplomatique, économique palpables. Somme toute, le fils Kabila a entrepris de reconstruire ce que les mobutistes bardés de diplômes ont détruit en trente deux ans de rčgne. En plus, de tous les congolais -en ce compris beaucoup de candidats déclarés ŕ la magistrature supręme-. Joseph Kabila est le seul, ŕ ce jour, ŕ justifier d’une expérience dans la fonction présidentielle. Aveugle par la sobriété proverbiale du jeune chef de l’Etat congolais qui, ŕ l’opposé de la plupart de ses contemporains, se révčle ŕ ceux qui l’approchent comme une personnalité introvertie peu encline ŕ faire étalage de sa vie privée, nombre de ses détracteurs arrivent vite ŕ la conclusion que Joseph n’avait pas de parchemin. C’est allé vite en besogne.

Livrant sa position sur les critčres de rétention des candidats, le Prof. Mulongo refuse le critčre du diplôme

« Il ne faut pas faire le culte du diplôme męme si cela est l’idéat. On ne peut pas non plus assujettir la gestion de la chose publique ŕ la seule détention d’un diplôme universitaire »

Ce sont les propos de Huit Mutongo Kalonda-Ba-Mpeta, enseignant ŕ l’Université de Lubumbashi qui est, en męme temps, président national d’un parti politique dénommé Conscience Républicaine pour la Démocratie et le Développement (CRDD). Ces déclarations ont été faites au cours d’un point de presse tenu en la résidence d’un de ses membres sur l’avenue Benseke, ŕ Kintambo.

En partance pour Lubumbashi aprčs un séjour en France, Huit Mulongo a profité de son escale ŕ Kinshasa pour donner sa lecture des enjeux de l’heure en RDC, notamment des questions discutées au parlement et qui portent particuličrement sur la loi électorale.

En dépit de sa fonction de cadre scientifique, Huit Mulongo soutient que ce pays a été détruit par des universitaires apprivoisés par les différents régimes. Ils n’ont joué qu’un rôle négatif. « Je ne crache pas sur le diplôme mais n’en devenons pas malades », ajoute-t-il.

Il estime que la formation tout comme l’expérience sécurisent car il faut éviter de placer des jeunes devant des postes de responsabilité avant qu’ils comprennent la maničre dont les choses se passent.

Le CRDD soutient enfin la candidature de Joseph Kabilŕ ŕ la Présidence de la République lors des prochaines élections. Ce parti veut le pousser ŕ ętre candidat ŕ la magistrature supręme. Il justifie ce choix par le fait qu’une fois ŕ la tęte du « Camp de la patrie », il peut impulser le renouveau du pays et le défendre contre toute tentative d’aliénation.



Last edited: 07/05/2006 02:08:52

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