La publication dans le journal « Le Soft » de l’article au sujet des enquętes menées sur l’assassinat du couple Franck Ngyke, par l’association « Journalistes en danger » (Jed), aurait suscité des réactions de désapprobation ŕ l’endroit des membres du « Jed ». C’est ce qui provoque la réaction de « Journalistes pour la promotion et la défense des droits de l’homme » qui sollicite la protection des journalistes de « Jed » qui aujourd’hui sont obligés de se cacher pour leur sécurité
« Journalistes pour la promotion et la défense des droits de l’homme » (Jpdh) condamne les menaces de mort proférées contre les responsables de l’Ong Journalistes en Danger (JED). L’association en appelle au chef de l’Etat pour garantir la sécurité des responsables de JED, ainsi que de leurs familles. Elle dénonce la violation de la Constitution, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, du Pacte international relatif aux Droits civils et politiques de męme que de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Dans un communiqué, daté du dimanche 12 février 2006 cette association de défense des droits humains signale que MM. Donat Mbaya et Tshivis Tshivuadi, respectivement président et secrétaire général de JED, se trouvent contraint de se cacher pour raison de Sécurité.
Jpdh signale que le Comité de Protection de Journalistes (CPJ) l’a averti, grâce ŕ la copie d’une correspondance datée du jeudi 10 février 2006 adressée au président de la République Démocratique du Congo via l’ambassade de la RD Congo aux Etats-Unis, que des menaces de mort pčsent sur Mbaya et Tshivis depuis la parution de l’édition du lundi 7 février 2006 du journal kinois « Le Soft ». Une enquęte, publiée dans cet organe de presse, cite des membres du gouvernement proches du chef de l’Etat ainsi que des personnalités politiques au sujet de l’assassinat du journaliste Franck Ngyke et de son épouse Hélčne Mpaka. Ce double meurtre avait eu lieu dans la nuit du 2 novembre 2005.
L’ong « Toges noires » donne aussi son avis
Une autre ong de défense des droits de l’homme « Toges noires », dans un communiqué daté du vendredi 10 février 2006, signé par son secrétaire général Me Marie André Muila Kayembe, fait savoir qu’elle privilégie comme beaucoup d’observateurs, la piste du crime politique et non crapuleux. Cette association déplore par ailleurs ce qu’elle qualifie de « lenteur délibérée de la police judiciaire » et de « désintéressement coupable du gouvernement ».
Jpdh rappelle qu’il s’agit de la troisičme fois, pour l’exercice 2004-2005, que les activistes de JED font l’objet de menaces anonymes soit par téléphone soit par courrier. Ainsi, en 2005 l’ong avait reçu un Email émanant d’un certain général Mbonge, promettant la mort ŕ Donat Mbaya et Tshivis Tshivuadi, de męme qu’aux membres de leurs familles.
Last edited: 07/05/2006 02:08:42