La Fédération des Entreprises du Congo, section du Bas-Congo (FEC/ Bas-Congo), est en train de jouer un sale jeu dans le dossier du droit de péage institué sur la route Kinshasa - Matadi afin de récolter des fonds devant servir ŕ l’entretien de ladite route. La Fec/Bas-Congo cherche ŕ détruire cette belle initiative tantôt en critiquant l’autorité provinciale ŕ qui est supposé revenir, selon la Fec, tout ce qui est récolté pour le péage, tantôt elle en veut au gestionnaire, l’entreprise Malta Forrest
Soufflant ŕ la fois le chaud et le froid, c’est-ŕ-dire d’accord avec le péage tout en le combattant, la Fec/BC, qui n’a eu gain de cause, parce que sa cause était mauvaise, avait tenté, par tous les moyens, de politiser un dossier qui n’avait rien de politique.
Au point oů on en arrive dans le Bas-Congo ŕ soupçonner certains responsables de la Fec de travailler contre les intéręts de la province. Une province, on le sait, qui ne manque pas d’atouts, auxquels s’ajoute aujourd’hui le péage, déjŕ opérationnel, heureusement, pour avoir un réseau routier digne des défis de temps modernes.
Dans une campagne menée tambour battant, des responsables de la Fec avaient tenté de faire croire ŕ l’opinion que les recettes tirées du péage iraient renflouer les caisses du Pprd pour sa campagne électorale. Pour eux, et de maničre cynique, le péage était une affaire du gouverneur Tsasa. Alors que tout l’exécutif provincial a śuvré pour ce péage, seul susceptible de permettre ŕ la nationale n°1 de disposer des moyens pour son entretien régulier.
N’ayant pas trouvé d’oreille attentive sur ce registre politique, ils se sont rabattus sur la personne du gestionnaire, l’entreprise Malta Forrest en l’occurrence, qu’ils accusaient, avec des arguments tordus, de ne travailler au Bas-Congo qu’avec des Katangais. Ils espéraient, ce faisant, créer un climat de frustration, et pourquoi pas d’anti-katangais chez les Bakongo dont on sait pourtant qu’ils n’ont jamais été portés sur l’exclusion des autres.
Qu’ŕ cela ne tienne, ici et lŕ, distillés sous forme de poison destiné ŕ brűler le climat de paix et de parfaite entente qui rčgne dans le Bas-Congo, les arguments politiques et tribalo-racistes n’ont rencontré qu’indifférence et mépris total. Au point oů de plus en plus des voix s’élčvent dans le Bas-Congo pour condamner une Fec qu’elles soupçonnent d’ętre ŕ la solde de certaines forces politiques.
Climat de paix
Autrement dit, en cherchant ŕ livrer Forrest ŕ la colčre des Bakongo, les ténors de la Fec, qui sont censés protéger leurs membres, ignorent un fait de taille.
C’est Forrest qui a fait de Lukala, avec sa Cilu oů travaillent les Congolais de toutes les provinces, une cité florissante et pleine de vie. D’oů la question : quelles affaires les agitateurs de la Fec/Bas-Congo ont montées dans cette province ? A notre avis, aucune qui soit digne d’intéręt.
En attendant, pour son image et pour sa crédibilité, la Fec/Bas-Congo, dont certains membres ont des couleurs politiques connues de tout le monde, ferait mieux de rester fidčle ŕ sa mission. Celle de défendre les intéręts de ses membres.
Quand on sait que 70% des recettes tirées du péage sont réservés exclusivement aux travaux routiers, on est en droit de pousser un ouf de soulagement. On n’attendra plus l’argent de quelque part pour boucher un petit trou. C’est une avancée significative dans la maîtrise de la gestion des grandes infrastructures du pays.
Le péage, c’est du pain béni pour la stratégique route Matadi-Kinshasa. Sans laquelle – ou si elle n’est pas convenablement entretenue - Kinshasa, la capitale, pourrait ętre exposée ŕ toute forme de calamité humaine.
Une vraie Fec, męme Bas-Congo, ne devrait jamais perdre ça de vue.
Last edited: 07/05/2006 02:08:34