Les prochaines élections générales se veulent démocratiques et non exclusives. Les citoyens naissant égaux devant la loi, personne ne peut ętre exclu dans l’organisation d’une nation. Voilŕ pourquoi, toutes les catégories sociales sont intéressées. L’Ifes, organisme s’occupant des systčmes électoraux, a patronné derničrement une journée de sensibilisation des sourds-muets sur les élections
La citoyenneté a des attributs. Une malformation ou un handicap ne peuvent ôter ce droit d’exercice desdits attributs. L’article 13 de la constitution stipule męme ŕ ce sujet : « Aucun Congolais ne peut, en aucune matičre, faire objet d’une mesure discriminatoire, qu’elle résulte d’une loi ou d’un acte du pouvoir exécutif, en raison de sa religion, de son appartenance raciale, tribale ou ethnique, de son sexe, de son ascendance, de son lieu de naissance, de sa résidence ou de ses opinions ».
L’union des parents et des enfants sourds-muets en collaboration avec l’Ifes s’est sans doute inspirée de cet article pour s’assurer de la protection des droits des sourds-muets. C’était le vendredi 10 janvier dernier en la salle Boboto de la paroisse Saint joseph, ŕ l’issue d’une journée de formation des sensibilisateurs des sourds-muets de la ville et des environs. A cette occasion, prčs de 60 participants venus des Ongs des sourds-muets dont 12 enseignants venus des écoles qui encadrent cette catégorie sociale y ont pris part.
Pour l’oratrice du jour, Mme Lydie Kapinga des Fcdd (femmes chrétiennes pour la démocratie et le développement), les sourds-muets doivent participer aux élections pour parler effectivement de la démocratie dans le pays. Ainsi, elle est partie de la définition de quelques concepts de base grâce ŕ « une boîte d’images ». Il s’agit premičrement de la démocratie comme étant un pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Elle a ŕ cet effet, expliqué que le pouvoir du peuple renvoie au peuple souverain tandis que le pouvoir par le peuple signifie que les candidats sont élus par le peuple.
Quant au pouvoir du peuple, elle a précisé que les dirigeants sont appelés ŕ travailler en faveur de ce peuple. Elle a fait savoir que les piliers de la démocratie se résument notamment ŕ la liberté, ŕ la participation de tous et ŕ la justice distributive. Et d’ajouter que les véritables élections impliquent une pluralité des candidats, une périodicité et une alternance. D’oů la nécessité d’impliquer les sourds-muets. Par ailleurs, Mme Lydie Kapinga s’est appesantie sur les différentes raisons pour lesquelles on doit procéder au vote. Au nombre de ces raisons, elle a cité l’accession au pouvoir légitime, la paix et la stabilité dans le territoire. Elle n’a pas manqué d’évoquer les étapes du processus électoral telles que la promulgation de la loi électorale, le paiement d’une caution et le dépôt de candidature.
(FP)
Last edited: 07/05/2006 02:08:22