Les agriculteurs de Ludimbi Lukuha, localité située ŕ 50 kilomčtres de la cité de Kabinda ne savent ŕ quel saint se vouer. Leurs champs de mais sont détruits par des criquets dévastateurs. Ce qui occasionne une rareté de maďs et d’autres produits agricoles sur le marché local. Toutefois, l’inspecteur chargé de l’agriculture affirme avoir envoyé une équipe sur le lieu en vue d’une intervention, rapporte radiookapi.net

C’est depuis jeudi dernier qu’une centaine d’hectares de maďs sont détruits par des criquets pčlerins. Ces insectes ravageurs se multiplient ŕ Ludimbi Lukula et constituent un danger pour les champs de maďs. D’aprčs le chef de ce secteur, certains habitants ont brűlé leurs champs pour se débarrasser de ces insectes nuisibles. Mais ces derniers persistent toujours.

Contacté, l’inspecteur chargé de l’agriculture dans le territoire de Kabinda affirme avoir dépęché une équipe sur le lieu du drame pour faire le constat. Il promet d’en informer la hiérarchie. Toutefois, ce responsable déplore le manque de moyens pour une intervention rapide.

Le secteur de Ludimbi Lukuha approvisionne une partie du territoire de Kabinda en maďs, en haricots et en manioc. Avec les criquets, ces denrées alimentaires sont devenues rares.

Kikwit : 5 personnes sur 100 portent le virus du Sida

l’épidémiologiste Laurent Engyam Empung, superviseur du conseil national des Ong de santé (Cnos) pour la province du Bandundu et la ville de Kinshasa, a effectué du 14 au 23 janvier 2006 une mission ŕ Kikwit pour s’imprégner des réalités de l’épidémie du Vih/Sida.

Aprčs enquęte, il s’avčre que sur 100% de personnes qui ont accepté de passer le test, 40% sont séropositives. 5 personnes sur 100 portent le virus du Sida. L’autre constat est que cette maladie jusqu’aujourd’hui incurable, frappe en grande partie la population active dont l’âge varie entre 14 et 49 ans.

D’autres résultats indiquent que sur l’ensemble de la population totale, 1000 personnes au moins sont atteintes. Pourquoi un taux si élevé de personnes vivant avec le Vih/Sida dans cette partie de la République Démocratique du Congo ?

Kikwit est une ville qui est devenue aujourd’hui un carrefour de transit pour les trafiquants provenant de l’Angola, Tembo et Tshikapa. C’est donc une ville d’attraction et d’ambiance, mouvementée par l’affluence des jeunes gens dont les filles en majorité. Le danger ŕ cela est que les pratiques et connaissances, bref l’information relative ŕ la lutte contre le Vih/Sida, selon le superviseur du Cnos, est trčs faible.

Pan conséquent, cette population est ŕ la merci de ce fléau qui ravage le monde entier. Pourtant, elle a besoin des connaissances pour changer son attitude et diminuer le risque d’infection. Outre une maladie mortelle, le sida est aussi et surtout un frein pour le développement d’une nation.

Il constitue un véritable obstacle pour l’épanouissement socio-économique d’un pays, une fracture pour les structures de productivité et affecte des communautés entičres. Les forces vives de la province du Bandundu ont donc intéręt ŕ s’impliquer de maničre ŕ arręter l’hémorragie avant que le pire n’arrive. Au cas contraire, cette épidémie appauvrira davantage cette province qui affiche déjŕ la mine d’un parent pauvre.

(FP)