A la fin de sa visite en Rdc, le Ministre belge des Affaires étrangčres, M. Karel de Gucht, a déclaré que le Royaume de la Belgique propose ŕ la Rdc une large privatisation de son secteur de transport. Le Congo étant un vaste pays, le déficit de moyens de transport se fait largement sentir ; ce qui est trčs déplorable
Par le biais de son ministre des Affaires étrangčres, le Royaume de la Belgique propose ŕ la Rd-Congo une large privatisation de son secteur de transport. Le Congo est un vaste territoire avec un grand déficit des moyens de transport. Au terme de plusieurs analyses, l’activité de transport appréhendée sur base du trafic des marchandises et des personnes, est trčs médiocre tant sur la plan local que sur le plan national. Créant plusieurs goulots d’étranglement, plusieurs villes et villages de la Rd-Congo sont enclaves ŕ cause de manque d’une politique nationale de transport efficace et efficiente.
Raison pour laquelle lors de sa derničre visite en Rd-Congo, M. Karel de Gutch, ministre belge des Affaires étrangčres, a précisé sans ambages la privatisation du secteur pour redynamiser l’économie. Le Comité de pilotage des entreprises publiques dans le cadre des réformes ŕ opérer dans ce secteur afin de travailler pour la création d’une structure de régulation du transport en Rd-Congo. Celle-ci aura pour tâche, d’étudier les possibilités d’amélioration de notre systčme de transport dans le cadre du Projet de partenariat privé-public.
Lors d’un séminaire, Karel de Gutch, a déclaré que les implications du privé dans une économie peut se faire sous plusieurs modalités notamment, aide ŕ la réforme, privatisation pur et simple. L’activité de l’Office national de transport (Onatra), de la Société nationale de chemin de fer du Congo (Sncc), de la Compagnie maritime (Cmdc), des Lignes aériennes congolaises, est en baisse depuis le début de décennie 80.
Ces entreprises qui ont le monopole chacune dans sa branche pour le transport des biens et des personnels, ont démontré leur défaillance. Par ailleurs, leur rentabilité est handicapée par la vétusté des infrastructures et des équipements ainsi que l’insuffisance des moyens financiers pour assurer la maintenance de l’outil de production devenu obsolčte. Cette contre-performance, aux yeux du ministre du Plan, démontre que « l’expérience de monopole accordé aux entreprises publiques dans le secteur de transport est un échec ».
Quant au ministre de Transport congolais, il a reconnu que la situation des transports dans notre pays est trčs déplorable. « L’accčs au service de base est impossible » et cela constitue un grand obstacle ŕ la stabilisation et au développement économique du pays, a déclaré, Heva Mwakasa.
Il y a des produits alimentaires qui jouissent dans certains coins de notre pays au moment oů le pays importe les męmes produits ŕ des prix largement élevé que si on pouvait désenclaver le pays, a déclaré un séminariste. En ce qui concerne la gestion des aéroports, des ports, les chemins de fer, le principe ŕ adopter serait, celui d’un partenariat public privé avec éventuellement des opérateurs étrangers, a dit le ministre du Plan. Mais, nous ne devons procéder de maničre ŕ donner par étapes en donnant d’abord un mandat ŕ un opérateur, puis envoyer, aprčs une ou 7 ans ŕ une privatisation partielle ou totale, a ajouté le ministre du Plan.
Pour les Congolais, la privatisation a des conséquences néfastes sur le plan social. Souvent, elle amčne une minimisation des charges notamment par l’assainissement du personnel. N’oublions pas que les opérateurs privés sont avares de recettes et n’ont pas la męme vision économique que les entreprises étatiques. Aussi, dans un climat tel que celui de la Rd-Congo, il est difficile de privatiser qu’elle qu’en soit les modalités serait accompagné par la diminution des effectifs dans un pays oů prčs de 70 % de la population vit grâce ŕ l’informel, avec un taux de chômage trčs accentuée.
Last edited: 07/05/2006 02:07:34