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Les professeurs de l’Université de Kinshasa rassemblés au sein de l’Apukin, avaient donné un ultimatum au Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire au sujet de leurs revendications se rapportant ŕ leur situation salariale. Le délai de 20 jours fixé par l’Apukin court jusqu’au 5 février. Ceci suppose que les professeurs de l’Unikin vont probablement initier des actions concrčtes dčs la semaine prochaine

Les enseignants d’université, membres de l’APUKIN (Association des professeurs de l’université de Kinshasa) ont, ŕ l’issue d’une assemblée générale ordinaire tenue récemment, adressé au ministre de l’ESU (Enseignement supérieur et universitaire) un ultimatum de vingt jours cela jusqu’au 5 février prochain, pour le rčglement de leurs revendications sur le paiement du deuxičme palier de rémunération et la réhabilitation de leur statut particulier bien distinct et spécifique en leur carričre, a-t-on appris, mercredi, des sources du milieu de l’APUKIN, ŕ Kinshasa.

Ces professeurs qui avaient, a cette occasion, examiné les problčmes brillants de l’heure de leur situation sociale et des conditions de travail, ont, notamment exigé l’exécution des paliers du nouveau barčme dont les modalités ont été arrętées par le gouvernement, avant d’insister sur la gestion des effectifs réels et non gonflés.

Les membres de l’association qui réclament la réhabilitation de leurs droits, ŕ l’instar d’autres catégories professionnelles comme celles des médecins et des magistrats, se disent ne pas ętre partie prenante ŕ toutes les commissions créées par le ministre de tutelle relatives au statut unique du personnel de l’ESU et ŕ la répartition de l’enveloppe budgétaire.

Ils ont, outre cela, appelé ŕ l’implication ferme des professeurs membres de l’APUKIN dans les activités politiques et de leur présence dans les centres de décisions concernant la vie nationale. Ces professeurs qui tiennent au dénouement de leur revendication, promettent, indique-t-on, des remous sociaux dans les activités académiques ŕ l’expiration de leur délai buttoir du 5 février prochain.

Cap pour l’annexe prochaine !

Il était difficile de s’imaginer que la grčve déclenchée par les enseignants allait ętre un succčs. Déclenchée depuis le 30 janvier dernier, elle n’aura duré que l’espace d’un matin sans résultat probant. Elle a été suspendue mercredi dernier par les deux syndicats ŕ l’origine de cette grčve, le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) et le Syndicat national des écoles conventionnées catholiques (Synecat). Ces deux syndicats invitent par conséquent les enseignants ŕ reprendre les cours ce lundi 6 février.

Jean Kimbuya, secrétaire général du Syeco justifie cette décision par la confusion constatée dans le chef de certains gestionnaires d’écoles, de certains partenaires et des comités de parents. Ces derniers, a-t-il poursuivi, n’ont pas les męmes objectifs que les syndicats des enseignants, ŕ savoir l’amélioration des conditions de vie des enseignants et du personnel de l’éducation en RDC. « Considérant la nécessité de pouvoir défendre les enseignants et le souci de renforcement des capacités des organisations syndicales, nous avons décidé de suspendre le mouvement de grčve tant ŕ Kinshasa que dans les provinces concernées ŕ partir du lundi 6 février. Nous demandons ŕ nos affiliés et sympathisants de pouvoir reprendre le travail », précise M. Kimbuya. Il attire cependant l’attention des parents des élčves, du gouvernement et des Eglises sur le danger d’une année blanche si les accords signés de bonne foi ne seraient pas respectés.

En effet, les enseignants qui avaient dčs la rentrée fait marcher le gouvernement, ont fini par céder ŕ l’appel des écoles conventionnées ŕ reprendre les cours. Les écoles ont ainsi renoué avec la prise en charge des enseignants par les parents. Les enseignants des écoles officielles se sont retrouvés marginalisés surtout en position de faiblesse. C’est avec de profil bas qu’ils tentaient de lancer des appels ŕ la grčve, sans ętre convaincus qu’ils seront respectés. Ainsi, pour ne pas perdre la face, ils ont préféré lever leur dernier mot de grčve.

A titre de rappel, les enseignants avaient suspendu leur grčve en septembre dernier pour une période de trois mois pour, disaient-ils, donner au gouvernement le temps de répondre positivement ŕ leurs revendications lors de prochaines négociations.

Les enseignants ne manqueront pas de reconnaître qu’ils ont perdu la face pour cette année scolaire. Ils vont naturellement affűter leurs armes pour l’année scolaire prochaine. En effet, il est toujours facile de coincer le gouvernement ŕ la rentrée plutôt qu’en plein milieu de l’année. Le gouvernement qui sera issu des élections sera en premier lieu confronté aux revendications des enseignants.

Il pourra bénéficier des circonstances atténuantes au regard de sa nature parce qu’issu des urnes avant de répondre aux revendications des enseignants qui ne jure que sur Mbudi qui fętera d’ici-lŕ le deuxičme anniversaire de sa signature.



Last edited: 07/05/2006 02:07:21

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