La rencontre de ce jour est trčs déterminante pour les équipes participantes. Pour les Simba, il ny a qu’un seul mot d’ordre : se battre pour la victoire ou en d’autres mots, pour paraphraser Mussolini : vaincre ou mourir
« Vaincre ou mourir ». Il y a 78 ans, Mussolini avait rédigé un télégramme qui ne comportait que ces trois mots et l’avait fait adresser aux joueurs italiens qui devaient rencontrer les Hongrois en finale de la Coupe du monde ŕ Paris en 1938.
De leur côté, les sportifs congolais empruntent cette męme formule pour le choc tant attendu pour le compte des quarts de finale de la 25čme édition de la CAN entre l’Egypte et la RDC, cet aprčs-midi au stade international du Caire oů il s’agira pour chacun d’éviter une déconvenue qui serait synonyme d’élimination.
D’emblée, l’Egypte, quadruple vainqueur de cette épreuve, part largement favorite dans cette confrontation et cela pour deux raisons majeures ŕ savoir : le double avantage psychologique d’évoluer sur un terrain qui lui est favorable et devant son public qui la portera ŕ bout des bras du début ŕ la fin.
Les Congolais, on ne peut pas se voiler la face, auront la tâche la plus ardue aprčs le débâcle subie cinq jours plus tôt face aux « Lions indomptables » du Cameroun (0-2). Mathématiquement il est quasiment impossible aux Simba, dans l’ambiance surchauffée de la bonbonničre égyptienne, de sortir indemne de ce débat qui promet des étincelles.
Néanmoins, ayant montré de trčs belles dispositions tactiques et techniques jusque lŕ, il n’est pas impossible de voir la génération actuelle des Simba, marcher sur les traces de leurs aînés qui avaient, contre toute attente, défenestré les Pharaons d’Egypte en demi-finale de la CAN organisée en 1974 par la męme Egypte, le vendredi 03 mars 1974, au terme d’un baroud d’honneur qui les a vu remonter le retard de (2-0) accusé ŕ la mi-temps, en égalisant par Kidumu et Ndaye avant que ce dernier n’inscrive le but de la différence.
Chehata, l’actuel entraîneur de l’Egypte, alors capitaine de son équipe, s’en souvient encore. Un fait demeure certain, c’est que ce tournoi a montré qu’il n’y a pas de match facile. Les Simba qui sont surmotivés doivent rester concentrés et aborder ce match trčs sérieusement. C’est ŕ ce prix qu’ils peuvent espérer faire ręver jusqu’au bout le peuple congolais.
Last edited: 07/05/2006 02:07:12