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Les populations du Nord-Kivu dénoncent dans les nouveaux troubles qui secouent l’Est de la Rdc une menace de déstabilisation répétée du pays dans une rébellion fomentée par la coalition organisée entre Laurent Nkunda, l’opposant Katebe Katoto et l’exilé Baramoto

Laurent Nkunda est pointé comme le principal responsable de l’insécurité qui prévaut actuellement dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. C’est l’avis des autorités politiques et militaires ainsi que des représentants des communautés ethniques de la province réunis le jeudi 26 janvier 2006 ŕ Goma. Par conséquent, tous exigent la mise en application du mandat d’arręt international lancé contre ce général dissident déchu. Ils recommandent également la poursuite du processus de brassage en cours, rapporte radiookapi.net.

Le e général dissident déchu et retranché dans les foręts du territoire de Masisi n’aurait pas agi seul, soutiennent les participants ŕ la réunion de jeudi au gouvernorat du Nord-Kivu. Certains anciens chefs de guerre de l’Ituri, notamment Bosco Ntaganda et un certain Kakolele, l’auraient appuyé dans sa tentative de déstabilisation de la province. Il aurait bénéficié également de l’appui financier de certaines personnes. L’homme d’affaires katangais Katebe Katoto et l’ex-général de Mobutu, Kpama Baramoto, sont nommément cités.

Les autorités politico-militaires et les communautés ethniques recommandent que le mandat d’arręt lance derničrement par le gouvernement congolais contre Laurent Nkunda soit vite mis en application.

Laurent Nkunda est ressortissant de la communauté tutsi. Le représentant de cette communauté ethnique du Nord-Kivu accepte, lui aussi, de s’investir dans la sensibilisation des jeunes tutsi. Mais il met en garde contre la diabolisation de toute une tribu. « Il faut que toutes les tribus du Nord-Kivu, notamment les Hunde, les Nande..., s’engagent ŕ sensibiliser leurs membres au męme titre que moi auprčs des Tutsi. Que l’on bannisse pour toujours l’exclusion », insiste le représentant des Tutsi.

Ce communiqué des responsables politiques et militaires souligne, si besoin en est encore, la gravité de la situation au Kivu. Bien plus, contredit les communiqués de presse de l’Etat-major général des Fardc et de la Monuc qui parlent « d’une mutinerie » et que « tout serait rentré dans le calme ».

Il y a bien plus que cela, car des informations de plus en plus concordantes font état d’un complot bien planifié pour porter un coup dur au processus de transition. En effet, des rumeurs qui nous parviennent insistent sur une imminente attaque contre la ville de Goma par des éléments fidčles ŕ Nkunda. Ils procčderont par deux axes : Kitchanga-Sake et Rutshuru-Goma.

DES TROUBLES SOCIAUX

C’est ainsi que l’on parle des mouvements de personnes armées dans le Massi, plus principalement dans les chefferies de Osso Banyungu, Pinga, Mwesso, Katale, Kahongole, Lubinzi et Matobo. Des mouvements qui inquičtent des populations de Masisi.

Selon toujours des sources concordantes, ce vaste complot vise ŕ provoquer des troubles sociaux sur toute l’étendue du pays. Prétexte est bien sűr d’exploiter ce malaise social que l’on voudrait amplifier pour perturber le processus électoral.

Telle est la question fondamentale. Mais on ne peut s’empęcher de rapprocher ces actions avec le déroulement des élections. Celles-ci, en effet, font peur. Tout comme la lui électorale suscite beaucoup d’inquiétudes dans la mesure oů certains calculs sont ŕ refaire. Or, une fois de plus, ce climat d’insécurité fait le lit de nos agresseurs potentiels. La derničre déclaration du président ougandais de revenir en Rdc pour combattre la Lra s’inscrirait sűrement dans ce contexte de ce complot permanent contre la Rdc ». Question de perpétuer le rčgne du pillage des richesses congolaises avant d’aboutir ŕ la balkanisation de la Rdc.

LE SPECTRE DE SZREBRENICA

On ne cessera de le dire assez. Il importe de réagir avec promptitude et efficacité pour rétablir la sécurité en Rdc et dans la région des Grands Lacs. La prolifération des armes, la politique de deux poids deux mesures sur des personnes qui ont violé l’embargo sur les armes par la Communauté internationale, risque de faire du Kivu un second Szrebrenica.

En effet, dans cette ville ex-yougoslave, deux généraux ont commis des crimes contre l’humanité, nonobstant la présence de la mission de paix de L’Onu. Malgré des mandats d’arręt internationaux lancés contre eux, ils n’ont jamais été arrętés. Selon certaines indiscrétions, les commanditaires de l’éclatement de l’empire ex-Yougoslavie s’étaient servis d’eux pour atteindre leur but. Il devenait anormal et ingrat de faire arręter des « alliés » pour des raisons faciles ŕ deviner. Ils continuent ŕ courir. Faut-il croire réellement que la Communauté internationale n’a pas les moyens pour les neutraliser et les traduire devant le tribunal international?

La République démocratique du Congo est l’objet d’un complot visant sa balkanisation. Il y a des commanditaires et des agents exécuteurs. Si jusque-lŕ le plan n’a pas encore réussi, la politique de deux poids deux mesures accrédite la thčse selon laquelle le Kivu pourrait devenir un second Srzebrenica, avec toutes ces morts pendant que leurs auteurs ne sont pas arrętés.

Espérons qu’avec cette réaction de notabilités du Kivu, les choses pourraient prendre une autre tournure. En attendant, la Rdc n’est pas encore sortie de l’auberge et demeure toujours l’objet de plusieurs convoitises.

Les communautés ethniques du Nord-Kivu exigent l’arrestation de Laurent Nkunda

Les autorités politico-administratives et militaires ainsi que les représentants des communautés ethniques de la province du Nord-Kivu se sont réunis jeudi 26 janvier dernier au gouvernorat ŕ Goma pour parler de l’insécurité qui prévaut actuellement dans le territoire de Rutshuru. De l’avis de tous, Laurent Nkundabatware est le principal responsable de cette insécurité dans le Rutshuru.

Sans tergiversation, toutes les communautés ethniques de la province du Nord Kivu exigent la mise en application du mandat d’arręt International lancé contre ce général dissident déchu.

A en croire la radio Okapi, ils recommandent également la poursuite du processus de brassage en cours. De notre source, nous apprenons que les participants ŕ cette réunion estiment que le général dissident déchu et retranché dans les foręts du territoire de Masisi, n’aurait pas agi seul.

Pour rappel, les attaques de ces derniers jours contre certaines localités du territoire de Rutshuru ont ravivé la haine tribale, notamment entre les populations hutu et tutsi d’un côté, et leurs compatriotes Nande habitant Rutshuru et Kiwanja de l’autre.



Last edited: 07/05/2006 02:06:04

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