La participation de la Rdc ŕ la zone de libre échange de la Communauté économique des pays de l’Afrique australe (Comesa) va faire l’objet d’un atelier prévu ce jeudi dans la capitale congolaise pour expliquer l’opportunité pour la Rdc de l’établissement de fructueux liens commerciaux avec les Etats de ce regroupement économique régional
Le marché commun de l’Afrique australe et de l’Est (Comesa), en collaboration avec le ministčre Congolais de la Coopération régionale, organise un atelier ŕ Kinshasa sur la participation de la République démocratique du Congo ŕ la Zone de libre échange de ce regroupement régional.
Ces travaux s’ouvrent le jeudi 26 janvier 2006 ŕ l’hôtel Memlin de Kinshasa Gombe. Ils consisteront, selon le secrétaire général ad intérim du Comesa, l’ambassadeur Nagla El Hussairy, ŕ faciliter la préparation de la Rdc ŕ la zone de libre échange (Zle).
La mission du Comesa, a-t-il ajouté, va travailler avec les experts et autorités du secteur des douanes, des contributions et des finances. Il a ensuite fait savoir que, s’il y a une demande des autorités Congolaises, la délégation du Comesa pourra organiser, ŕ Kinshasa, une formation axée sur les rčgles d’origine, pour les opérateurs économiques, les douaniers et autres parties Congolaises concernées.
Les opinions des Congolais cependant divergent quant ŕ l’adhésion de la Rdc ŕ la zone de libre échange du Comesa. Certains analystes estiment que la Rdc ferait mieux d’évoluer au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (Ceeac) oů elle est considérée comme un Etat intégrateur de par sa position géostratégique et ses incommensurables potentialités économiques. D’autres personnes pensent que la Rdc gagnerait beaucoup plus dans le Comesa compte tenu des avancées technologique des pays de la partie de l’Afrique australe.
Un autre observateur fait une lecture neutre et prudente de la situation de l’intégration économique en Afrique. Il constate que les intégrations africaines butent ŕ des difficultés financičres majeures qui les rendent dépendantes des capitaux étrangers, les soumettant ŕ des conditions incompatibles au développement.
Histoire du Comesa
Le traité établissant le Comesa (Marché Commun de l’Afrique orientale et australe), abréviation de l’anglais Common Market of East and Southern Africa) a été signé en novembre 1993 et ratifié en décembre 1994. Il a remplace l’ancienne Zone de commerce préférentielle, qui existait depuis 1981.
Les pays arabes membres de Comesa sont : l’Egypte, le Soudan, Djibouti et les Comores. Les autres membres sont l’Angola, le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Erythree, l’Ethiopie, le Kenya, Madagascar, le Malawi, l’Ile Maurice, la Namibie, le Rwanda, les Seychelles, le Swaziland, l’Ouganda.
La Zambie et le Zimbabwe. La zone Comesa regroupe une population totale de 340 millions d’habitants et a un produit intérieur brut total de 170 milliards US $ (le Pib par habitant moyen est de 690 US $). Le volume des transactions commerciales entre les pays membres de Comesa et le reste du monde atteint annuellement 60 milliards US $.
Les origines du Comesa remontent au milieu des années 60. Aprčs La vague d’indépendances, les pays africains s’accordčrent pour reconnaître la nécessite d’une coopération économique.
Plutôt que d’essayer de conclure immédiatement un accord régional panafricain, les Etats choisirent de promouvoir d’abord l’intégration économique sous-régionale. L’urgence de conclure des accords économiques régionaux se fit réellement sentir dans les années 70 : La coopération politique était inexistante en Afrique, les économies des pays de l’Afrique australe souffraient de la politique d’apartheid de l’Afrique du Sud et les pays africains étaient dépendants économiquement des pays industrialisés.
Dans les années 80, les Etats africains furent incités ŕ resserrer les liens de coopération ŕ l’intérieur des régions (Orientale, Australe, Centrale, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord). La coopération et l’harmonisation entre ces zones furent également encouragées de maničre ŕ pouvoir réaliser une Communauté économique africaine pour la fin du sičcle. Suivant la déclaration de Lusaka (1978), le traité sur l’établissement d’une Zone de commerce préférentielle fut signé le 21 décembre 1981 et entra en vigueur en 1982. La zone de commerce préférentielle était une étape vers l’établissement d’un marché commun.
Le traite établissant le marché commun de l’Afrique Orientale et Australe (Comesa) fut signé ŕ Kampala, Ouganda, par 20 Etats en novembre 1993 et ratifié au sommet de Lilongwe, Malawi, un an plus tard.
(FP)
Last edited: 07/05/2006 02:05:33