Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Kimbembe Mazunga a donné le coup d’envoi des travaux de réhabilitation de l’avenue Luambo Makiadi qui est fortement abimée. Le gouverneur a promis, il y a quelques jours, de s’occuper des travaux de la voirie urbaine car il en a les moyens
Dans son programme de la réhabilitation de la voirie urbaine, l’Hôtel de ville a procédé jeudi, le 19 janvier 2006, au lancement des travaux sur l’avenue Luambo Makiad, ex-avenue Bokassa. Kimbembe Mazunga, gouverneur de la ville de Kinshasa, a donné lui-męme le coup d’envoi des travaux qui seront exécutés par l’entreprise Safricas.
L’actuel locataire de l’avenue colonel Ebeya, il faut relever le défi de la réhabilitation de la voirie de Kinshasa. L’ouverture de ce chantier, a-t-il dit, prouve cette détermination. Les travaux sur l’ex-avenue Bokassa se font sur fonds propres de l’Hôtel de ville pour un montant total d’environ 2 millions 300 mille dollars. Cette somme est totalement versée ŕ l’entreprise Safricas. L’exécution commencée jeudi va durer deux mois tout au plus, selon l’ingénieur Jean-Pierre Mukuna, le conducteur des travaux de cette entreprise.
Trois tronçons d’une longueur de trois kilomčtres environ, sont concernés par la réhabilitation de cette grande avenue. Le premier tronçon va de Sendwe ŕ Dima, le second de Dima ŕ la rivičre Bitshakutshaku, et le troisičme, de cette rivičre au rond point Kin Mazičre. Il s’agit de retoucher totalement la chaussée sur l’ensemble de la longueur identifiée ci-haut : au niveau de la couche de fondation, la couche de base et la couche de roulement en plus de quelques travaux d’assainissement.
Le démarrage des travaux a suscité l’engouement de la population environnante, mais aussi ses critiques vis-ŕ-vis de l’entreprise Safricas dont l’exécution des travaux antérieurs sur la męme voie n’ont pas produit un résultat durable. « Il n’y a pas longtemps, la męme société a réhabilité cette avenue. Cette fois-ci nous ne voulons pas un travail superficiel », a déclaré un habitant de la commune de Barumbu. « Nous ne voulons plus du plâtrage, il faut bétonner la chaussée », a renchéri un autre s’adressant au gouverneur Kimbembe.
Les responsables de Safricas, ŕ leur tour, ont renvoyé la balle du côté de la population. Selon David Blattner, directeur général de cette entreprise, les routes réfectionnées ne durent pas longtemps parce que la population elle-męme participe ŕ leur destruction en jetant des immondices dans les caniveaux. Des lors que les voies de canalisation sont bouchées, l’eau stagne sur la chaussée et l’abîme. La solution consiste donc, estime la direction de Safricas, dans la sensibilisation de la population ŕ cet effet.
Les critiques formulées ŕ l’endroit de l’Hôtel de ville et surtout de son service des Voiries et drainage sans oublier aussi les entreprises chargées de la réhabilitation des routes de la capitale, fusent de partout. Elles sont l’expression des Kinois fatigues de voir leur chaussée se détériorer de plus en plus alors que les travaux effectués ne durent que trop peu de temps. D’oů la nécessité impérieuse d’un contrôle rigoureux qui doit laisser de la place ŕ la complaisance. Par ailleurs, certains observateurs estiment que le pont Bokassa sur cette męme route, au niveau de Funa, mérite également la réhabilitation, ou tout au moins son relčvement compte tenu de son niveau d’affaissement.
(FP)
Last edited: 07/05/2006 02:05:00