Les infirmiers de Kinshasa sont décidés d’entamer une grčve « totale et sčche » ŕ partir de ce vendredi 13 janvier 2006. Selon le Syndicat national des cadres et agents des services de santé « Syncass », cette grčve destinée ŕ l’obtention de la satisfaction des revendications des infirmiers et de leurs auxiliaires, est initialement prévue pour 15 jours, reconductibles le cas échéant
Les syndicats des professionnels de santé lancent, ce vendredi, une grčve dite « totale et sčche » dans tous les hôpitaux et services de santé de Kinshasa et comptent généraliser cette grčve dans toutes les provinces ŕ dater du 18 janvier prochain, pour 15 jours ouvrables, reconductibles en cas de non satisfaction des revendications des infirmiers et de leurs auxiliaires.
Cette information a été livrée par Mutamba Mpoyo-Tapoy, secrétaire général adjoint du SYNCASS (Syndicat national des cadres et agents des services de santé), au cours d’un point de presse tenu jeudi au sičge d’un syndicat de la santé (SOLISICO), ŕ Matonge, dans la commune de Kalamu.
M. Mutamba Mpoyo-Tapoy, secrétaire adjoint du SYNCASS ‘Syndicat national des cadres et agents du secteur de la santé et des services), au cous d’un sičge d’un syndicat de la santé (SOLSICO), ŕ Matonge, dans la commune de Kalamu.. Ces professionnels de Santé ont décidé d’organiser parallčlement d’autres actions susceptibles de contraindre la partie gouvernementale ŕ examiner en urgence le cahier des charges déposé depuis plusieurs mois auprčs du gouvernement.
Ils ont, ŕ cet effet, indiqué qu’ils prennent ŕ témoin les communautés nationale et internationale sur toutes les conséquences qui découleraient de cette grčve. Dans leur mémorandum remis ŕ la presse, ils résument en 23 points leurs principales revendications qui portent notamment sur la promulgation de la loi-cadre de la santé adoptée par le Parlement, le rétablissement des équivalences réglementaires entre professionnels de santé dans le paiement de la prime de risque ; le paiement des salaires des professionnels de santé sur troisičme palier du « barčme salarial de Mbudi », la prise en compte des grades spécifiques de ces professionnels ŕ la fin de leur carričre.
Ils réclament, en outre, une représentation équitable des professionnels de santé de toutes les catégories ŕ la tęte des institutions et systčmes de santé, estimant qu’ils sont exclus du sommet de la pyramide de prise des décisions.
Un appel a été lancé pour que tous les professionnels de santé de la capitale se retrouvent ce vendredi matin pour un sit-in dans l’enceinte du ministčre de la Santé.
LES INFIRMIERS DE KISANGANI EN GREVE APPELES A ORGANISER UN SERVICE MINIMUM
La grčve du personnel de santé de Kisangani qui a déjŕ fait beaucoup de victimes dont une femme morte derničrement au Centre de santé de Kabondo faute d’assistance appropriée en vue d’arręter une abondante hémorragie aprčs un accouchement, a été au centre d’une rencontre entre la délégation des infirmiers en grčve et le gouverneur de la province Orientale, Lola Kisanga qui a appelé ses interlocuteurs ŕ organiser un service minimum des soins de santé de peur de tomber sous le coup de grčve sauvage en séchant les formations médicales.
Le gouverneur Lola Kisanga qui a reconnu la pertinence de leurs revendications, en a par ailleurs appelé au sens patriotique des grévistes ŕ qui il a longuement expliqué les difficultés fonctionnelles du gouvernement de Transition en RDC au regard de la modicité de ses moyens financiers face aux problčmes immenses d’un pays aux dimensions continentales.
Aussi, en attendant l’entrée en vigueur du budget 2006 qui prend en compte notamment leurs préoccupations, l’autorité provinciale attend voir le professionnel de santé se conformer ŕ leur serment en lui rappelant sa qualité d’ambassadeur de Dieu dans les soins de santé aux malades pour la protection de la vie.
Last edited: 07/05/2006 02:03:54