Ce film projeté en avant premičre en 2005 ŕ la halle de la Gombe, a constitué un signal fort sur cette page sombre, oubliée dans l’histoire de la transition congolaise
« Un amour pendant la guerre », tel est le titre du nouveau film de Mme Osvalde Lewat-Hallade qui rapporte les méfaits des différends épisodes de guerres dans les provinces de l’Est de la Rdc. Un documentaire poignant, dramatique et sensationnel qui s’illustre en un devoir des mémoires ŕ préserver, de ces opprimés et oubliés de l’Est de la Rdc, plus de 3.500.000 personnes qui ont croisé la mort dans la fournaise de guerres.
Ce film, projeté derničrement en avant premier en 2005 ŕ la Halle de la Gombe, a constitué un signal fort sur cette page sombre, oubliée dans l’histoire de la transition congolaise. Cette projection n’a pas laissé le public indifférent. Certaines personnes n’ont pas hésité de faire couler les larmes.
Une injustice sociale, une violation de la quiétude de pauvres paysans qui ont vu la guerre traversée leurs champs de patates pour asseoir les appétits des politiques congolais, bombés dans leurs salons huppés. Couvert par un culte d’impunité, au lendemain de l’accord global et inclusif, les politiques sont dans les affaires, le pouvoir politique, alors que loin de Kinshasa, toujours dans la Rdc, les opprimés oubliés ruminent jusqu’ŕ ce jour les cicatrices atroces qui ont désorienté le cours normal de leurs vies.
Les témoignages de cauchemars de l’Est...
Des femmes violées par-lŕ, des couples disloqués par-ci, des époux terrassés dans la fournaise de la guerre, des déplacés et des déportés qui recommencent ŕ zéro leurs vies, un peu partout, c’est le prix qu’ont payé les populations congolaises de l’Est au lendemain des guerres.
Autour de ce récit poignant, l’auteur ramčne l’intrigue de son film autour d’un couple d’Aziza et Didier, au sens de l’amour et de fidélité de leur union dans la tourmente de la guerre. L’histoire d’un couple déchiré durant six ans par la guerre, départagé entre le souci de reconstituer une famille éloignée par 2000 Km.
Cette séparation est alourdie des souvenirs douloureux, Aziza, journaliste, est hantée par des souvenirs des horreurs qu’elle a vécues comme beaucoup d’autres femmes de l’Est de la Rdc et son bonheur, bien que fragile la culpabilise. Didier est bien sűr loin de yeux et prčs du cśur d’Aziza et de ses quatre enfants.
De la radio, Maendeleo, Aziza informe et appelle ŕ la protection des vulnérables ; les enfants et les femmes, ces cibles de prédilections pour les rebelles.
9000 cas de viols sur les femmes sont enregistrés parmi elles Feza : j’ai été emportée par des Interhamwe avec un groupe, d’autres amies. Isolées dans les montagnes oů nous servions ŕ leur sale besogne. J’ai été atrocement violée par le chef de la bande, témoigne la femme avant d’ajouter quelque temps aprčs une consultation médicale, elle était enceinte de son agresseur. Feza devenue mčre d’une ravissante fillette, elle s’attache ŕ la journaliste jusqu’au départ de celle-ci vers Kinshasa grâce ŕ un transfert de la Monuc.
Tant de récits poignants sont relaté dans ce documentaire balayant ŕ la fois viol, extorsion, tuerie des bandes armées. Telle est le témoignage de cette avocate servant dans les droits de l’homme qui condamne tout l’espace présidentiel qui cautionne l’impunité ! Aussi tenace en devoir de mémoire, Aziza est rentré sur le lieu de crimes pour immortaliser cette triste réalité ŕ travers ce film « un amour pendant la guerre ».
Last edited: 07/05/2006 02:03:33