Les problčmes dans les camps de brassage des éléments ex-combattants des anciens groupes des belligérants ont été au centre des préoccupations et de motivation de la visite éclair effectué au centre de Rumangabo par le chef d’état-major des Forces terrestres, le général-major Sylvain Buki accompagné par le commandant de la 8čme région militaire du Nord-Kivu
Le général-major, Sylvain Buki, chef d’état-major des forces terrestres des FARDC, a effectué une visite-éclair au camp de brassage de Rumangabo situé ŕ une cinquantaine de kilomčtres de Goma dans le territoire de Rutshuru. Le bref séjour ŕ Rumangabo du général-major Buki lui a permis de se rendre compte des conditions de vie des militaires internés dans ce camp pour ne pas vivre les difficultés du camp de brassage de Mushaki dont le programme initial de 45 jours est allé au-delŕ de 5 mois.
A l’issue de cette visite, le chef d’état-major des forces terrestres qu’accompagnait le commandant de la 8čme région militaire du Nord-Kivu, le général de brigade Gabriel Amisi Kumba, a encouragé les militaires internés qui ont accepté cette voie obligée pour faire désormais partie de la nouvelle armée républicaine et intégrée.
C’est de cette opération de brassage que proviendront les différentes unités des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a-t-il martelé, avant d’insister sur l’unité qui doit caractériser la nouvelle armée aprčs plusieurs années de guerre ŕ répétition étant donné qu’aujourd’hui on ne peut plus parler des armées, des entités, et composantes mais plutôt d’une seule et unique armée.
Accélérer le brassage de l’armée
Le brassage des Forces armées de la République démocratique du Congo nécessite un indispensable réajustement. Voire une accélération. Et pour cause. Les auteurs de l’Accord global et inclusif, cadre fondamental de l’ordre de la transition, avaient mis en exergue, la nécessité pour la Rdc de disposer d’une nouvelle armée nationale restructurée et intégrée.
Il s’agit lŕ d’un corps dont la réalisation passe par le brassage des groupes armés composites qui, par moment, ont eu ŕ écumer le territoire national. Débuté depuis la mise en train de la transition, ce travail se poursuit sans désemparer.
Considérée comme le socle du présent et du futur de l’Etat congolais, l’armée s’active ŕ répondre aux aspirations sécuritaires des populations congolaises ainsi qu’ŕ la défense de la souveraineté nationale. Des attributs récemment encore mis ŕ mal par des rébellions et l’occupation étrangčre des pans entiers du territoire national.
Pour ne pas retomber dans ces travers, le pays se forge une nouvelle armée ŕ la dimension de ses ambitions nationales, continentales et internationales. Ce qui explique le récent appel aux militaires non encore brassés de la garnison de Kinshasa ŕ rejoindre, au plus tard le 10 janvier 2006, des centres érigés ŕ cet effet, en tout cas, on est encore loin du bon compte lorsque l’on réalise que la nouvelle armée de la Rdc a besoin de dix-huit brigades brassées.
Quand on sait que l’atmosphčre politique est en train de s’assainir et l’horizon est ouvert pour la tenue des scrutins électoraux, l’urgence d’accélérer le brassage s’impose. Il y va de la sécurisation des opérations électorales, dans la mesure oů les prochaines élections générales sont appelées ŕ enterrer la vieille querelle de la légitimité du pouvoir. Chose possible dans l’hypothčse d’une organisation des élections réellement libres, démocratiques et indépendante. Ce qui est le vśu le plus ardent du peuple congolais.
Personne ne peut s’arroger la prérogative de lui confisquer ce droit inaliénable, celui de la liberté de l’élection. D’ailleurs, le seul qui fonde le pouvoir. Autant réactiver le brassage des forces armées de la Rdc.
Last edited: 07/05/2006 02:02:38