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Le ministčre de la Défense nationale annonce le démarrage de la deuxičme vague des opérations de brassage des éléments armés appelés ŕ constituer les forces de l’armée nationale congolaise réunifiée en indiquant les trois bases oů vont se dérouler les cycles de formation des soldats concernés ayant choisi de poursuivre ŕ servir sous le drapeau au lieu de retourner dans la vie civile

La premičre vague du brassage des forces armées de la République Démocratique du Congo a déjŕ sorti 6 brigades intégrées. La deuxičme vient de démarrer avec 2 Centres de brassage (Kitona et Rumangabo) déjŕ opérationnelles et un troisičme ŕ Nyaleke qui ouvre son cycle de formation la semaine prochaine. On note cependant que plusieurs éléments appartenant aux anciens belligérants choisissent plutôt la voie de la démobilisation, chose qui n’encourage pas les objectifs de réunir 4.500 hommes de troupes par centre de brassage et de recyclage. Pour sa part, le ministre Onusumba se déclare toujours déterminé ŕ former 18 brigades intégrées dans le délai, c’est-ŕ-dire, avant la tenue des élections.

Telles sont les conclusions de la réunion qui s’est tenue mardi dans la salle de réunion du Ministčre de la Défense Nationale, Démobilisation et Anciens Combattants sous la présidence du Vice-ministre en charge de l’intégration de l’armée, Bernard Mena Mboyo. Cette rencontre tenue en prélude de la prochaine grande commission mixte sur la réforme du secteur de sécurité, a réuni autour du Vice-ministre, les responsables des structures impliquées dans la formation de la nouvelle armée restructurée et intégrée, parmi lesquels celui de la Conader, celui de la SMI et le chef du centre de coordination des opérations conjointes (CCOC). Cette réunion a traité du déroulement des opérations conjointes et de la planification des mouvements vers les centres de brassage, de la démobilisation et prise en charge des démobilisés et de la coordination des activités entre la Conader et la structure militaire d’intégration.

S’agissant du tronc commun, Bernard Mena Mboyo et ses interlocuteurs ont insisté sur la nécessité de réussir le désarmement de tous les combattants avant leur passage dans les centres d’orientation et dans les centres de brassage et de recyclage. Le chef du centre de coordination des opérations conjointes, le colonel Unyem-Pewu Médard a, ŕ cette occasion, fustigé la non exécution correcte des clauses du contrat signé entre la Conader et le Pam comprenant le transport des candidats d’un centre ŕ un autre et vers les centres de brassage. Le Vice¬-ministre a chargé le CCOC de collecter toutes les questions qui se posent et qui seront soumis au PAM sous forme d’amendements. Le Coordonnateur de la Conader a précisé les conditions dans lesquelles le contrat du Pam avait été signé. Daniel Kawata a rappelé les exigences que la Conader avait posées au Pam pour le compte de la partie congolaise. Etant donné que ce contrat est contraignant, il a été résolu d’inclure toutes les revendications de la partie congolaise dans le prochain avenant.

Bernard Mena tape du poing sur la table

S’agissant du brassage, le Vice-ministre Mena Mboyo a tapé du poing sur la table au regard de la situation qu’il venait de vivre ŕ Mbandaka oů il a récemment séjourné en mission de travail. En effet, le Centre d’Orientation de Boyeka (ŕ Mbandaka) regorge de nouveaux candidats ŕ la démobilisation qui attendent de toucher leur filet de sécurité de 110$ USD avant de quitter le centre. Cette situation implique que le Centre d’Orientation ne peut ętre dégagé pour laisser place aux nouveaux candidats au brassage en provenance des Centres d’Orientation. Ces derniers attendent en effet la sortie du premier groupe pour gagner les C.O. Conséquence : beaucoup de centres de brassage souffrent de carence en effectifs. Entre-temps, des familles entičres passent la nuit ŕ la belle étoile ŕ l’aéroport de Mbandaka dans l’attente de leur évacuation. Instruction a été donnée ŕ la Conader pour que les éléments ne soient évacués des centres d’orientation que lorsque toutes les conditions et formalité de leur transport par voie aérienne sont remplies. Il vaut mieux garder les hommes dans les centres d’orientation pendant quelques 2 ŕ 3 jours supplémentaires ŕ la charge de la Conader plutôt que de les exposer aux intempéries ŕ l’attente d’un vol hypothétique, a martelé le Vice-ministre.

18 brigades d’ici avril 2006

Le responsable de la Structure militaire d’intégration a pour sa part fait état de la question en rapport avec le brassage et le recyclage de la troupe. Selon lui, aprčs les 6 premičres brigades d’infanterie intégrées déjŕ formées dans le cadre de la premičre vague, l’heure est maintenant ŕ la nouvelle série de brassage qui concerne pour le moment deux centres opérationnels ŕ Rumangabo et Kitona. Et d’ajouter qu’ŕ partir de la semaine prochaine, sera ouvert le centre de formation de Nyaleke. Le colonel Mbiato Konzoli a toutefois fait remarquer qu’il est actuellement difficile de réaliser l’effectif de 4.200 hommes par CBR comme initialement prévu pour cette deuxičme vague. Car, a-t-il déclaré, sur 100% des candidats enregistrés dans les centres d’orientation, plus de 60% optent pour la démobilisation. D’oů la nécessité d’actualiser le Plan Stratégique National pour l’intégration des Forces armées qui, estime-t-il, avait été élaboré sur base des données mal vérifiées sur le terrain.

Ce plan étant déjŕ dépassé en rapport avec le timing et puisque le pays est pressé pour former 18 brigades intégrées avant la tenue des élections, il s’avčre nécessaire d’alléger le processus en élaguant les activités non indispensables et de ne s’en tenir obligatoirement qu’aux problčmes des quotas par ex-composante et entité. Question de se rattraper dans le processus dans le temps qui reste. D’ici avril 2006, les 18 brigades doivent ętre brassées, recyclées, équipées et déployées. C’est un défi ŕ relever par le Gouvernement de transition, a indiqué le Vice-ministre Mena, lequel défi doit se réaliser ŕ travers le Ministčre de la défense. A ce stade, chacun avait eu mémoire les déclarations d’Adolphe Onusumba Yemba, ministre de la Défense : « La tâche est vraiment complexe, les difficultés sont énormes, mais tout le monde doit mettre la main ŕ la pâte pour la réussite du processus de formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée ».



Last edited: 07/05/2006 02:01:49

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