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Bonjour | 01/12/2008 18:53 | English Make DC Home page | RSS feed

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Une soudaine agitation soulčve les partisans affichés du Non au vote référendaire. Les concernés ont poussé le culot jusqu’ŕ entreprendre une démarche de requęte en annulation des résultats du scrutin référendaire auprčs de la Cour Supręme de justice dont les bureaux ont été pris d’assaut ŕ cet effet mardi par un groupe de partisans prétendant ętre réunis dans une plate-forme appelée Rassemblement pour le Non (Rpn).L’insolite requęte en annulation en question a été faite au nom des requérants par leur conseil, Me Delphin Banza Hangankolwa, avocat ŕ la Cour supręme de Justice, et met en cause la Commission électorale indépendante

Les résultats du référendum constitutionnel ont provoqué une peur panique dans le camp des clowns politiques. Dans la clownerie, on sait que qui rate réussit. Pour plaire au public, le clown, doit accumuler les ratés. C’est ainsi que le camp du boycott satisfaction dans son échec en trouvant des explications consolatrices dans l’interprétation erronée des faits, déclarations et gestes. On entend dire que clans le oui exprimé, il y aurait un oui sanction contre les institutions de la transition.

Cela veut dire qu’il y aurait des gens qui auraient voté pour oui parce qu’il était question de faire partir 1+4 suivant le mot d’ordre des membres de cette formule. Cela suffit pour que le camp du non et du boycott se proclame gagnants. Comme dit plus haut, dans l’univers des clowns cela s’explique. Mais la Rdc n’est pas une éternelle scčne de théâtre.

Les clowns n’ont qu’ŕ rejoindre les bouffons. Malheureusement, Gabriel Mokia et Théodore Ngoy n’ont męme pas leur place chez Esobe, Muyombe gauche et autres. Car, ils font de la comédie de mauvais goűt. Les Congolais ont besoin de divertissement certes, mais plus de lucidité et de sérieux. Il n’y a pas meilleure façon de se moquer des Congolais que de leur proposer le spectacle auquel les aventuriers politiques les soumettent. Quand on suit les arguments post-référendum des tenants du non ou du boycott, on comprend que leur objectif ce n’était pas d’amener les Congolais ŕ voter pour un oui ou pour un non, mais de se faire connaître ŕ travers la campagne référendaire.

Qui impose quoi ŕ qui ?

Un référendum, ŕ moins que les Mangobo politiques démontrent le contraire, a pour but de choisir entre le oui et le non. Pour que la population ait un choix, il faut qu’il y ait une Constitution et ŕ travers cette constitution, une contradiction ou des contradictions. Car, pour justifier le libre choix, il faut que les uns et les autres aient des reproches ou non ŕ faire ŕ cette constitution.

Il revient donc ŕ chaque camp de convaincre la population sur les vertus ou les défauts de cette constitution. Si avant d’aller au référendum on doit amender la constitution pour l’adapter aux exigences des uns et des autres, afin de contenter tout le monde, pourquoi alors irait-on encore au référendum ? Ce qui fait la valeur du référendum, c’est la contradiction. Si la contradiction disparaît, on crée le consensus. Le référendum dans ce cas devient une simple formalité, un plébiscite.

Ce n’est pas cela la démocratie que les Congolais recherchent. Le « référendum formalité » sur une constitution présentée préalablement comme acceptée par tout le peuple, on en avait connu sous le régime mobutien. Personne n’a le moindre envie d’y revenir. C’est pourtant ŕ cela que certains politiciens d’occasion comme Théodore Ngoy et Gabriel Mokia veulent nous ramener. Car, pour eux, il faut arranger la constitution contre l’avis de la population avait d’aller au référendum. Le mobutiste Mokia n’y comprend peut ętre rien.

Mais Théodore Ngoy sait ce qu’il fait et qu’il dit. Il ne peut pas d’un côté encourager le référendum et de l’autre exiger que le projet de constitution donne satisfaction ŕ tout le monde avant d’aller au référendum. S’il le fait, remuant ciel et terre, allant jusqu’ŕ se faire un syndrome de martyre, c’est parce qu’il veut en profiter pour se faire un nom en prévision de la campagne électorale. C’est tout simplement malhonnęte. On constate que dans leur prestation, Théodore Ngoy culpabilise ceux qui avaient voté pour le oui. Qui donc impose quoi ŕ qui ?

Le projet de constitution mal vulgarisé

Les arguments que le groupe de Théodore Ngoy développe sont enchevętrés dans un amalgame tel que l’on ne sait plus ce qu’ils veulent. Le parlement a adopté un projet de constitution. Les politiques responsables, des l’adoption de ce texte, dont ils devraient du reste avoir suivi l’adoption article par article au niveau d’abord du Sénat et ensuite de l’Assemblée nationale, s’en procurer et se presser de le vulgariser. Car, si les séances avaient été voulues publiques et en direct de la télévision nationale, c’est pour que la population découvre ce texte dčs son élaboration.

Si la population a des problčmes pour suivre les travaux du parlement, c’est qu’elle ne suit pas non plus les élucubrations de Théodore et compagnie. Mais on suppose que les leaders politiques, eux, avaient suivi. Il leur revenait donc de vulgariser ce projet de constitution, ne fűt-ce que pour faire passer leurs thčses et amener la population ŕ voter contre ce projet de constitution.

On a l’impression que ce pasteur (?) aurait voulu voir les dirigeants des institutions actuelles faire le travail de l’opposition. Aprčs le référendum, on comptabilise les oui et les non et rien de plus. Le oui veut dire acceptation de la constitution et le non son rejet. Si on a du respect pour la population, on doit respecter son choix quelles que soient les raisons qui l’ont poussée ŕ voter pour oui ou pour non. Ce que Théodore Ngoy fait, comme s’il ne trouvait pas comment entrer dans la campagne électorale, est tout simplement indigne d’un pasteur.

Voter oui pour mettre fin ŕ 1+4

Les partisans du oui dont beaucoup se recrutaient dans les rangs des dirigeants des institutions de la transition, c’est-ŕ-dire, membres de 1+4, ont fait comprendre ŕ la population qu’une bonne façon de mettre fin au systčme de transition ŕ travers 1+4, c’est de permettre d’aller vite aux élections en votant pour oui. Personne n’avait dit qu’aussitôt aprčs la publication des résultats du référendum, 1+4 disparaîtrait.

Et les Congolais qui ne sont pas tous des comédiens comme Théodore Ngoy, ne croyaient nullement que le référendum mettrait automatiquement fin ŕ 1+4. Maintenant que le oui est en voie de l’emporter, les Congolais attendent aller aux élections. Ce sont les élections qui mettront fin ŕ la transition. Encore une fois, le pasteur ( ?) a démontré qu’il n’a aucun respect pour cette population en démontrant qu’elle n’est pas en mesure de comprendre le processus dans lequel elle est engagée.

On voudrait bien voir Théodore Ngoy aux élections. On est sűr d’une chose qu’il n’aura męme pas les voix de sa propre famille qui ne croit pas ŕ ses clowneries.

On ne dit pas que le pasteur n’a pas le droit d’exprimer ses ambitions aprčs avoir vainement attendu qu’on lui offre un poste. Mais on constate seulement qu’il fait une trčs mauvaise lecture de l’espace politique et choisit une trčs mauvaise façon d’entrer dans le jeu. Les attaques personnelles ne servent jamais ceux qui en font leur arme de prédilection. Un conseil pratique. Théodore Ngoy doit réunir les arguments politiques pour confectionner sa campagne. Faire le voyou, le délinquant, c’est secouer le cocotier. Ce n’est pas chaque jour qu’on devient Mandela. Beaucoup ont fait des prisons et n’en ont jamais fait leur fortune politique. Quand on fait le voyou, on connaît les conséquences. Car, il n’y a pas de place ŕ la « voyoucratie » dans la société Congolaise.

(FP)



Last edited: 07/05/2006 02:01:44

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