Qu’est ce qui peut captiver lorsqu’on regarde une photographie ou un tableau ? Sűrement, les traits qui apparaissent comme une improvisation musicale, pas de reprise ni de retouche.... Ou peut-ętre les précisions et les émotions de l’śuvre. C’est l’śil que quiconque pourrait avoir pendant qu’il parcourt la salle de l’exposition du Centre Culturel Français (Ccf) oů se tient jusqu’au 5 janvier 2006, la présentation « Portraits et paysages » de Sylvie Mujinga.

Une trentaine de tableaux, présentés avec autant de sensibilité et de vérité, qu’ils donnent l’impression de la présence d’un modčle vivant. Comme il est souvent impossible de séparer la vision du dessinateur et sa personnalité, le style populaire de Sylvie, tantôt réaliste tantôt abstrait aux thčmes de la quotidienneté chargé d’un symbolisme féminin, est d’une grande variété chromatique. « Je dessine ce que je vois sans flatterie aucune et l’exprime avec beaucoup de force, dans le strict respect de la nature », avoue-t-elle.

Née d’un pčre ébéniste et d’une mčre potičre, elle a été marquée dčs son jeune âge par l’art. Pourtant aux humanités, elle a opté pour les études des belles lettres qu’elle ne terminera pas puisque la passion et l’amour de l’art enfouis en elle avait repris le dessus. Autodidacte, en 1986 Mujinga décide de se forger auprčs du peintre et batteur de cuivre Mwenze Mungolo, oů elle s’initie au dessin et au portrait. Aujourd’hui, avec ardeur, Sylvie explore la richesse de la peinture ŕ l’huile au pinceau et au couteau.

Avec ces deux techniques picturales, elle parvient ŕ créer la fascination, l’émotion qui traverse le filtre de la pensée et de la conscience... « que chacun de vous, ŕ travers ces différents tableaux, me porte chez lui ŕ la maison », vous prie-t-elle, comme pour dire simplement : N’hésitez pas, venez donc découvrir...