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Bonjour | 01/12/2008 18:47 | English Make DC Home page | RSS feed

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Un pan de voile vient d’ętre levé sur l’une des causes ŕ la base des difficultés récurrentes de la Compagnie Maritime du Congo (Cmdc). Des sources proches de cette entreprise publique, apprend-t-on, le nouveau comité de gestion a finalement découvert que son agent maritime, Marinvest, une entreprise belge, ne respecte pas les termes du contrat qui les lient dans leur partenariat

En effet, Marinvest qui a remplacé, en 2002, un autre agent maritime, ne révčle pas ces chiffres d’affaires mensuels et, surtout, ne rétrocčde pas, comme il se doit, sa quotité ŕ l’armateur officiel Congolais qu’est la Cmdc.

Et pourtant, Marinvest use ŕ sa guise le fonds de commerce de la Cdmc et réalise des bénéfices allant jusqu’ŕ 300 mille Euros sur chaque navire en lieu et place de la Cmdc. Plus pire encore, Marinvest, muette sur sa tenue des comptes, viole délibérément certaines dispositions du contrat. Dans une série des correspondances entre l’Administrateur - délégué général adjoint de la Cmdc, Jean-Marie Beya Kamba et le responsable de la société belge Marinvest, il apparaît visiblement, conclut-on, de guerre. Car, les deux partenaires n’arrivent pas ŕ accorder leurs violons du fait qu’il y a d’un côté un comité de gestion astreint ŕ remplir son contrat de performance avec le Gouvernement et payer réguličrement des agents, et de l’autre côté, un agent maritime qui ne fait pas attention au contrat fondateur de leur partenariat.

L’Adga de la Cmdc, Jean-Marie Beya Kimba s’adresse au partenaire belge visiblement emporté par la colčre en ceci que, apprend-on, il est inadmissible que la Cmdc soit en butte ŕ toutes sortes de difficultés ŕ cause d’autant de mauves foi de la part d’un partenaire avec lequel on est aux affaires sur base d’un contrat aux tenues mutuellement avantageux. A l’heure actuelle, il est indiqué ŕ la Cmdc que l’entreprise publique Congolaise entend, si tout n’est pas rectifié avec son actuel agent maritime qui a tout a fait failli au respect de sa part de contrat, « chercher et frapper ailleurs » afin de trouver « un autre partenaire crédible ».

Parmi les problčmes récurrents auxquels fait face la Cmdc, en bonne place vient le paiement des salaires des agents qui, ŕ ces jours, se situent ŕ quelques 33 mois d’arriérés de salaires. Cette situation crée un climat social délétčre au sein de cette entreprise, favorable aux suspicions, aux tiraillements et aux dénigrements du comité de gestion de cette entreprise qui n’a plus aucun navire en propre pour desservir l’important axe maritime Matadi-Anvers-Matadi.

Et pourtant, a affirmé l’Adga de la Cmdc Jean-Marie Beya Kamba, désigné par le comité de gestion et l’ensemble du personnel de cette entreprise dans ce bras de fer avec l’agent maritime Marinvest, si toutes les royalties étaient réguličrement versées, l’entreprise aurait un dépôt bancaire d’au moins 2 millions d’Euros nécessaires pour lui permettre d’obtenir un découvert bancaire espéré.

C’est ainsi qu’il est indiqué ŕ la Cmdc que le comportement néo-colonial du Marinvest doit profiter ŕ ceux qui ont, les premiers, négocié le contrat de partenariat qui conforte les responsables de cette entreprise belge ŕ ne pas tenir compte de ses engagements contractuels.

Ce comportement de Marinvest met ŕ nu, le peu d’intéręt et de sérieux que les différents partenaires – du moins, pas tous – des entreprises publiques congolaises mettent dans le respect de contrats.

Pour le cas de la Cmdc, il est de notoriété publique que cette entreprise est asphyxiée par les charges sociales notamment par les arriérés de salaires des agents et cadres.

En ces jours, indiquent certaines sources proches de cette entreprise publique, toutes les difficultés rencontrées seraient dues ŕ la félonie de Marinvest qui ne lui rétrocčde que quelque chose comme 4% mensuellement alors qu’elle exploite ŕ fond son fonds de commerce.

En clair, si la Cmdc arrive ŕ constituer un compte courant dans une banque sérieuse et crédible, elle pourra solliciter un crédit de 20 millions d’Euros aux fins d’acquérir un navire en propre et se libérer de la dépense stressante des agents maritimes.



Last edited: 07/05/2006 02:00:20

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