Les concertations amorcées au sičge de la Fec étant fructueuses la Rvf et les armateurs vont convoler en justes noces. La méfiance affichée jadis entre les deux partenaires appartiendra au passé
Les membres du Comité de gestion de la Régie des voies fluviales (Rvf) conduits par l’Adga Phukuta Nyundu et les opérateurs économiques du transport fluvial, avec ŕ leur tęte Didier Mukoma Mwenze, ont mis de l’eau dans leur vin lors de la rencontre de concertation du lundi 12 décembre dernier.
Cette rencontre qui s’est déroulée au sičge de la Fédération des entreprises du Congo (Fec), sous la supervision du conseiller juridique de la Fec, M. Jibikilayi, avait comme objectif principal, aplanir divergences sur les questions relatives ŕ l’exercice de leur métier respectif
Batterie de revendications
Il sied d’abord de rappeler que le comité professionnel des transporteurs fluviaux (Ctpf), par la bouche de leur président national, Didier Mukoma, a toujours chargé la Rvf de ne « pas convenablement s’acquitter de son devoir » : celui baliser le fleuve Congo et ses affluents.
Bien plus, les armateurs accusent aussi la Rvf d’avoir créer des barričres, surtout celle érigée ŕ Maluku et qui est au centre de critiques acerbes. Du fait que cette barričre est ŕ la base de diverses tracasseries. Tous les services, pourtant non reconnus y opéreraient. Les armateurs ont cité la Dgm, l’Anr, la Demiap, le Gssp, le service d’hygične, la Direction de la Marine, etc.
Lors de la rencontre de concertation de la Fec, les armateurs ont sorti une batterie de revendications. Dans le tas de revendications, Didier Mukoma a cité la régularisation des taux de la taxe suivie de sa révision ŕ la baisse en tenant compte « des réalités actuelles d’exploitation ». En clair, il s’agit ici, selon les armateurs, de voir la Rvf obtenir auprčs de la tutelle la signature d’un texte légal ou réglementation portant fixation des taux par voyage et non par trimestre.
Les armateurs exigeaient aussi de la Rvf la révision des factures des arriérés « en tenant compte de la période de balisage et non balisage, de la période d’immobilisation des unités et la capacité financičre des armateurs ainsi que des réalités socio-économiques actuelles ».
A côté des revendications, le Ctpf a aussi exhorté la Rvf de rendre « réellement » des prestations attendues par les armateurs en vertu du payement, « insuffisant » soit-il, de la taxe. Les armateurs ont aussi plaidé pour la suppression de la barričre de Maluku avec comme conséquence, le « retrait » des agents Rvf y affectés.
Eclaircissements
Répondant aux préoccupations des armateurs, la délégation de la Rvf a d’abord fait savoir aux armateurs qu’il est faux de prétendre qu’il existe une période oů il y a absence totale de balisage sur le fleuve, dans la mesure oů il y a deux types de balisage : le balisage fixe et le balisage mobile. Exercice auquel s’adonne réguličrement la Rvf, selon les moyens ŕ sa disposition, a-t-on dit.
La Rvf étant au service des armateurs, a-t-on ajouté, elle fait les balisages par objectifs des travaux. « Mais nous avons l’impression que les armateurs ne reconnaissent pas ce que nous faisons et les efforts entrepris », a insisté l’Adga Phukuta Nyundu.
En ce qui concerne la taxe de navigation qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, par la bouche du conseiller juridique de la Rvf, Eddy Kisili, les responsables de cette entreprise ont soutenu que cette taxe n’est » rémunératoire parce qu’elle n’est pas la contrepartie exacte des services rendus par la Rvf ». Autrement, le législateur n’aurait pas institué ŕ subvention d’équilibre.
Pour la Rvf, la taxe de navigation est un « forfait ŕ caractčre fiscal imposé aux propriétaires des unités fluviales qui exercent des activités lucratives sur les voles navigables intérieures ». Aussi, a-t-on éclaircit, il n’appartient « pas » ŕ la Rvf d’effacer les créances qu’elle détient sur les armateurs. Elle n’en a pas la compétence.
Voulant mettre fin ŕ ce sujet, l’Adga Phukuta Nyundu a insisté sur le fait que les armateurs « qui respectent la loi et qui s’acquittent réguličrement de la taxe ne posent pas le problčme d’effacement des créances. Quant ŕ la barričre de Maluku érigée par la Rvf, l’Adt Muongowa Shabahanga a précisé qu’il s’agit d’un poste de contrôle » et non d’une barričre.
A ce sujet, la Rvf y a place « deux » agents. S’il s’avčre qu’il y a une multitude de services qui y opčrent, cela ne relčve pas de l’initiative de la Rvf, a-t-on ajouté. Dans l’entre-temps, une mission sera effectuée ŕ Kisangani. Cette mission aura comme objectif, étudier le modalités d’installation d’un 2čme poste de contrôle sur le fleuve afin de rendre efficace le travail.
Au regard de préoccupations des uns et des autres, le trčs félin modérateur Jibikilayi de la Fec a proposé la mise sur pied d’une commission chargée d’élaborer des propositions concrčtes acceptées par tous. Cette commission instituée par la Fec et composée des représentants de la Rvf et ceux du Cptf travaillera sous la supervision du ministčre des Transports et Communications.
(FP)
Last edited: 07/05/2006 01:59:27