Emportés par les frappes cadencées des percussionnistes enthousiastes, les danseurs des Inattendus ont enchaîné des pas avec volonté et détermination
La journée du vendredi 9 décembre 2005 restera gravée dans la mémoire ŕ la fois des organisateurs de la foire scolaire de Kisenso et des participants. Mais aussi des visiteurs. Tard dans la soirée, la foire a commencé pendant que les exposants potentiels attendent que leur soient attribués des stands.
Bien avant, l’entrée du bureau du commissaire général de la foire, M. Crispin Longange est noire de monde. Tous veulent le rencontrer. « Nous sommes lŕ pour voir peut enfin avoir des stands », répondent Charlie Panela et Joël Kalala qui voudraient bien y exposer leurs marchandises pendant les quatre jours de ces festivités (du 9 et 12 décembre).
Une handicapée motrice, imperturbablement assise sur son tricycle, attend aussi l’attribution d’un espace pour exposer les bibelots, tableaux et autres objets d’art qu’elle confectionne. Ces potentiels exposants affirment pourtant avoir introduit leurs demandes depuis plus d’un mois. Sans suite favorable.
Certains, selon leurs propos, auraient męme réactualisé leurs dossiers. Jeudi 8 décembre 2005, vingt-quatre heures avant le lancement de la foire scolaire, ils n’étaient pas toujours en possession d’un espace viable pouvant leur permettre de faire la promotion leurs produits et leur savoir faire.
Pourtant, selon le commissaire général, Crispin Longange, le problčme, d’attribution des stands ne se pose vraiment pas. La quasi-totalité des stands sont déjŕ acquis. Le seul problčme provient du fait que les exposants n’ont pas encore occupé les espaces qui leur sont alloués. Pour les inciter ŕ occuper effectivement les stands, le commissaire de la foire a annoncé le jour męme de l’ouverture, d’une caravane, dont le point de départ et d’arrivée a été le site de la foire.
Dans les stands, ou du moins dans ce qui en a fait office, c’est plutôt une ambiance de chantier. Des ouvriers s’activent ŕ la construction des espaces d’exposition dans un Vacarme de coups de marteaux et de bruits de scies. Dans la cour, les agents d’entretien déambulent avec des brouettes pleines d’ordures. Le parc d’exposition fait encore sa toilette, l’insalubrité étant la chose la mieux partagée dans les différents bureaux.
Ici et lŕ vagabondent des silhouettes rallongés de jeunes filles en quęte d’emploi, męme si le bout du tunnel ne semble pas proche, les offres étant plutôt rares en ce lieu. Toutefois, les restauratrices et les tenants de bistrots ont envahi le site d’exposition de la foire scolaire. Ici, l’on rivalise d’imagination pour l’identification des stands.
Dans un coin consacré a la vente des boissons alcoolisées, on peut voir les maillots des vedettes du football. Le coin du plaisir est dénommé Shabani Nonda. A quelques encablures de ce coin, se trouve un autre, le fameux « point d’achčvement » des potentiels visiteurs de la foire de Brazzaville.
Last edited: 07/05/2006 01:59:21