Un percepteur a été tabassé ŕ mort la semaine derničre par cinq vendeuses du marché de la liberté ŕ Masina, pour avoir rempli son rôle de perception de la taxe journaličre. Une commerçante s’étant opposée ŕ cette taxe, avait engagé une discussion avec le percepteur. Une dispute s’est ensuite engagée et les sśurs de la commerçante sont venues ŕ son aide et ont battu le pauvre percepteur ŕ mort
Un brave percepteur du marché de la liberté de Masina repose maintenant ŕ la morgue pour avoir voulu remplir son devoir. Passé ŕ tabac la semaine derničre par cinq mastodontes qui refusaient de payer la taxe journaličre, le pauvre a rendu l’âme ŕ l’hôpital Roi Baudouin 1er de 48 heures aprčs son hospitalisation.
Cette matinée-lŕ, ce percepteur accomplissait son rite de tous les jours. Passant d’une table ŕ une autre, il jetait un ticket sur l’étalage ou dans la bassine de la vendeuse qui devait s’acquitter journellement du droit du marché fixé ŕ 100 Fc. Comme dans tous les marchés kinois, certaines vendeuses lui souriaient, en le priant de repasser, d’autres l’apostrophaient avec des mots durs. Et il y en avait qui s’acquittaient sur le champ.
Arrivé ŕ l’une des tables, la vendeuse engage avec lui une vive discussion qui se transforme aussitôt en dispute. Cette derničre alerte ses cinq sśurs qui vendent dans le męme marché et la dispute dégénčre en bagarre.
Seul contre les cinq femmes, le percepteur est fort malmené, une véritable pluie de coups d’abat sur lui. Ce qui fait la joie des autres vendeuses friandes de ce genre de spectacle. Surtout qu’ici, c’est le sexe faible qui l’emportait sur un male arrogant.
Encouragées par leurs copines qui les acclamaient et criaient ŕ tue-tęte, ces femmes s’en sont donc données ŕ cśur joie sur le percepteur qui ne parvenait plus ŕ parer tons les coups. Le poste de police du marché ne pouvait męme pas intervenir.
O sacrilčge ! l’une de ces panthčres - certainement inspirée par Lucifer - s’agrippe avec avidité au « saint des saints ». Elle tient, non seulement le sexe de l’homme, mais aussi les testicules. Bien que l’homme soit déjŕ ŕ sa merci, elle durcit son étreinte et tire de toute sa force. L’homme laisse échapper un cri de douleur. Ses yeux sont révulsés et il est envahi de spasmes.
Comprenant, le mal qu’elle venait de commettre, la dame lâche prise. L’homme est emmené d’urgence au pavillon des soins intensifs de l’hôpital Roi Baudouin. La police du marché se réveille enfin et met les cinq femmes au cachot. 48 heures aprčs, ces femmes sont relâchées aprčs avoir payé des amendes transactionnelles au commandant de la place qui venait de faire lŕ une belle affaire.
Mais ces femmes ŕ peine parties, les responsables du marché reçoivent la mauvaise nouvelle : leur victime venait de décéder ŕ l’hôpital suite au calvaire qu’il avait subi. Depuis ce jour-lŕ, les cinq femmes sont introuvables. Elles ont déserté le marché.