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Bonjour | 01/12/2008 17:20 | English Make DC Home page | RSS feed

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La tension monte entre le gouvernement et le secteur privé. Le ministre des Finances, Marco Banguli, a décidé dčs son arrivée de surseoir ŕ tout paiement de la dette intérieure

Alors que le rčglement de la dette intérieure ne s’effectue suivant les procédures de la chaîne de la dépense publique, le ministre des Finances, Marco Banguli, a décidé dčs son arrivée de surseoir ŕ tout paiement de la dette intérieure. Dans le monde des affaires, cette décision, suicidaire pour le secteur privé, ternit plus qu’avant les relations plus que fragiles qui le lient ŕ l’Etat congolais.

En effet, le remplaçant de André-Philippe Futa - celui-lŕ męme qui a eu ŕ piloter les âpres négociations ayant abouti ŕ un modus vivendi entre le gouvernement et les opérateurs économiques ŕ la tęte du ministčre des Finances sur la question de la dette intérieure - ŕ savoir, Marco Banguli, a décidé dčs son arrivée ŕ la tęte du ministre des Finances d’interrompre toute procédure de liquidation de la dette intérieure pour des mobiles non autrement identifiés.

Selon certaines sources, le ministre des Finances serait guidé par son souci de maîtriser avant tout les mécanismes mis en place par la Commission de la dette publique intérieure (Cdpi), structure technique du ministčre des Finances qui assure la supervision de ses opérations. Cependant, cette assertion ne fait plus l’unanimité au sein des entrepreneurs du secteur privé qui, indiquent-ils, ont dű sacrifier une partie de leurs créances envers l’Etat pour lui permettre d’apurer la dette intérieure. En plus, fustigent-ils, le paiement de la dette intérieure est effectué grâce ŕ un appui budgétaire de la Banque mondiale et ne se fait pas suivant les procédures prévues dans la chaîne de la dépense publique. A leur avis, toute suspension unilatérale du paiement de la dette intérieure, comme c’est le cas actuellement, ne fera qu’envenimer les relations déjŕ malsaines entre le gouvernement et le secteur privé.

Au sujet de la dette intérieure, il faut rappeler que la Cdpi a été mise en place pour entre autres examiner les dossiers certifiés par l’Office de gestion de la dette publique (Ogedep), aprčs confirmation par le consultant international recruté par le gouvernement de transition, aprčs avis de la Banque mondiale. Créée par le décret n°04/016 du 26 janvier 2004, elle a reçu la mission d’assister le gouvernement dans la définition des modalités pratiques pour assurer efficacement le service de la dette publique intérieure. A ce titre, elle a été chargée de proposer des mesures de restructuration de la dette publique intérieure ; proposer des stratégies et programmes pour la résorption de la dette publique intérieure ; assurer l’évaluation du processus du rčglement de la dette publique intérieure.

La tension monte

Comme on le voit le dossier de la dette intérieure a été autant une préoccupation pour le gouvernement de transition que pour la Banque mondiale qui a consacré prčs de 42,5 millions Usd pour aider la Rdc ŕ se libérer d’une partie de sa dette intérieure. Car, pour la Banque mondiale, le rčglement de la dette intérieure devait ŕ voir un effet détonateur dans la promotion du secteur privé qui fait d’ailleurs l’objet du Projet compétitivité et développement du secteur privé, placé sous la coordination du Comité de la réforme des entreprises publiques (Copirep). L’interruption brutale des opérations de paiement de la dette intérieure par le ministre Banguli n’est pas de nature ŕ faciliter les bonnes relations qui doivent caractériser le partenariat public-privé dans l’effort de la relance de l’appareil économique national. Déjŕ, des sources concordantes annoncent une série de manifestations dans les rangs des opérateurs économiques qui se sentent profondément lésés par la décision unilatérale du ministre. L’on annonce ŕ ce sujet l’organisation dans les tout prochains jours d’un sit-in au ministčre des Finances pour réclamer la reprise du paiement de la dette intérieure.

Pourvu que la voix du monde des affaires soit attendue par l’actuel locataire du tour de verre du boulevard du 30 juin qui, ŕ part sa coloration politique, est compté parmi les membres actifs de la Fédération des entreprises du Congo.



Last edited: 07/05/2006 01:58:36

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