Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 01/12/2008 18:02 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Nous Femmes entrepreneuses du Congo regroupées au sein de notre association dénommée AFEC, déclarons ce qui suit :

L’Association des Femmes Entrepreneuses du Congo est une Organisation Non Gouvernementale ŕ caractčre apolitique. Elle s’occupe plus de la défense des droits de l’homme en procurant du travail et ŕ manger aux plus démunis et aussi en leur apprennant un métier et en défendant leurs droits au sein de la communauté.

Qu’avons nous remarqué ?

Notre travail relčve pratiquement du bénévolat. Malgré les sacrifices consentis pour le développement de notre Pays, nous nous rendons compte que nous sommes matraquées par ci par lŕ. Raison pour laquelle nous lançons cette pétition.

En effet,

- Nous ne fonctionnons pratiquement suite ŕ l’insécurité,

- Nos biens ont été et continuent ŕ ętre pillés.

- Nous avons été victimes et continuons ŕ subir les cas des viols et autres tortures physiques et morales.

- Nous avons été et continuons ŕ ętre victime des destructions barbares de nos activités et autres maisons d’habitation.

- Nous avons perdu et continuons ŕ perdre nos membres qui nous sont chers ainsi que leurs enfants innocents. Citons ici le cas des : Mesdames Matabaro Germaine alors Présidente, Nsimire Marie Thérčse alors Chargée des Relations Publiques, Masirika Madeleine, alors Trésoričre, Nabuchi, Buhendwa, Ndagano, etc… alors membres. Toutes ces personnes n’ont pas quitté la région de leur propre gré mais ont été mises dans des conditions d’insécurité par des menaces de mort et ont décidé de nous quitter craignant pour leur vie.

- Nous sommes donc torturées, violées et tuées

- Nos enfants sont torturés, violés et tués, Nos maris sont aussi torturés et tués,

- Les enfants de nos soeurs en fuite sont męme poursuivis et torturés dans leurs cachettes, surtout les filles qui se voient systématiquement violées quelque soit leur âge. Ces enfants sont torturés et mis en insécurité pour le seul motif qu’ils doivent indiquer l’endroit oů sont cachés leurs parents. Ces enfants subissent une quadruple tromatisme : la perte de leurs parents et de leurs biens, la vie dans des villages en cachette et dans des trčs mauvaises conditions, la torture physique et morale de la société dans laquelle ils vivent, la non scolarisation compromettant ŕ jamais leur avenir. Citons les enfants de nos soeurs Nsimire, Matabaro, Masirika, etc…..

Que faisons nous actuellement ?

Pour des raisons de sécurité, nous nous réunissons en cachette. Nous ne savons pas poursuivre nos activités en public de peur de perdre nos vies, celle de nos maris et de nos enfants. Nous sommes obligés de rester dans la clandestinité d’autant plus que l’autorité locale a suspendu nos activités.

La plupart de nous autres qui n’ont pas réussi ŕ quitter le Pays avons déserté nos maisons pour nous réfugier ailleurs afin de ne pas nous faire tuer par des escadrons de la mort.

Nos protégés constitués des hommes, des femmes et des enfants les plus démunis sont aussi abandonnés ŕ leur triste sort surtout que nous ne savons plus les protéger et les assister étant donné que nous męme, nous sommes victimes des tracasseries et matraquages avec toutes les conséquences que cela implique. Le fait de vivre dans la clandestinité sous embargo de nos activités, nous entraîne ŕ une mort lente mais certaine. Nos protégés, n’en parlons pas. Avec leurs enfants qui ne mangent plus et qui ne vont plus ŕ l’école, nous assistons ŕ des enterrements presque tous les jours car ils ne font que mourir en cascade. Le nombre d’ enfants de la rue a aussi augmenté du fait de ne plus ętre encadrés, ce qui augmente encore l’insécurité au sein de la population.

Que réclamons nous ?

Nous voulons la paix. Non seulement pour notre association, mais pour l’ensemble de la Région car toute la population est pratiquement en insécurité. Nous voulons travailler tranquillement. Qu’on nous laisse libre reprendre nos activités tant de l’ONG que nos travaux quotidiennes . Qu’on cesse de nous tuer et de nous violer dans nos propres maisons .

Qu’on nous permette de paraître en Public afin de contribuer au développement de notre Pays. Qu’on nous laisse nous réunir tranquillement sans ętre menacées et torturées pendant nos réunions . Qu’on nous laisse poursuivre la protection des plus démunis de la société en leur procurant du travail, ŕ manger et en leur apprenant un métier et surtout en défendant leur droit dans la communauté. Comme vous le savez, les démunis ne savent pas exprimer leur préoccupation qu’ ŕ travers des personnes de bonne volonté qui acceptent de s’occuper d’eux. Bref, qu’on lčve la mesure de suspension de nos activités et qu’on nous protčge car nous avons aussi droit ŕ la protection.

Ainsi fait ŕ Bukavu, le 1er Octobre 2005.

Pour le 45 mamans membres de l’AFEC

Madame Bahizire Alphonsine Madame BARUME JOSEPHINE

Vice Présidente a.i. Présidente a.i.

Tel 00243 998660036



Last edited: 07/05/2006 01:58:04

Related Articles

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067