Depuis belle lurette, Aimé Kayoka, nouveau directeur du Jardin zoologique de la ville de Kinshasa a instauré le systčme des travaux collectifs de Salongo pour maintenir le Jardin zoologique de la métropole Congolaise dans un état impeccable de propreté. Le personnel affecté au Jardin zoologique de Kinshasa balaie chaque matin la cour du Jardin zoologique de Kinshasa et ramasse feuilles et papiers.

Chaque lundi, mercredi et vendredi de la semaine, l’équipe du Zoo de Kinshasa effectue ce travail pendant deux heures du temps avant d’exécuter le travail pour lequel elle est engagée. Le mardi et jeudi, le personnel du Jardin zoologique, réalise ce travail pendant une heure du temps avant de s’engager ŕ leurs occupations quotidiennes.

Les gens qui effectuent ce dernier temps un tour de ce côté ont constaté un réel changement, mieux, ont remarqué que le Jardin zoologique de Kinshasa fait actuellement peau neuve. Toutes ses allées sont trčs propres. Les herbes sauvages sont coupées réguličrement et les cages sont balayées chaque jour.

Les efforts déployés par le directeur Aimé Kayoka, visant ŕ maintenir le Jardin zoologique de Kinshasa dans un état de propreté, ont payé.

Flatté par la propreté du Jardin zoologique de Kinshasa, le général Liwanga, chef d’Etat-major général honoraire des Fardc, y a octroyé, vendredi dernier, un important don. Il s’agit de deux chimpanzés mangabey, de deux pythons et d’un crocodile nain. A son tour, M. Mangalibi a offert gracieusement au Zoo de Kinshasa un couple de servals et cinq couples d’inséparables : une sorte d’oiseaux sauvages de petite taille, semblables aux perroquets.

D’autre part, avec ses moyens de bord provenant de la seule vente des billets d’entrée, le directeur du Jardin zoologique de Kinshasa a acheté des marabouts, des écureuils, des chimpanzés et des tortues marines pour renforcer les effectifs des pensionnaires de ce jardin.

Les soldats de la Monuc parmi les visiteurs potentiels

Aussi curieux que cela puisse paraître, les soldats de la Mission de l’Onu en République démocratique du Congo (Monuc) sont parmi les visiteurs potentiels du Jardin zoologique de Kinshasa. En tenue civile, les militaires de la Monuc passent en équipe au Jardin zoologique de Kinshasa. Ils payent convenablement leurs billets d’entrée. Sans problčme.

Hormis les soldats de la Monuc, les élčves et les étudiants organisent réguličrement des visites guidées au Jardin zoologique de Kinshasa. Ils payent la moitié du billet soit 100 francs Congolais, en lieu et place de 200 franc Congolais, en lieu et place de 200 franc Congolaise.

Quelques expatries foulent également timidement journellement le sol du Jardin zoologique de Kinshasa. Le directeur du Jardin zoologique de Kinshasa, qui, depuis un certain temps, ne reçoit plus de frais de fonctionnement, éprouve de sérieuses difficultés. Outre la réhabilitation du Jardin zoologique de Kinshasa ŕ fond, il faut 4.700 dollars américains par mois pour nourrir convenablement tous ses pensionnaires.

Sans frais de fonctionnement, le directeur Aimé Kayoka a du pain sur la planche. Il n’a les yeux tournés que sur les maigres recettes des billets d’entrée, les Congolais n’ayant pas la culture de sponsoriser les animaux.

Le directeur Aimé Kayoka a lancé un véritable cri d’alarme en direction du gouvernement de transition et des hommes de bonne volonté. Pour le gouvernement, il lui a demandé de revenir ŕ ses anciennes habitudes, en réinstaurant les frais de mission au comité de gestion du Jardin zoologique de Kinshasa et aux hommes d’affaires de bonne volonté, ayant un penchant pour la nature (faune et flore d’aider le Jardin zoologique de Kinshasa). Car, a dit le directeur Aimé Kayoka, de par le monde, les jardins zoologiques vivent du sponsoring. De cette maničre, le Jardin zoologique de Kinshasa mettra un terme ŕ l’image de parent pauvre qu’il affiche présentement.

(FP)