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Le droit de péage sur le tronçon routier Kinshasa -Matadi de la nationale numéro un devra générer au minimum huit millions Usd par an

Le droit de péage sur le tronçon routier Kinshasa-Matadi de la nationale numéro un devra générer au minimum huit millions Usd par an. Cette estimation prévisionnelle émane de la haute direction de l’Office des routes, selon une source proche de cette entreprise publique de l’Etat citée par l’Acp.

Selon la męme source, les recettes générées par ce droit seront consacrées ŕ l’entretien de ce tronçon routier, ŕ la réhabilitation de quelques routes sélectionnées ainsi qu’ŕ l’aménagement des bureaux devant abriter le comité provincial de péage. Concernant la création de ce comité. Il nous revient que des experts de l’Office des routes ont participé ŕ l’élaboration du projet d’arręté portant sa mise en place.

L’expérience du droit de péage a déjŕ été appliquée par la męme entreprise dans la province du Katanga sur le tronçon Lubumbashi-Kasumbalesa qui boucle en fait la nationale numéro un. Mais la source n’a pas indiqué la hauteur des recettes réalisées sur cette route.

Pour le tronçon Kinshasa-Matadi, le ministčre des Travaux publics et Infrastructures a chargé l’entreprise privée EG Malta-Forrest pour exécuter le programme initié par le comité de péage provincial. Mais le paiement des travaux devra se faire aprčs certification par l’Office des routes. L’entreprise EG Malta Forrest a été désigné pour les travaux de réparation et d’entretien de ce tronçon.

Selon César Tsasa di Ntumba, gouverneur de la province du B as-Congo, le choix porte sur EG Malta Forrest a été dicté non pas seulement par la longue expérience que cette société a ŕ son actif dans la construction des infrastructures routičres mais aussi parce que le comité provincial d’adjudication a requis une note favorable aprčs examen de son dossier.

Le droit de péage a été fixé selon que le véhicule est un poids lourds, un bus ou un poids léger. Il a été fixé sur base du taux de 470 francs congolais pour un dollar américain. Ce taux est révisable chaque semestre en fonction de l’évolution des paramčtres économiques. Signalions par ailleurs que certains véhicules sont exemptés de ce péage.

C’est notamment les véhicules officiels, diplomatiques, de la coopération bilatérale et multilatérale et ceux ayant l’immatriculation Sta. De męme, les véhicules de l’armée et de la police, des entreprises attributaires de travaux routiers et de toute autre entreprise de génie civil ayant une activité directe sur cette route ou encore les ambulances, les corbillards et assimilés, les cyclomoteurs et les vélos.

Divergence autour du coűt du péage

Le péage sur la nationale n°1 est au centre d’un grand débat dans la province du Bas-Congo, a indiqué Radio Okapi sur son site Web. Le coűt élevé de ce péage irrite les usagers avant męme son entrée en vigueur. Ces derniers jugent le montant exigé ŕ l’entrée de deux postes de Mpozo et de Kasangulu trčs exorbitant, rapporte radiookapi.net

Outre les 100.000 francs ŕ verser pour la route MatadiKinshasa, les véhicules en provenance de Boma devront payer 24.000 Fc au pont Maréchal Mobutu avant d’entrer ŕ Matadi. Soit un total de 124.000 Fc, l’équivalent de plus de 200 Usd. Par conséquent, les commerçants craignent une augmentation des prix de produits sur le marché. D’oů ils sollicitent une réduction des frais de péage.

Une autre préoccupation concerne la répartition de ces frais. 70% reviennent ŕ Malta Forrest, entreprise chargée de l’entretien de la nationale numéro 1,20% au gouvernorat de province et 10% aux frais de fonctionnement.

Déjŕ, la direction provinciale de la Fédération des entreprises du Congo (Fec/Bas-Congo), boude cette clé de répartition. Elle soutient que cette route est réhabilitée jusqu’en 2007 par la Banque mondiale. Par conséquent, aucune entreprise n’a le droit de percevoir des taxes, affirme-t-elle.

Pour le conseiller technique du gouverneur du Bas-Congo, un arręté du ministre des Transports et Communications instituant le péage existe bel et bien en Rdc. Cette pratique existe au Katanga, a-t-il souligné. Michel Maduka a déclaré enfin que cet argent va servir ŕ la réhabilitation des axes routiers.

Pour rappel, il y a lieu de souligner que c’est en juin dernier que le ministre des Tpi, José Makila Sumanda, a présidé en son cabinet de travail une réunion interministérielle avec différents partenaires sociaux en vue d’étudier les modalités pratiques de la mise en śuvre du systčme de péage sur la route Kinshasa-Matadi. Au terme de leurs discussions, une commission ad hoc a été mise en place afin d’approfondir toutes les questions soulevées par différentes parties, notamment celles liées au fonctionnement, ŕ l’organisation de la structure qui devra piloter la collecte du péage. Cette commission devrait comprendre les représentants des ministčres des Tpi et des Transports et Communications, de la Fec, de l’Office des routes.

Adhérant ŕ la question soulevée par le gouvernement, l’ex-administrateur délégué de la Fec, Jean Bamanisa, a, au nom des opérateurs économiques, plaidé en faveur de la création d’une société d’économie mixte chargée de la gestion du fonds d’entretien routier. Selon lui, ce Fonds devrait avoir le statut d’une structure autonome du gouvernement de maničre ŕ ce que les sommes collectées par le péage servent réellement au financement des travaux d’entretien des infrastructures routičres. Par ailleurs, il a assuré le gouvernement de la disponibilité de la Fec ŕ mobiliser tous ses membres en vue de soutenir cette initiative.

A noter que la Banque mondiale, principal bailleur de fonds de différents programmes de reconstruction et de réhabilitation en Rdc ŕ côté de l’Union européenne, n’a pas prévu dans les lignes de crédit accordées ŕ la Rdc, un volet consacré ŕ l’entretien des infrastructures réhabilitées.

La tâche revenait donc au gouvernement d’associer divers utilisateurs de ces infrastructures pour étudier des voies et moyens ŕ actionner en vue de générer des fonds d’entretien.



Last edited: 07/05/2006 01:54:02

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