La paix n’est pas tout ŕ fait revenue dans les esprits des commerçants du marché central de Kinshasa dont la réhabilitation avec la construction des magasins dans son enceinte, pourra leur faire perdre leurs étals et aussi amoindrira considérablement leurs activités. Le Gouverneur de la Ville qui les avait apaisés et invités au calme en leur promettant d’examiner cette situation s’est retranché actuellement dans un silence de tombeau
Le projet de réhabilitation du Marché central de Kinshasa va bientôt se réaliser. L’entreprise SAFRICOM a, en effet, annoncé qu’elle va consentir une somme de dix millions de dollars américains pour financer les travaux y afférents.
Selon le vice-gouverneur de la ville en charge de la Reconstruction et du développement, ce financement s’inscrit dans le cadre d’un contrat conclu entre l’Hôtel de ville et l’entreprise SAFRICOM. M. Benoît Binda Malonda Phumu a indiqué que l’entrepreneur rentrera en possession du capital de son investissement grâce aux frais de location des magasins pavillonnaires qui seront construits autour du marché. Le remboursement ne pourra excéder une période de vingt ans.
Car, conformément ŕ ces clauses, le contrat prévoit la construction de quatre-vingt dix-neuf magasins sur base d’un plan bien élabore. Les travaux dont le début était prévu au mois de juillet de l’année en cours seront exécutés pendant une période allant de six mois a deux ans.
Le vice gouverneur Benoît Binda a également indiqué que l’apport du capital privé dans la modernisation du Marché central était nécessaire dans la mesure oů l’Etat ne dispose pas, ŕ l’heure actuelle, de capitaux frais. Ce, s’il faut tenir compte des tâches ŕ remplir, ŕ savoir la réfection et l’assainissement des pavillons, le renouvellement des étagčres, mais aussi l’aménagement d’un parking payant autour du site.
Le suspense
Cette initiative a créé le suspens au sein de l’opinion. En effet, d’aucuns attendent les réactions des commerçants Congolais prestant au Marché central. Ces derniers avaient déclaré au gouverneur de la ville qu’ils n’admettraient pas la construction des magasins autour de ce lieu des négoces.
A leur avis, les clients préféraient s’approvisionner dans ces magasins oů les prix des marchandises vendues en gros et en détail généralement par des entreprises expatries battent toute concurrence et cela contribuerait ŕ leur paupérisation. M. Jean Kim bunda Mudikela, qui les avait appelés au calme avant de leur promettre d’examiner leur préoccupation, s’est aujourd’hui éclipsé dans un silence surprenant.
Une chose est vraie : les vendeurs Congolais sont hors course, car il s’agit réellement d’une vente ŕ titre précaire. Seuls les opérateurs économiques a importants capitaux sauront acquérir des magasins dont le loyer a toujours été exorbitant.
(FP)
Last edited: 07/05/2006 01:53:57